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Chroniques CDs

The National

Cinquième album des National, confirmant leur statut de meilleur groupe du monde caché. Un grand disque américain, sans aucune rature. Le disque 2010? On peut déjà penser à faire les comptes...

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Malariah

Malariah est une nouvelle maladie musicale qui est très contagieuse à l’écoute. Pour leur second EP, (le premier dans cette formation), cette jeune formation alsacienne prouve son savoir faire ! Totalement bourrin, totalement déjanté, un produit brut, bref, c’est du rock ! Cinq musiciens dans le vent… euh, dans l’alcool. Avec des titres totalement maitrisés, aboutis, cet opus autoproduit (y compris l’enregistrement) est donc l’image même que le groupe a voulu donner. C’est d’un très bon niveau, digne des grands groupes de death metal. Que ce soit du point de vue des compositions, de l’arrangement, de la sonorité, du point de vue technique, tout y est !

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Toro Y Moi

Aucun doute possible, Chaz Bundick (ici connu sous le nom de Toro Y Moi) possède une belle collection de synthés vintages et de boites à rythme d'un autre âge. Il s'en sert, en use et en abuse, tout au long de ce long albums (étonnement seulement composé de 11 titres d'une durée moyenne de moins de 11 minutes). Si d'aucun prétendent qu'un groupe comme Phoenix fait de la musique pour trentenaires qui n'écoutent pas de musique, entendant par là que dans le style consensuel on peut difficilement faire mieux (ou pire selon vos goûts), ni trop lent, ni trop rapide, ni trop mou, ni trop violent, ni trop dansant, ni trop cérébrale, bien au miyeux comme une sorte de Modem musical, qui, par contre, saurait rencontrer son public, si d'aucun, donc, prétendent celà, ils seront sans doute surpris d'apprendre qu'il existe un énergumène du coté Columbia (Caroline du Sud), qui pratique une musique que l'on pourrait qualifier de Phoenix expérimental.

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Ganglians

Tout droit de Sacramento, les Ganglians viennent nous donner leur version du psychédélisme californien. Quand on dit musique californienne, les deux genres qui viennent tout de suite à l’esprit, ce sont le punk et le psychédélisme. Si on a la chance de voir les Ganglians en concert, aucun doute ne persiste pour placer ce groupe dans la deuxième catégorie. Des boucles de guitares ouatées, tourbillons hypnotiques, viennent modifier ton sens de perception et ton rythme de respiration. Mais à l’écoute de Monster Head Room, dont le titre laissait pourtant présager des torrents de psychédélisme, la surprise et la déception sont grandes. Du moins au premier abord. Les Ganglians ont décidé pour cet album sorti chez l’excellent Woodsist (Woods, Real Estate, Kurt Vile,…) ont fait le choix de la sobriété, débranchant les amplis pour mieux chanter en cœur. On pense alors tout de suite à un autre groupe issu de Californie : les Beach Boys. Cœurs de voix d’hommes, mélodies entrainantes. On est bien à l’exact contraire de ce que fait par exemple Wavves. Et pourtant, le même psychédélisme coule aussi dans leurs chansons. Si des Voodoo, on sent pointer le bout du nez de voyages mystiques, c’est parfois de véritables explosions qui te surprennent au beau milieu de chansons d’apparence tranquille. Dans Valient Grave, probablement le titre le plus réussi de l’album, ce changement est carrément illustré par le son d’une tempête en arrière fond, qui fond échos à une basse sortie on ne sait d’où pour venir tout foutre en l’air. Dans d’autres cas, c’est la voix du chanteur qui passe sans prévenir de la comptine innocente aux délires vocaux. 100 years, très différente du reste de l’album, représente, elle, une chanson de rock psychédélique des plus classiques, avec sa voix étouffée et ses riffs lancinants.

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Crystal Castles

Avec leur second album éponyme, Crystal Castles reviennent enfin. Se sont-ils calmés ou tapent-ils toujours aussi fort ?

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Harlem

Les Harlem viennent de Austin Texas et, selon leur influence Myspace, n’aime qu’un groupe, qu’un album et qu’une chanson : "Smells Like Teens Spirits" sur NEVERMIND de Nirvana. Signé chez Matador (Sonic Youth, Cat Power, Mogwai), on a eu la chance des les voir gratuitement à la Brasserie du Château ce lundi 31 mai alors qu’ils revenaient du Primavera Festival (la grande superette) qu’ils s’embarquaient dans leur première tournée européenne dans des lieux inconnus au bataillon. Dur transition? Pas tant que ça au final. Une occasion pour nous de parler de ce petit phénomène ainsi que HIPPIES leur deuxième album sorti il y a peu (date officielle 26 avril).

