mardi , 17 septembre 2019
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Chroniques CDs

Crystal Castles

Avec leur second album éponyme, Crystal Castles reviennent enfin. Se sont-ils calmés ou tapent-ils toujours aussi fort ?

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Harlem

Les Harlem viennent de Austin Texas et, selon leur influence Myspace, n’aime qu’un groupe, qu’un album et qu’une chanson : "Smells Like Teens Spirits" sur NEVERMIND de Nirvana. Signé chez Matador (Sonic Youth, Cat Power, Mogwai), on a eu la chance des les voir gratuitement à la Brasserie du Château ce lundi 31 mai alors qu’ils revenaient du Primavera Festival (la grande superette) qu’ils s’embarquaient dans leur première tournée européenne dans des lieux inconnus au bataillon. Dur transition? Pas tant que ça au final. Une occasion pour nous de parler de ce petit phénomène ainsi que HIPPIES leur deuxième album sorti il y a peu (date officielle 26 avril).

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Saez

On a connu un Damien Saez très sombre en 2008. Avec son triple album VARSOVIE – L’ALHAMBRA – PARIS, il y avait de quoi prendre une corde et aller se pendre au premier arbre venu. Par contre, parmi la trentaine de titres, il y avait des purs chefs-d’œuvre, d’une intensité incomparables (Quand on perd son amour, Putain vous m’aurez plu). L’année d’après, Saez nous a présenté un projet surprenant avec son Yellow Tricycle. Un album en anglais, mais qui n’était pas vraiment réussi et qui n’a pas déclenché un enthousiasme débordant chez les fans. Et cette année, le voilà qui revient avec une belle patate et des titres rock comme on pouvait en trouver sur GOD BLESSE. Saez a toujours été là pour dénoncer les inégalités, pour lutter contre le fascisme et pour combattre une certaine forme de mondialisation. Un artiste engagé comme l’on dit.

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Fool’s Gold

Quand on dit Fool's Gold, on pense au grand single des Stone Roses, "Fools Gold", qui amenait les fans des Mancuniens sur les dancefloor, avant de bifurquer dans le n'importe quoi. Dorénavant, il faudra aussi penser au groupe de Los Angeles, et aussi à un titre emblématique: "Surprise Hotel", sommet de pop africaine pour blanc bec (et plus), où après tout, on s'en fout royalement de notre inculture en musique du continent voisin pour mieux sauter sur place. Au mieux, on prendra notre visa pour cette région du monde, au pire, on aura sifflé comme des sourds sur la rythmique aigue de la guitare d'un des multiples membres de cette formation sans queue ni tête apparente. On reprend depuis le début: une introduction dingue, faisant sans doute partie des meilleurs titres de ce début de décennie, un chant généreux, aussi ample qu'un village entier du sud de la France ou d'Ethiopie, du saxophone, des percussions. Une kermesse apparente pour européen, un beau foutoire maîtrisé mais un titre absolument maîtrisé, une sorte de morceau de fin de bal d'été. A s'en étonner qu'il ait été mis en ouverture d'album...

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Maris

Maris, groupe largement dominé par la présence de Joe Tschudi, vient de faire paraître son premier album sous ce nom. Très attendu et bien accueilli par la critique, l’album est présenté sur le Myspace du groupe comme ayant la consistance d’un best-of de par sa qualité. Très calme, plutôt mélancolique sans pour autant verser dans l’excès, aux accents folk, le disque est clairement l’œuvre voulu par son créateur, résultat d’un travail personnel et reflétant parfaitement l’image, enfin, la sonorité qu’il voulait en donner. Si quelques exceptions plus pop, comme le bon "Lost Myself" nous permettent de nous retrouver, l’ambiance trop calme du disque nous perd parfois dans ce coté un peu brumeux et répétitif. Les compositions sont bonnes, mais l’ensemble est un peu trop lisse et manque de contraste. La prétention de la compilation n’est pas vraiment justifiée, le disque est trop uni musicalement. Une compilation marque souvent l’évolution sonore ou musicale d’un artiste, et ce n’est hélas pas le cas ici. Trop de ballade, trop d’envies mélancoliques et trop peu de variations finissent par lasser ou nous distraire. C’est dommage, parce que les compositions ne sont pas du tout en tort. Les mélodies sont bonnes, n’allant ni dans la facilité, ni dans la complexité gratuite. Techniquement, c’est très bon aussi, mais c’est sur l’arrangement que tout se joue, dans la globalité.

