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Chroniques CDs

Darker My Love

Copain des Black Angels, jeune groupe sombrement psychédélique variante shoegaze, le second album de Darker My Love excite l’attention à la lecture d’une rapide description wikipédienne. Après un premier album homonyme passé incognito dans les bacs en 2006, la bande de L.A débarque avec ses gros sabots pour un second album beaucoup plus tape-à-l’œil, mais sommairement intitulé 2. Une écoute et le jugement tombe aussi sec : des ricains qui pompent Oasis…étonnant. L’intro stadium de "Northern Soul", premier titre de la galette, aurait déjà du nous mettre sur la piste. On a beau chercher l’encrage soi-disant psychédélique, on se casse les dents sur un essai brit pop basé sur la répétition maladive de jérémiades pop indigestes qui nous font alors plus pencher du côté de Keane que des lads de Manchester ("Two Ways Out" en tête de liste). La faute à la voix de Tim Presley peut-être, qui opte souvent pour des décrochages vocaux qui prennent le large dans les aigus. N’est pas Craig Nicholls qui veut. Et comme les instruments s’effacent derrière la voix après chaque intro, l’excitation retombe aussi sec. Tant de légèreté, mais pourquoi ? On trouve pourtant dans les rangs Andy Granelli de The Distillers…

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Mink Deville

Le chanteur Willy DeVille est mort le 7 août dernier, des suites d’une hépatite C et d’un cancer du pancréas. Notre érudit Crocodile Duffy lui rend hommage avec une spéciale "Déchronologie". Les 99% du public qui

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The Pussywarmers

Est-ce que c’est un gag ? D’accord, le label du Révérend Beat-Man a toujours été trash, ironique, bruitiste, je-m’en-foutiste, marrant, etc. Mais là… c’est comme si le label ressortait du fond du tiroir tous ceux qu’il n’avait pas eu le courage de signer deux ans plus tôt. Allez, ne soyons pas élitistes. Dernièrement, j’ai reçu Mama Rosin. Je n’ai pas eu le courage de chroniquer cet album cajun rock, limite folklore créole. Ici, la force du groupe réside dans les cuivres et l’accordéon. Est-ce que cette originalité est suffisante pour sortir un album ? Probablement pas. Mis à part la deuxième plage, "Dead", original, criard mais pas énervant, avec du xylophone, le reste ? L’intro "Bonjour Madame" ? Le titre se veut burlesque : il est merdique. "I Saw The Devil" pourrait être la B.O. de Laurel & Hardy – mis à part les paroles, ça va de soi. "The Devil’s Carillon" est un interlude inutile qui a pour fonction le remplissage. Même chose pour "Summertime" : il fallait montrer qu’on possède un lap steel aussi (sorte de guitare qui se joue à plat et qui sonne autrement mieux jouée par n’importe qui plutôt que par Ben Harper). Allez, on en saute quelques-uns (y compris "Dounats", ballade country de l’Arkansas profond, MAIS… chantée en allemand). "C’era Una Volta" commence en cacophonie pour se transformer en chant pour enfant. Et y a pas à dire : une chanson en italien fera toujours penser à Laura Pausini ou Eros Ramazzotti. Peut-être est-ce extrémiste de penser ainsi, mais le vieux con que je suis pense que le rock est fait pour être chanté en anglais. Vous connaissez de bons groupes de rock chantant en français ? Non (Indochine n’entre pas dans la catégorie des bons groupes). Noir Désir ? A la rigueur. C’est l’exception qui confirme la règle dira-t-on. Bref.

