mardi , 17 septembre 2019
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Chroniques CDs

Telekinesis

Il y a depuis (presque) toujours une vraie tradition de la power pop à l’américaine, mettons de Big Star à Ben Folds Five en passant par Cheap Trick, les Posies ou même Weezer dans ses moments les moins ‘metal’. C’est dans cette prestigieuse lignée que s’inscrit Michael Benjamin Lerner, l’homme qui se cache à lui tout seul derrière le pseudonyme collectif de Telekinesis. Dans ses clips, Michael Benjamin Lerner a une bonne tronche de geek (ce genre de mecs qui passent leur vie chez eux derrière leur ordinateur et qui n’ont généralement jamais approché une fille à moins de 4 mètres). En tout cas ce qui est certain, c’est que pendant ses longues nuits passées à jouer à World of Warcraft, il a dû écouter beaucoup de musique. Une telle maîtrise de l’écriture, de la mélodie, de l’arrangement, ça ne tombe sûrement pas du ciel. L’album commence avec une jolie petite ballade mélancolique et acoustique, "Rust", et enchaîne avec l’excellent "Coast of Carolina", qui débute lui aussi avec une petite guitare sèche visiblement enregistrée au fond du garage et qui voit débouler de grosses décharges électriques sur le refrain. Placé derrière, le frénétique "Tokyo" poursuit dans la même veine ‘power pop ensoleillée et ultra mélodique’. Les guitares électriques sont toujours présentes sur "Look To The East", peut-être le meilleur morceau du disque, tandis que "Awkward Kisser" est, lui, basé sur un accompagnement au piano et débouche sur un surprenant refrain haut perché, et que "Foreign Room" reprend le schéma ‘intro cool et acoustique / électricité énervée ensuite’.

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The XX

C’est toujours la même histoire : comment certains disques voient-ils la lumière du grand jour ? L’album des XX est une énigme. « The XX déclare la seconde guerre froide au rock » déclare-t-on dans Voxpop. Cet album serait le manifeste des gens abattus, un vrai disque de new-wave, à des années lumières des exercices de reproduction d’Interpol et compagnie. Soit, ce

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Nosfell

Quelqu’un d’entre vous parle-t-il le Klokobetz ? Non ? Dommage, vous n’allez alors pas comprendre les textes et les messages de Nosfell qui utilise cette langue pour accompagner sa musique. Il a lui-même inventé cette langue qui proviendrait de la lointaine planète Klokochazia. D’entrée de jeu, vous conviendrez de l’originalité du musicien français. Cette langue qu’il mélange à l’anglais où l’on retrouve quelques sonorités françaises, allemandes et orientales lui offre une liberté d’expression sans fin. Il peut se laisser aller à des délires vocaux les plus fous et ainsi s’éclater sans limites. Ne croyez pas non plus que l’artiste se moque de vous en chantant n’importe quoi, toutes les paroles sont écrites d’abord en français avant qu’il les traduise en Klokobetz. Ce n’est pas de l’impro, ni du yoghourt, mais bel est bien du Klokobetz ! En écoutant l’album, Nosfell nous invite à le suivre dans son long périple mélodieux jusque sur Klokochazia, accrochez-vous au tapis, nous décollons.

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Portugal. The Man

Portugal. The Man, ou un nom propice à des élucubrations fumeuses conséquence d'une idolâtrie pour David Bowie.

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Isis

Le Isis des vieilles années est bel et bien révolu. De toute façon, les fans de la première heure ne s’attendent plus à un retour aux sources. Le groupe américain a toujours été en constante évolution et ils nous le prouvent une fois de plus avec leur dernier opus WAVERING RADIANT. Si l’on pouvait classer les premiers albums dans le sludge metal ou dans le post hardcore, nous sommes actuellement dans un registre plus progressif, classifiable dans du post-rock. De toute façon, à quoi bon se prendre la tête pour savoir dans quelle catégorie les classer ? Isis a toujours eu son propre style et son évolution si particulière en fait un groupe assez unique. La force et la qualité de WAVERING RADIANT reste l’évolution mélodique des morceaux. Bien qu’ils soient relativement longs, les titres ne sont pas ennuyeux et proposent toutes sortes d’atmosphères. Les guitares sont moins tranchantes que par le passé et la voix d’Aaron Turner alterne toujours entre voix claires et voix dites gutturales. Les fans du début regretteront sans doute que ces voix graves sont de moins en moins présentes, mais il faut l’admette, le style progressif proposé s’accorde plutôt bien avec les voix claires. Encore que le mélange des 2 voix reste quelque chose d’intéressant dans ces styles toujours sombres.