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Fhobi

F.H.O.B.I c’est l’abréviation de Feos Hijos O Buenos Immortales que l’on peut traduire par Mauvais Fils Ou Bons Immortels. Etrange énigme ? Jeux de mots ? Pour comprendre cela il vous remonter dans le passé de Fabian, chanteur et fondateur du groupe. Si vous le croisez par Yverdon, posez-lui la question. N’ayez pas peur de ses tatouages qui lui couvrent une partie du visage, il sera sans doute très content de vous parler de sa passion : la musique. Et la musique est au cœur de l’actualité de Fhobi, car ils viennent de sortir un nouvel EP : MAL ROLLO PARA LOS NUESTROS.

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Maximilian Hecker

Maximilian Hecker ne convainc pas totalement avec son titre-programme I Am Nothing But Emotion, No Human Being, No Son, Never Again Son. A écouter tout de même, parce que ce n'est pas si mal. Même si le journaliste sous-nommé prétendrait le contraire. Oui, débat il y a eu. Propos. Pour un mec qui se dit être plus une émotion qu'un être-humain, c'est un peu léger… Pour rester objectif, c'est un joli album, on a envie d'inviter une fille, de fermer les yeux, couché à côté d'elle. De regarder les étoiles et lui dire que le ciel est plus beau quand on le voit dans ses yeux. C'est de la romance, un peu facile. Une sorte de mode d'emploi pour débutant dans les émotions. Ca tient la route, mais Maximilian n'ose pas sortir des sentiers battus. Du coup on passe trop vite de l'écoute à la nappe sonore sans corps. Il joue du piano, bien! mais sans âme. Autrement, il vient certainement de s'offrir une nouvelle pédale d'effets. Du coup on retrouve de la disto sur la voix et ce du début à la fin de l'album. Mais sa musique calme, rend gentil, un peu (trop) mielleux. C'est du premier degré, de fait on en reste à la surface. Il n'y a pas vraiment de pénétration, de montée et de descente. Une route bien droite, bordée de jolies fleurs qui ressemblent à des fleurs et qui sentent les fleurs. La lumière est douce, le soleil rond avec des rayons tous de la même longueur. Une image mentale bien figée sans surprise.

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Nice Nice

Et hop, une bose dose de rock indé. Avec leur album Extra Wow, le groupe de Portland, Oregon, dénommé Nice Nice est la bonne surprise de ce printemps.

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The Ocean

Les fans du collectif berlinois sont déçus. C’est navrant, mais c’est comme ça. HELIOCENTRIC, quatrième album du groupe n’a pas eu le succès escompté. Les critiques sont unanimes : le changement vocal opéré au sein du collectif n’a pas convaincu. Pourtant le nouveau chanteur, Loïc Rossetti a une palette plus variée, il peut avoir une voix claire, aller en haut comme en bas, il peut avoir une voix gutturale qui déchire, il sait presque tout faire. Mais voilà, ça ne passe pas. Les fans n’y retrouvent plus leur compte. Des titres comme "Ptolemy Was Wrong" et "Epiphany" se font fustiger par les puristes. « C’est de la pop » hurlent-ils de mécontentement. N’exagérons rien, The Ocean n’est pas encore un groupe de pop et sur HELIOCENTRIC il y a toujours de quoi faire peur à votre grand-mère. Prenons l’excellent titre "Firmament", lorsque la machine se met en branle, ça décoiffe

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Dans La Tente

Pas avare en noms de groupes défiant toute concurrence anglo-saxone (au choix: Solange la Frange, My Heart Belongs To Cecilia Winter), la petite Suisse sait aussi couver des groupes plus discrets mais ô combien attachants. Parmi eux, Dans La Tente, qui semble réunir et nom amusant et qualité. On y plonge sans réfléchir. Dans La Tente donc. Les groupes de notre pays, on les aime bien. On y est souvent forcé, pas totalement emballé par le truc même si on sait accorder quelques qualité. Certains se veulent plus grand que le boeuf (Rambling Wheels au hasard), certains ne sont pas loin de la bonne formule (Ramblign Wheels est le seul nom que l'on donnera dans ce petit descriptif d'introduction, les ayant vu sur scène récemment et ayant frôlé le malaise), d'autres cartonnent sans trop savoir pourquoi, et, finalement, il existe quelques groupes qui mériteraient de biens meilleurs échos. C'est le cas de Dans la Tente donc, groupe de la région lucernoise (pour nos voisins français: là où l'on ne parle ni français ni allemand, mais suisse-allemand). Composé de Christoph Herzog (batterie), Dani Hug (clavier et voix), Olivier Vogel (basse et voix) et de Christoph Barmettler (guitare et voix), ce quartet s'est fait connaître dans notre région en ouvrant pour Fanfarlo, notamment au Rocking-Chair de Vevey. La ponctualité s'apprenant dès le plus jeune âge, nous avions naturellement loupé le concert de ce groupe plein de promesses. Et l'on ne s'en était même pas rongé les doigts, à l'époque, voyant en le nom un groupe somme toute banal. Dommage, car l'écoute de ce 6-titres nous convainc totalement.

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