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Phantogram

Ca y est, c’est parti, on ne parle déjà plus que de cela dans les médias culturels : la rentrée littéraire 2009 s’annonce morose et assez peu excitante. Et la rentrée rock alors ? Eh bien disons qu’elle débute plutôt pas mal grâce à Phantogram. Honnêtement, de Phantogram, on ne sait pas grand-chose de plus que ce que la maison de disques veut bien nous en dire : il s’agit d’un duo originaire du nord de l’Amérique constitué d’un homme, style gentil bobo barbu nommé Josh Carter, et d’une femme genre très jolie (pas bimbo pour deux sous, mais Dieu merci il n’est pas nécessaire d’être bimbo pour être jolie), Sarah Barthel. Et ce EYELID MOVIES qui nous intéresse ici est leur tout premier album. Voilà.

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Elbow

Il y a parfois de drôles de retournements de situation. La rédaction de Lords of Rock avait laissé filer entre ses mains le bel album de Elbow sorti l’an passé, THE SELDOM SEEN KID, pourtant classé à la cinquième place en Grande Bretagne lors de sa sortie. Oui, mais sauf que les charts, on s’en fiche parfois à Lords of Rock, au point de zapper des albums importants – le flux incessant des sorties n’aidant pas, si excuse il y a. Pour se faire un peu pardonner, parce que sur ce coup là on se sentait aussi un peu con, on avait modestement classé l’album d’Elbow parmi les incontournables de 2008. Comme la nature fait bien les choses, tout comme la BBC d’ailleurs, cette dernière a proposé à Elbow de jouer les 12 titres de THE SELDOM SEEN KID live et ainsi nous permettre de nous rattraper totalement. Et parce que nos brillants collègues britanniques savent de quoi ils parlent et savent ce qui est important ou non, ils ont entouré le groupe de Guy Garvey avec le BBC Concert Orchestra et l’orchestre de chambre Chantage et ont réussi à faire se déplacer tout ce petit monde à Abbey Road, le studio des studios de Liverpool.

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Arctic Monkeys

Enfin nous y sommes. Le troisième album des Arctic Monkeys nous a enfin été délivré dans notre boîte aux lettes. On s’attendait à du spécial, on n’a pas été déçu.

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Wilco

C’est triste à dire mais Wilco est l’un des secrets les mieux gardés du rock de ces vingt dernières années. Pourtant ce n’est pas le succès qui leur manque chez eux aux Etats-Unis où ce nouvel album, leur septième, sorti là-bas au tout début de l’été, est rentré directement à la quatrième place des charts. Ce n’est sûrement pas non plus le talent qui leur fait défaut, n’importe quel ado des années 90 (ou 2000) ayant passé des après-midi entiers à écouter ces formidables chefs-d’œuvre que sont (notamment) BEING THERE (1996) et SUMMERTEETH (1999) peut en témoigner. Alors quoi, que manque-t-il à Wilco pour devenir une référence absolue et incontestable du rock actuel ? Le glamour ? Les sorties en boîte avec des top modèles ? Les pseudo-scandales organisés par l’attachée de presse pour le plus grand bonheur des tabloïds ? Les virements bancaires pour pouvoir faire la couv’ du NME ou de Rock&Folk ? Allez savoir…

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Edward Sharpe & The MZ

On nous demande d’encenser un album sur la base d’une copie promo de 3 plages seulement tirées de l’album à paraître tout soudain. Bien. Soyons objectifs et penchons-nous seulement sur ces 3 titres, à savoir « 40 Day Dream », « Jaglin » et « Carries On ». Les Zéros Magnétiques sont tout sauf des zéros. Un peu des Walkabouts en moins 80’s, quant au Sharpe, il est une espèce d’Anton Newcombe en moins con. Le tout assez hippie nouvelle génération, vas-y qu’on se tient la main et qu’on danse en cercle pendant que le soleil se couche. Mais tout ça n’est pas dérangeant. Car le tout est tellement… tellement simple, tellement naturel ! Il n’y a rien à comparer musicalement avec Oasis, mais disons que dans la démarche, l’un comme l’autre ne font pas de prouesses mais tous deux arrivent à choper LA mélodie qui tue, si simple, si parfaite. Et l’on se dit, la guitare sur les cuisses, dans sa chambre « Mais pourquoi JE n’y ai pas pensé avant ? » Il y a un côté Spiritualized aussi, voire Arcad Fire au niveau des mélodies (votre serviteur aime le name dropping vous dites-vous). Donc en résumé, du songwriting, du pur, du vrai ! Avec des chœurs, du piano, des introductions qui invitent à écouter le reste ! Enfin ! Il est dit sur la pochette qu’il arrive souvent que, en concert, les fans soient euphoriques et ne puissent retenir leurs larmes. Sans penser une seule seconde que c’est la règle, on veut bien croire, à l’écoute des 3 morceaux précités, que les gigs doivent être forts, prenants. Si le reste de l’album est du même acabit, il est de ceux que l’on découvre en fin de saison et qui aident à passer tout l’hiver !