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Darker My Love

Copain des Black Angels, jeune groupe sombrement psychédélique variante shoegaze, le second album de Darker My Love excite l’attention à la lecture d’une rapide description wikipédienne. Après un premier album homonyme passé incognito dans les bacs en 2006, la bande de L.A débarque avec ses gros sabots pour un second album beaucoup plus tape-à-l’œil, mais sommairement intitulé 2. Une écoute et le jugement tombe aussi sec : des ricains qui pompent Oasis…étonnant. L’intro stadium de "Northern Soul", premier titre de la galette, aurait déjà du nous mettre sur la piste. On a beau chercher l’encrage soi-disant psychédélique, on se casse les dents sur un essai brit pop basé sur la répétition maladive de jérémiades pop indigestes qui nous font alors plus pencher du côté de Keane que des lads de Manchester ("Two Ways Out" en tête de liste). La faute à la voix de Tim Presley peut-être, qui opte souvent pour des décrochages vocaux qui prennent le large dans les aigus. N’est pas Craig Nicholls qui veut. Et comme les instruments s’effacent derrière la voix après chaque intro, l’excitation retombe aussi sec. Tant de légèreté, mais pourquoi ? On trouve pourtant dans les rangs Andy Granelli de The Distillers…

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Mink Deville

Le chanteur Willy DeVille est mort le 7 août dernier, des suites d’une hépatite C et d’un cancer du pancréas. Notre érudit Crocodile Duffy lui rend hommage avec une spéciale "Déchronologie". Les 99% du public qui

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The Pussywarmers

Est-ce que c’est un gag ? D’accord, le label du Révérend Beat-Man a toujours été trash, ironique, bruitiste, je-m’en-foutiste, marrant, etc. Mais là… c’est comme si le label ressortait du fond du tiroir tous ceux qu’il n’avait pas eu le courage de signer deux ans plus tôt. Allez, ne soyons pas élitistes. Dernièrement, j’ai reçu Mama Rosin. Je n’ai pas eu le courage de chroniquer cet album cajun rock, limite folklore créole. Ici, la force du groupe réside dans les cuivres et l’accordéon. Est-ce que cette originalité est suffisante pour sortir un album ? Probablement pas. Mis à part la deuxième plage, "Dead", original, criard mais pas énervant, avec du xylophone, le reste ? L’intro "Bonjour Madame" ? Le titre se veut burlesque : il est merdique. "I Saw The Devil" pourrait être la B.O. de Laurel & Hardy – mis à part les paroles, ça va de soi. "The Devil’s Carillon" est un interlude inutile qui a pour fonction le remplissage. Même chose pour "Summertime" : il fallait montrer qu’on possède un lap steel aussi (sorte de guitare qui se joue à plat et qui sonne autrement mieux jouée par n’importe qui plutôt que par Ben Harper). Allez, on en saute quelques-uns (y compris "Dounats", ballade country de l’Arkansas profond, MAIS… chantée en allemand). "C’era Una Volta" commence en cacophonie pour se transformer en chant pour enfant. Et y a pas à dire : une chanson en italien fera toujours penser à Laura Pausini ou Eros Ramazzotti. Peut-être est-ce extrémiste de penser ainsi, mais le vieux con que je suis pense que le rock est fait pour être chanté en anglais. Vous connaissez de bons groupes de rock chantant en français ? Non (Indochine n’entre pas dans la catégorie des bons groupes). Noir Désir ? A la rigueur. C’est l’exception qui confirme la règle dira-t-on. Bref.

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Phantogram

Ca y est, c’est parti, on ne parle déjà plus que de cela dans les médias culturels : la rentrée littéraire 2009 s’annonce morose et assez peu excitante. Et la rentrée rock alors ? Eh bien disons qu’elle débute plutôt pas mal grâce à Phantogram. Honnêtement, de Phantogram, on ne sait pas grand-chose de plus que ce que la maison de disques veut bien nous en dire : il s’agit d’un duo originaire du nord de l’Amérique constitué d’un homme, style gentil bobo barbu nommé Josh Carter, et d’une femme genre très jolie (pas bimbo pour deux sous, mais Dieu merci il n’est pas nécessaire d’être bimbo pour être jolie), Sarah Barthel. Et ce EYELID MOVIES qui nous intéresse ici est leur tout premier album. Voilà.

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Elbow

Il y a parfois de drôles de retournements de situation. La rédaction de Lords of Rock avait laissé filer entre ses mains le bel album de Elbow sorti l’an passé, THE SELDOM SEEN KID, pourtant classé à la cinquième place en Grande Bretagne lors de sa sortie. Oui, mais sauf que les charts, on s’en fiche parfois à Lords of Rock, au point de zapper des albums importants – le flux incessant des sorties n’aidant pas, si excuse il y a. Pour se faire un peu pardonner, parce que sur ce coup là on se sentait aussi un peu con, on avait modestement classé l’album d’Elbow parmi les incontournables de 2008. Comme la nature fait bien les choses, tout comme la BBC d’ailleurs, cette dernière a proposé à Elbow de jouer les 12 titres de THE SELDOM SEEN KID live et ainsi nous permettre de nous rattraper totalement. Et parce que nos brillants collègues britanniques savent de quoi ils parlent et savent ce qui est important ou non, ils ont entouré le groupe de Guy Garvey avec le BBC Concert Orchestra et l’orchestre de chambre Chantage et ont réussi à faire se déplacer tout ce petit monde à Abbey Road, le studio des studios de Liverpool.

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