mercredi , 19 septembre 2018
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Archives de catégorie : Chroniques CDs

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Alela Diane

En 2007 les amateurs de folk découvraient avec grande joie l’'arrivée d'’une petite nouvelle, à savoir la charmante Alela Diane. Le nom ne vous dit peut-être pas grand-chose, mais il y a de fortes chances que vous ayez aperçu son album THE PIRATE'S GOSPEL chez votre disquaire préféré. La jeune fille n’était pas à son meilleur avantage sur la pochette, sous ses faux airs d’Arc-en-ciel (la copine de Yakari), mais l’album fût salué par la critique et les ventes explosèrent. Un album très sombre, mais prometteur. Premier album, premier succès, tournée mondiale, et une grosse pression sur les épaules pour la suite. Lire la suite »

Black Lips

200 Million Thousand de branleurs, et moi, et moi, et moi. A peine eu le temps de se remettre de la claque magistrale infligée il y a six mois au Romandie qu’ils se la ramènent avec un album : 200 Million Thousand, rien que ça. Comme quoi on doit s’emmerder à Atlanta, à toujours vouloir prendre la route, une nouvelle galette sous le bras. Et pour celle-ci, que des Black Lips aux commandes : enregistrement et mix ont été réalisés sous leurs seuls soins, ce qui promet d’emblée un album chaotique et négligent au bon sens des termes. Et dès le premier titre, Take my heart, on sent qu’on va passer 45 minutes ébouriffantes, simplement posé dans notre canapé: son crade-dingue comme personne n’a jamais vraiment osé, même pas le Velvet Underground, voix qui partent totalement en couille, submergées par les réverbs, guitares décomplexées et qualité sonore bordélique. L’équipe n’a pas changé sa recette : du spontané qui tâche. Avec Drugs, on retrouve toute l’effervescence de ce que les Black Lips appellent eux-mêmes du flower punk, du son fondamentalement lo-fi mais au bénéfice d’un talent mélodique comparable aux Kinks, le tout bien trashé. Peut-être moins sympathique que Good Bad Not Evil, car moins abordable, 200 Million Thousand est de la trempe de Let it bloom, avec des rythmes peut-être moins expéditifs : si c’est pas beau d’être d’irréductibles branleurs et de produire sans répit de si bons disques ? Ça en deviendrait presque frustrant. Lire la suite »

Ghinzu

Voilà 5 ans qu’on attendait un nouvel album de la bande à John Stargasm. Les Belges avaient pu parvenir au succès grâce à blow, un nouvel album qui avait donné un coup d’air frais et beaucoup d’espoir en la Belgique. Avec MIRROR MIRROR, ils sortent enfin de leur hibernation (à part deux, trois musiques de films et des changements de line-up). L’album débute par une voix au vocodeur qui annonce "Cold Love", une chanson ultra rythmée avec une énorme basse, un son général se rapprochant de l’électro, mais avec un refrain à la Ghinzu, doux et planant accompagné par un piano très présent. Une première chanson qui laisse présager que du bon pour la suite. "Take It Easy" est plus pop. Un morceau qui nous fait penser à l’été et au soleil, avec un refrain simplement parfait et accrocheur grâce à la voix coolissime de John. Encore une fois il n’y pas d’erreur de goût, même le bridge à la trompette est génial. Une longue intro d’orgue à la Archive devient de plus en plus fort, étrange et intense en émotion "Mother Allegra" introduit le côté plus sombre de Ghinzu. Une basse groovy se répète sans arrêt en faisant monter la sauce jusqu’à l’explosion sonore, "Mirror Mirror" fait beaucoup penser à Poni Hoax, grâce à un style électro-punk-funk, même la voix de John est différente. Lire la suite »

Peter Doherty

Bien malin qui aurait pu prédire, en 2002 la fulgurante trajectoire de Pete Doherty, ses états des grâces, ses moments, dirons-nous, pénibles. En 2009, Pete Doherty clôt solitairement le premier chapitre d’une histoire qui sera longue et belle. Seul, oh non, pas dans une chambre d’hôtel, mais seul maître à bord d’un équipage au cœur de pirate avec le triomphe modeste qui caractérise les grandes canailles. GRACE / WASTELAND porte tellement bien son nom, pas tant sur le résultat que sur ses attentes. Mais les spécialistes de l’affaire le savent, depuis 18 mois, Doherty démontre un léger mieux. Doux euphémise… Les simples d’esprits creusaient déjà sa tombe, à 27 ans pour la légende, ç’aurait été mieux, histoire de dire « moi aussi, j’y étais », pensaient que, forcément, Doherty et Winehouse, ça fait un, et que Kate Moss, eh bien elle s’est fait dérouté par son vilain ex et prend elle aussi maintenant de la …drogue, imaginez-vous ! Lire la suite »

