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Chroniques CDs

Melun Is Not Dead

No, Melun is not Dead ! Au contraire, il y a de quoi faire trembler des murs, réveiller certains cadavres, et horrifier certaines oreilles trop chastes persuadé que la France est un pays de variété (ce qui n’est pas si faux, mais ce n’est pas le sujet ici). En effet, cette compilation a pour but de faire connaître certains jeunes talents que l’on n’entendra pas sur les grandes radios. Une initiative plus politique, financée par certains organismes officiels de Seine et Marne, pour des musiques pas toujours politiquement correctes. Ce disque, offert pour l’achat de l’un des albums extrait sur ce CD, offre donc un panorama très large de ce qu’on peut entendre à Melun et alentours. Donc choisissez vos salles de concert, il y a de tout, du métal trash au Reggae en passant par le rap, des guitares douces aux plus agressives, des voix mélodiques aux supers hurlantes.

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Scary Mansion

Scary Mansion et sa chanteuse Leah Haynes sont de retour. Personnellement, j’annonce tout de suite la couleur, sans cacher mon jeu, et en misant tout mon tapis, c’est ma découverte de 2009 ! C’est le disque qui m’a le plus fait craquer de cette année. Tout est dit ! Emotions et pop rock se marient pour notre plus grand plaisir. Mais la palme revient surtout à une interprétation parfaite de titres assez classiques. Les critiques sont unanimes, et je surenchéris, c’est tout simplement un très bon disque ! L’ouverture "No Law", après son ding dong de hall de gare et ses larsens de guitare, donne un parfum assez rétro par des sonorités synthétiques sur les guitares saturées, évoquant la pop psychédélique anglaise par les intonations mélodique du clavier et sa sonorité très kitsch. C’est d’ailleurs la seule chanson ayant cette sonorité. Les titres s’enchainent sans temps mort, toujours au top musicalement. On est souvent plus proche de la pop ("Over The Weekend" par exemple) que du véritable rock, mais ca balance ! Les titres n’ont rien de révolutionnaires, ni coté compositions, ni cotés arrangements. On reste dans le connu. Mais soyons franc, c’est super bien fait. Chaque titre se distingue du précédant. A tel point que dès que ce disque se termine, on en redemande et on le réécoute. Les titres restent très courts, et sont tous dans le format radio des trois minutes. C’est parfois assez flagrant, surtout quand l’album ne dépasse que les 30 minutes ! C’est un peu dommage, un solo aurait été bienvenu à ces moments ou les chansons s’arrêtent, en nous laissant parfois sur notre faim. Plusieurs magnifiques ballades comme "Mighty", ou des passages plus calme, comme l’introduction de "Fatal Flaw", démontrent la véritable force musicale de Leah Haynes. Avec sa voix douce, fragile, légèrement cassé, et tout en retenue, elle livre une émotion sincère et intense, presque à nous tirer des larmes. Avec sa voix évoquant par moment Dolores O'Riordan des Cramberries, elle séduit. Il n’y a pas d’autres mots. Aucun débordement, de surinterprétation, sa simplicité nous émeut. Et quand il s’agit de faire du rock, la encore, sans surenchère, sans hurler, elle continue à rester musicale, toujours juste dans son interprétation. Cette qualité suffit pour me faire adorer ce disque. Oui, il n’a rien de révolutionnaire, mais une telle interprétation, toujours simple et sans surenchère d’effets, nous ferait adorer "La Danse Des Canards"… J’exagère, je sais, mais je serais presque prêt à tenir le pari !

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The Besnard Lakes

Après le remarqué The Besnard Lakes Are the Dark Horse, paru en 2007, qui les vit collaborer avec des membres de Stars, The Dears, Godspeed You! Black Emperor et Silver Mt. Zion, The Bernard Lakes nous revient aujourd’hui avec un troisième album toujours marqué par le shoegazing et la pop classieuse des, au hasard, Beach Boys.

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Tindersticks

Tindersticks, tiens tiens. Une grosse discographie, des dizaines de collaborations, mais un nom que l'on doit toujours expliciter d'un "mais oui, tu sais le groupe culte de Nottingham". Bref, nouvel album qui ne laisse pas notre rédacteur de marbre. Au contraire.

