Vous êtes ici : Accueil » Chroniques CDs (page 161)

Archives de catégorie : Chroniques CDs

Souscrire au flux

Magnolia Electric Co.

Il y a du vécu dans cette musique et dans cette voix. Magnolia Electric Co. est le groupe. Jason Molina la voix. JOSEPHINE est le troisième album d’une troupe portée autour de ce folkeux avec lequel il n’est pas vraiment facile de s’y retrouver. Jason Molina, de Lorain, Ohio, a d’abord été bassiste dans des groupes de heavy metal avant d’entamer une carrière solo. En 1996, il fonde Song : Ohia, groupe à taille variable autour de lui-même et écrira sept albums en sept ans d’activité. En 2000, Song : Ohia sortira pas moins de trois disques dans la même année ! Très rapidement, Molina sera fidèle au label Secretly Canadian (Antony and the Johnsons, Foreign Born, I Love You But I've Chosen Darkness et encore d’autres groupes merveilleusement indie). Il collaborera aussi de nombreuses fois avec l’infatigable producteur et, accessoirement, membre de Shellac, le grand Steve Albini (Nirvana, Pixies, Manic Street Preachers). Voilà pour la situation de Magnolia Electric Co. Petit historique indispensable, car le groupe gagne à être connu. Lire la suite »

Expatriate

On a souvent parlé du rock indie en ces lignes, parfois pour en dire du bien, parfois du mal. A tort ou à raison jugeront certains. Cette fois-ci nous décidons d’en dire du bien, ce qui plaira à ceux d’entre vous qui vont entrer en 1ère année d’école d’art. Ici et parce que le lectorat aime la comparaison facile, Expatriate fait penser à The Appleseed Cast. Forte personnalité à l’appui, les quatre Australiens sont passé par cette bonne vieille Europe et par les routes US et leur musique s’en ressent : ils savent ce qu’ils font et où ils vont. HOME est un EP 4 titres haut en couleurs. Il y a d’abord "Gotta Get Home". On est tout de suite transporté dans un pays imaginaire, des landes, le vide, le désert, des collines rugueuses comme à l’intérieur de la pochette, et tout ceci à toute vitesse, comme un film super 8, à l’apparence rugueuse lui-aussi, passé en accéléré. Mais l’auditeur est bercé, il voyage, son cœur est balancé par une rythmique quasiment constante. "Blackbird" illustre probablement le mieux la pochette: des collines de soie (probablement un drapeau?) car le contenant, éphémère, glisse délicatement sur nos tympans tandis que le contenu fait penser à l’intérieur de la pochette, mentionné plus haut : construit de guitares tranchantes, acérées, d’une frappe sûre d’elle, la basse ne fait pas que construire le rythme et poser les bases, c’est un instrument de mélodie. Et bien téméraire qui s’aventure à contrer toute cette énergie. Il y a un côté doucement Lire la suite »

Graham Coxon

Ah Graham Coxon. Que voilà un grand homme. Humble, modeste, excellent musicien (guitariste mais pas seulement), très créatif, il aura été celui qui pendant dix ans au sein de Blur aura le mieux aidé ce génie absolu de Damon Albarn à mettre ses idées en musique, ce qui n’est vraiment pas rien. Tout ceci avant qu’au début des années 2000, ne se reconnaissant plus dans les délires africains de son acolyte et terriblement frustré que ses compositions ne soient quasiment jamais retenues au moment de l’enregistrement des albums (le syndrome George Harrison / Kim Deal / Dave Grohl), Graham ne quitte le groupe et n’entame une carrière solo artisanale et souvent brillante ponctuée jusqu’à aujourd’hui de six albums en solitaire. Sur ce septième essai intitulé SPINNING TOP, Graham abandonne en très grande partie la pop irrésistible qui avait le succès de ses précédents HAPPINESS IN MAGAZINES et LOVE TRAVELS AT ILLEGAL SPEEDS Lire la suite »

Ebony Bones!

Nom de Dieu que ça fait du bien un album pareil. Un album dans lequel on ne sent aucun calcul, aucune envie d’appartenir à quelque mode ou courant musical que ce soit. Un album dans lequel on sent une sincérité, une patte, une personnalité. Un album où rien n’est formaté, rien n’est lisse, rien n’est prévisible. Un album qui n’est qu’un joyeux bordel, fun, dansant et enthousiaste. Ebony Bones! est donc présentée comme la nouvelle diva trash à la Amy Winehouse. J’ai même entendu parler de « Beyonce punk » à son propos. Ces qualificatifs sont naturellement faux. Même si son premier album, BONE OF MY BONES, est un gigantesque carambolage de styles (soul, funk, electro, rap, rock, punk, musique africaine, trip hop, glam) et d’influences (Tricky, Funkadelic, Queen Latifah, Beastie Boys ou, mais oui, T-Rex -les claquements de main servant de rythmique sur "W.A.R.R.I.O.R." ne viennent pas de nulle part !-) Ebony Bones! n’est qu’elle-même, rien d’autre qu’elle-même. Lire la suite »