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Nouvelle Vague

En voilà une bonne surprise ! Nouvelle Vague est de retour pour son troisième album, intitulé en toute simplicité 3. Nouvelle Vague est un projet musical crée par Marc Collin et Olivier Libaux. Les deux musiciens s’entourent de différentes chanteuses et reprennent des morceaux à leur sauce. A la base, le groupe reprenait des chansons de la période New Wave (nouvelle vague donc) en version Bossa Nova (nouvelle vague donc) mais maintenant le répertoire et les genres proposés sont un peu plus larges que précédemment. Parmi les chanteuses présentes on retrouve la charmante Mélanie Pain qui est une habituée de la maison ainsi que la Brésilienne Eloisia, l’australienne Nadeah Miranda et bien d’autres. Quelques chanteurs apparaissent aussi, mais l’album reste très féminin dans son ensemble. Féminin et très sensuel. Un vrai régal. Sur le lot de reprises il y a du bon, du très bon et de l’excellent. Et ça c’est une bonne nouvelle.

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Julian Plenti

(Il s’agit en fait de Paul Banks, le chanteur d’Interpol). Voilà c’est dit. Eh oui, la nouvelle est tombée alors qu’Interpol s’apprête justement à entrer en studio pour enregistrer son quatrième album. Il y a ici lieu de se remémorer que si l’homme a décidé de faire quelque chose en solo, c’est JUSTEMENT pour ne pas sonner comme son groupe habituel. Plus calmes, les titres ne se laissent pas adopter facilement (« All The Fun That We Have » somme toute très simple dans sa conception, commence doucement, même avec ses guitares saturées, pour finir sur des sonorités rythmées et appuyées, mais à aucun moment une mélodie à chanter sous la douche ou quoi que ce soit). « Games For Days » est lui aussi saccadé, avec une voix douce au timbre moins grave qu’à son habitude. Déroutés dites-vous ? Julian Plenti est en fait le nom de jeunesse avec lequel Paul Banks a débuté, il y a de cela maintenant quelques années. Incapable de vous dire si oui ou non cet album reflète le genre que pratiquait l’homme en son temps, voire même s’il s’agit-là de compositions ressorties du fond de son armoire, nous sommes ici en mesure d’affirmer qu’il y a un côté lo-fi manifeste, genre bricolage musical californien (« Madrid Song »). « Unwind » quant à lui est sûrement le morceau qui ressort le plus de l’album, de par son relief musical – au début en tout cas, car il s’écrase après 1’30’’ pour reprendre vers 2’45’’… longue dérive qui ne mène pas très loin, il faut bien le dire. Rien ici n’a grand-chose à voir avec ce qu’on connaît du blondinet. Même s’il y a de bons moments et de bonnes idées, que l’album est bien ficelé et ne part pas dans tous les sens, il est difficile de se sortir de la tête qu’il s’agit ici d’un concept-album, voire d’un album solo libérateur mais pas forcément destiné à se vendre à la pelle. « Mmmoui… Intéressant… Continuez… Parlez-moi de votre mère… » pourraient être les mots de l’auditeur.

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