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Adam Green

Qui aurait donné cher de la peau d’Adam Green après l'éclatement des Moldy Peaches ? Bien sûr, à l’écoute de certaines de ses productions solo, l’image de l’icône de l’anti-folk américain tend à s’évanouir pour ne voir rester que celle d’un membre plutôt discret de « la collection de mini rock-stars » actuelle, dixit Stéphane Deschamps (Inrocks). Pourtant, le New-Yorkais nous livre là son 6ème album, ce n’est pas rien : et si son fameux FRIENDS OF MINE, sa bombe de l’an 2003, reste indétrônable, ce MINOR LOVE fait bien vite oublier le pernicieux SIXES & SEVEN (2008) aux goûts soul plus que louches.

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Fucked Up

Fini la rigolade, Fucked Up revient pour foutre un énorme coup de pied dans la fourmilière musicale et pour nous faire décrocher un peu de tout ce qu’on impose en matière de rock. Car à l’heure où les Grammy Awards récompensent les pires artistes de l’année, il est bon temps de se raccrocher à des valeurs sures et d’arrêter d’avaler les conneries qu’on nous inflige à longueur de journée.

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Hazy Malaze

Hazy Malaze est avant tout le projet, le groupe d’un homme : Neal Casal. Passionné par la musique américaine dans sa pure tradition rock, celle qui s’influence du blues, de la country et de la soul, celle qui suinte une Amérique farouche, celle qui respire l’air sec des grandes étendues. Enfant, Casal traverse les Etats-Unis, balloté par le divorce de ses parents. A la manière d’un Jack Kerouac, la route a façonné la personnalité du jeune homme. A 13 ans les Rolling Stones entrent dans sa vie par l’intermédiaire d’EXILE ON THE MAIN STREET. Dès lors c’est irréversible, il sait qu’il sera chanteur.

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Thee Silver Mt. Zion

Tout débute un peu comme une BO de Deadman de Neil Young, quelques notes de gratte erratiques avant qu'un violon mélancolique vienne rejoindre le chant sur cette longue dérive hasardeuse qu'est "There Is Light". Un violon ? Que dis-je ? Très vite c'est un ensemble de cordes qui viennent épauler le chanteur qui a l'air bien à la peine pour rester juste, comme sur tout le reste de l'album; il ne quitte ni la cuisine dans laquelle la voix semble avoir été enregistrée, ni, surtout, le fil du rasoir sur lequel il pose continuellement sa voix désespérée. Lo-fi épique ? Après tout pourquoi pas, on n'est plus à un sous genre prêt dans le rock. Estimant sans doute que la fin du morceau risquait fort de dérailler sérieusement s'ils ne trouvaient pas un subterfuge à ce chant peu agréable, nos amis décident d'ajouter quelques choeurs féminins; malheureusement, le tout fait plus cache misère qu'autre chose car notre homme y tient, il braillera comme un ado devant la glace de sa salle de bain sur du Tokio Hotel jusqu'à épuisement du long quart d'heure que fait le morceau.

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The Black Box Revelation

Les habitués des clubs locaux se souviennent sans doute du groupe belge The Black Box Revelation. Leur premier album sorti en 2008 SET YOUR HEAD ON FIRE leur avait permis de se faire un nom et de se faire la main lors de la tournée. Quelques dates en Suisse et un concert au Paléo 2009 avaient laissé une excellente impression pour un si jeune groupe. Un succès assez fulgurant pour ce duo, qui a vite accompagné en tournée de grands noms, notamment l’année dernière les Eagles of Death Metal. Le succès fut tel, que des concerts à New York et Los Angeles furent programmés. Rien que ça !

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Heavy Trash

Après deux ans d’attente, Heavy Trash sort son troisième album. Préparez-vous à vous prendre une grande claque qui vous laissera déboussolés et heureux. Matt Verta-Ray et Jon Spencer, créateurs de cette bête sauvage rockabilly, enchaînent les disques comme une bande d’accros aux jeux sous speed s’exciteraient au Jenga : carré et droit au départ, avec une base stable, ils enlèvent des pièces. Le tout tangue, ça les fait flipper, ils croient, ils parient que tout va s’écrouler, ils en chient dans leur froc. Mais Jon Spencer ne tombe pas. Il bouscule et pousse et nous entraîne dans une chute inéluctable qui ne vient pas, comme une moto dans un virage serré, qui penche de plus en plus mais finit par vous emporter en douceur vers le virage suivant. C’est à ce niveau que se situent les chefs d’œuvre de Jon Spencer. Peut-être qu’on n’en est pas encore là avec ce troisième album. Pas encore mais pas loin.

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