The Dead Weather

Parvenu dans notre boîte à lettre sans crier gare, HOREHOUND est un grand album de blues rock actuel. Ses concepteurs ? Répondant de l’énigmatique nom The Dead Weather pour mieux se cacher, le quatuor rassemble quelques belles personnalités. Supergroupe pour les fainéants, The Dead Weather possède une cohésion évidente et une force de frappe lui donnant une âme toute particulière dans cette décennie éponge. La présence de Jack White n’est pas son salut. Meneur des White Stripes, il s’était déjà humblement associé à un collectif pour créer The Raconteurs. Pour ce nouveau projet, l’érudit de Détroit conserve ses préceptes mais officie à la batterie. Qui pour le remplacer à la guitare ? Un proche, Dean Fertita, actuel guitariste de Queens of the Stone Age mais aussi des Raconteurs. A la basse, Jack Lawrence, lui aussi des Raconteurs tout en menant la barque des Greenhornes Lire la suite »

Kasabian

Kasabian ne rentrera jamais dans les annales du rock et pourra au mieux s'enorgueillir d'un statut anecdotique dans le futur. Ce qui n'empêche pas ce dernier album d'être plutôt réussi. Porté par les compositions du guitariste et playboy Serge Pizzorno, ainsi que par la nonchalance vocale de Tom Meighan, posé sur le groove permanent des invisibles mais tellement nécessaires Chris Edwards et Ian Matthews, respectivement bassiste et Lire la suite »

Gossip

Débarqué au tout début des années 2000 avec un garage rock minimal relativement comparable à celui des White Stripes, le groupe Gossip a rajouté des basses et des beats dansants sur certains des titres de son troisième album, STANDING IN THE WAY OF CONTROL (2007), et conséquemment, un peu à la surprise générale il faut bien le dire, décroché la méga-timbale, en Angleterre notamment. Suite à ce carton, Beth Ditto, la pasionaria king size du groupe, active militante lesbienne, est devenue une sorte d’icône bobo, posant pour divers shoots de mode et se retrouvant même à poil en couverture d’un célèbre magazine anglais. Pourquoi pas. Toujours est-il qu’après un tel succès, il était peu probable que Gossip retourne à ses premières amours garage rock. Et effectivement, ce MUSIC FOR MEN qui sort aujourd’hui sous une pochette très « Smiths », est un album tout entier et sans fausse honte taillé pour les dancefloors. Lire la suite »

Cursive

Pas très connu en Europe, les américains de Cursive sont pourtant un groupe qui connaît un certain succès outre-Atlantique et qui roulent leur bosse depuis bientôt quinze ans. Au fil des années, les albums convainquent et la réputation de Cursive n’est plus à faire. La voix assez haute et si particulière de Tim Krasher reste un atout pour le groupe. Toujours dans un registre indie rock, Cursive poursuit son chemin et revient cette année avec MAMA I’M SWOLLEN. Un peu moins incisif et rapide que les albums précédents, cet opus a de quoi divertir vos longues soirées d’été. L’entrée en matière est d’ailleurs très dynamique avec trois titres qui sont de grandes qualités ("In the Now", "From the Hips" et "I’Couldn’t Love You"). On passe ensuite dans le ventre mou de l’album avec quelques morceaux plus calmes, plus lents, plus difficiles à s’approprier. En toute fin, on trouve deux titres intéressants avec "Mama I’m Swollen", titre éponyme de l’album et "What I Have Done Lire la suite »

Patrick Wolf

On trouve beaucoup d’envieux vis-à-vis du talent de Patrick Wolf, beaucoup moins concernant ses ventes. Comme dirait Dylan, « il faudra bien un jour arrêter de confondre ce qui se vend et ce qui est bien ». Quitte à faire financer ce THE BACHELOR par ses fans via Bandstocks : et à l’écoute on est convaincu de mettre nous-mêmes la main au compte épargne la prochaine fois. Peu connu car peu accessible – sa musique touchant les esprits par le manque de repères – je me dois donc de le présenter : Patrick Wolf est un chanteur-compositeur londonien, ayant commencé sa première expérience musicale au violon – instrument omniprésent dans son œuvre, quoique utilisé d’une façon inédite –, il se tourne vite vers les possibilités offertes par la musique électronique sans abandonner un son résolument brut. Et dès ses 14 ans lui prend l’envie de créer une musique nouvelle, rendant la vie impossible aux colleurs d’étiquette. L’écorché présente aujourd’hui son 4e rejeton, difficile suiveur du monstru Lire la suite »

Peaches

Enfin, Peaches l’agressive diva est de retour avec son 5ème album I FEEL CREAM. On se souvient de son duo parfait avec Iggy Pop , or ici, au niveau collaboration on a Soulwax, Digitalism et Simian Mobile Disco, le top du top de l’électro actuelle et cela s’entend dans la production. Bye bye les guitares saturées, bonjour les infra-basses transpirantes, ce qui rapproche cet album au niveau style à THE TEACHES OF PEACHES sortit en 2000. Difficile de parler encore d’electroclash, I FEEL CREAM est très proche de ce qui se fait actuellement en R’N’B US. Pas étonnant que Britney Spears lui ait demandé ses services, ce que Peaches a bien évidemment refusé. Et oui la fatherfucker a des couilles. Même si "Talk To Me "sonne comme un titre FM, le reste de l’album est beaucoup plus minimal, majoritairement scandé sombre et sale. Visuellement, Peaches quitte le vulgaire pour le glamour kitsch. En effet dans le clip "More", on voit la belle habillée comme David Bowie sur la pochette de EARTHLING maquillée comme Luke Steele d’Empire of the Sun, sur un Harley Davidso Lire la suite »

Revenir en haut de la page