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Saez

On a connu un Damien Saez très sombre en 2008. Avec son triple album VARSOVIE – L’ALHAMBRA – PARIS, il y avait de quoi prendre une corde et aller se pendre au premier arbre venu. Par contre, parmi la trentaine de titres, il y avait des purs chefs-d’œuvre, d’une intensité incomparables (Quand on perd son amour, Putain vous m’aurez plu). L’année d’après, Saez nous a présenté un projet surprenant avec son Yellow Tricycle. Un album en anglais, mais qui n’était pas vraiment réussi et qui n’a pas déclenché un enthousiasme débordant chez les fans. Et cette année, le voilà qui revient avec une belle patate et des titres rock comme on pouvait en trouver sur GOD BLESSE. Saez a toujours été là pour dénoncer les inégalités, pour lutter contre le fascisme et pour combattre une certaine forme de mondialisation. Un artiste engagé comme l’on dit.

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Fool’s Gold

Quand on dit Fool's Gold, on pense au grand single des Stone Roses, "Fools Gold", qui amenait les fans des Mancuniens sur les dancefloor, avant de bifurquer dans le n'importe quoi. Dorénavant, il faudra aussi penser au groupe de Los Angeles, et aussi à un titre emblématique: "Surprise Hotel", sommet de pop africaine pour blanc bec (et plus), où après tout, on s'en fout royalement de notre inculture en musique du continent voisin pour mieux sauter sur place. Au mieux, on prendra notre visa pour cette région du monde, au pire, on aura sifflé comme des sourds sur la rythmique aigue de la guitare d'un des multiples membres de cette formation sans queue ni tête apparente. On reprend depuis le début: une introduction dingue, faisant sans doute partie des meilleurs titres de ce début de décennie, un chant généreux, aussi ample qu'un village entier du sud de la France ou d'Ethiopie, du saxophone, des percussions. Une kermesse apparente pour européen, un beau foutoire maîtrisé mais un titre absolument maîtrisé, une sorte de morceau de fin de bal d'été. A s'en étonner qu'il ait été mis en ouverture d'album...

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Maris

Maris, groupe largement dominé par la présence de Joe Tschudi, vient de faire paraître son premier album sous ce nom. Très attendu et bien accueilli par la critique, l’album est présenté sur le Myspace du groupe comme ayant la consistance d’un best-of de par sa qualité. Très calme, plutôt mélancolique sans pour autant verser dans l’excès, aux accents folk, le disque est clairement l’œuvre voulu par son créateur, résultat d’un travail personnel et reflétant parfaitement l’image, enfin, la sonorité qu’il voulait en donner. Si quelques exceptions plus pop, comme le bon "Lost Myself" nous permettent de nous retrouver, l’ambiance trop calme du disque nous perd parfois dans ce coté un peu brumeux et répétitif. Les compositions sont bonnes, mais l’ensemble est un peu trop lisse et manque de contraste. La prétention de la compilation n’est pas vraiment justifiée, le disque est trop uni musicalement. Une compilation marque souvent l’évolution sonore ou musicale d’un artiste, et ce n’est hélas pas le cas ici. Trop de ballade, trop d’envies mélancoliques et trop peu de variations finissent par lasser ou nous distraire. C’est dommage, parce que les compositions ne sont pas du tout en tort. Les mélodies sont bonnes, n’allant ni dans la facilité, ni dans la complexité gratuite. Techniquement, c’est très bon aussi, mais c’est sur l’arrangement que tout se joue, dans la globalité.

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Fhobi

F.H.O.B.I c’est l’abréviation de Feos Hijos O Buenos Immortales que l’on peut traduire par Mauvais Fils Ou Bons Immortels. Etrange énigme ? Jeux de mots ? Pour comprendre cela il vous remonter dans le passé de Fabian, chanteur et fondateur du groupe. Si vous le croisez par Yverdon, posez-lui la question. N’ayez pas peur de ses tatouages qui lui couvrent une partie du visage, il sera sans doute très content de vous parler de sa passion : la musique. Et la musique est au cœur de l’actualité de Fhobi, car ils viennent de sortir un nouvel EP : MAL ROLLO PARA LOS NUESTROS.

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