Raphael Saadiq

Who do they think we are ? Non contents de décérébrer nos djeuns avec du R'n'B produit à la presse hydraulique, voilà que certaines maison de disques nous refont le coup du " Le nouveau Bonux lave plus blanc " ! Ah bon ? Parce que l'ancien Bonux à savoir ici Motown et Stax, n'était pas aussi efficace ? De qui se moque Raphael Saadiq ? Ben de nous tiens ! Autrefois, on utilisait l'expression " dans le vent " pour quelqu'un qui était " à la mode " mais aussi pour quelqu'un qui se faisait avoir. Nous sommes dans ce cas précis, l'homme allant jusqu'à copier les pas de danse et les costumes slims fit de nos chers soulmen disparus. Hérésie que de simplement comparer cet album aux plus grands hits des années Motown, Stax et Atlantic ! Berry Gordy conçu Motown selon son passé d'ouvrier automobile : produire des tubes à la chaine tel que fut son métier d'assembleur mécanique à Détroit. Ok, tous les hits n'étaient pas du standing d'"I Heard It Through The Grapevine" de Marvin Gaye ou de "Ain't Mountain High Enough" des Supremes mais les groupes Stax ou Motown qui n'ont pas marqué l'inconscient collectif produisaient déjà une meilleure musique que ce WAY I SEE IT. Ce disque peut faire illusion chez les bobos, les parents qui ont arrêtés toutes activités culturelles à la naissance du premier ( qui a dit des millions ? ) et tout autres incultes musicaux ou, indulgence oblige, chez les ados. Pour paraphraser Danny Glover et même si je suis bien loin d'avoir son âge : " Je suis trop vieux pour ces conneries ! " Bien à vous. Lire la suite »

The Whitest Boy Alive

Non, The Whitest Boy Alive n’est pas un groupe de punk white power douteux. S’ils sont les garçons les plus blancs en vie, c’est plutôt que leur origine nordique et allemande font qu’ils n’ont pas bronzé depuis des années. S’ils sont blancs comme neige, c’est aussi parce que ce sont des gentils garçons timides et amoureux. Mené par Erlend Øye (si si, Kings of Convenience), le groupe se fait connaître en 2006 avec le tube “Burning“ : titre obsédant et dansant qui rend fou par sa simplicité. Un premier album résussi, mais qui souffrait d’un sérieux déséquilibre entre un hit single et d’autres pistes moins intéressantes, mais qui se démarquait par un son unique : basse omniprésente, batterie simpliste et son de guitare propre, proche, dans une certaine mesure, aux deux premiers albums de The Cure. Lire la suite »

The Black Box Revelation

Avec un titre d'album pareil, on ne peut s'empêcher d'aimer déjà ce disque sans même l'avoir écouté. Déjà ces quelques titres préfigurent le son qui va se dégager des compositions de ces deux jeunes Belges: urgent et sans pitié. C'est effectivement le cas, avec cependant quelques réserves. Une touche blues plutôt réfléchies et le morceau "Never Alone Always Together", digne des plus grands groupes actuels. Pour le reste, du rock en veux-tu en voilà. Âgés respectivement de 17 et 19 ans, batteur et guitariste-chanteur donnent tout ce qu'ils ont et sans rien inventer parviennent à insuffler un grand plaisir à nos oreilles blasées. Pourquoi d'ailleurs demander à des artistes de toujours produire quelque chose de nouveau? Non, demandons-leur de faire ce qu'ils aiment même si cela a déjà été fait souvent par le passé. Lire la suite »

Mansfield.tya

Un nom bien étrange pour un groupe qui l’est tout autant. Les chanteuses sont à la mode ces derniers temps, les duos aussi, voici donc la combinaison rêvée : un duo féminin. Ce groupe d’origine nantaise n’en est cependant pas à son premier coup d’essai. Formé en 2002 par Julia Lanoë et Carla Pallone, Mansfield.tya a sorti en 2005 son premier album JUNE suivi en 2006 d’un EP intitulé tout simplement FUCK. Les deux françaises sont de retour avec un deuxième opus «Seules au bout de 23 secondes ». Les deux artistes, multi-instrumentistes (guitare, piano, violon, harmonium, batterie) proposent un univers teinté de pop mélancolique, minimaliste et légère. Les textes alternant l’anglais et le français sont aussi de manière générale assez sombres et ténébreux. La voix douce est ensorcelante de Julia s’accommode à merveille avec tous ces instruments. Lire la suite »

Soften

Affirmons le immédiatement, Soften évite brillamment le piège dans lequel tombe le 99% des groupes suisses romands: la plupart des formations débutantes manquent de recul. À force de faire des concerts devant des publics soit trop bienveillants, soit constitués d'amis, à force d'oeillères vis-à-vis des courants et tendances actuelles, à force d'hypocrisie vis-à-vis de certains avis critiques mais ô combien honnêtes, ces formations, par un étonnant pouvoir d'auto-persuasion se convainquent qu'elles produisent de la musique de qualité et vont jusqu'à dépenser des fo Lire la suite »

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