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King Creosote

Flick The VS

Domino - Musikvertrieb


Découvert grâce à Byte FM, King Creosote possède ce parfait petit morceau obsédant avec “No One Had At Better“ qui place ce projet solo à première vue entre les germanophones Notwist et The Whitest Boy Alive. Originaire de Fife en Ecosse, Kenny Anderson s’amuse de ce nom de saynète : « J’avais coutume d’enregistrer des disques avec un groupe nommé Skuobhie Dubh Orchestra, mais je devais toujours enregistrer mes morceaux tout seul. J’ai donc voulu mettre ces enregistrements sur mon label Fence. Dès lors il me fallait quelque chose pour passer de l’autre côté de la barrière. C’est la partie de la créosote. J’ai donc écrit King Creosote et tout de suite aimé la juxtaposition entre le royal et le cancérigène ». Honte à nous, ce FLICK THE VS est déjà son cinquième album et nous ne connaissions – presque – rien de cet artiste.

Hormis ce petit bijou de rythmique qu’est “No One Had At Better“, cet album rescèle d’autres jolies trouvailles, à commencer par ce “Two Frocks At A Wedding“, où la voix du Roi s’entremêle dans une orchestration grandiloquente. “Camels Swapped For Wives“ reste dans cette veine pop appliquée et démontre une certaine aptitude à la mélodie. Pour danser un peu plus, mais toujours intelligement, “No Way She Exists“ reprend les bons plans de batterie du morceau d’ouverture en les faisant s’accoler à un saxo et une voix démultipliée sous des effets. On n’est pas loin de Clap Your Hands Say Yeah ! pour le coup… Pas avare de bonnes piques, King Creosote fait aussi dans la pop à grandes ambitions – mais de bon goût – sur le tip top “Coast On By“. Oscillant entre instants intimistes et élans de vie euphoriques, FLICK THE VS se verrait si bien résumé par “Rims“ où l’on croirait presque que le Roi chante « I’m the Walrus » sur le refrain…

Blague à part, voici un parfait petit album pour intellos nonchalents pratiquant l’Intelligence Dance Music mais trop fatigués par leurs masturbations intellectuelles pour se lancer dans une recherche du geste parfait de la danse en pantoufles dans leur chambre miteuse. Il y aura donc de quoi se réconforter dans ce FLICK THE VS aimable au possible, assez soyeux pour frustrés du mainstream mais pas tant inaccessible que cela. Ceci dit, j’offrirai ce disque à quiconque serait en mesure de me dire qui est l’artiste de cette royale pochette…


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