jeudi , 20 septembre 2018
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Archives de catégorie : Chroniques CDs

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The Parisians

The Parisians est ce genre de groupe à prendre avec des pincettes, tant son parcours fut chaotique jusqu'à l'arrivée de ce premier, produit par Yarol Poupaud. The Parisians: groupe maudit des années 2000? Tentative de réponse par notre experte en rock'n'roll. On entendait parler pour la première fois des Parisians il y a six ans, souvenez-vous. Et cet écho ne venait pas de n’importe qui, mais des Libertines. Ces feu derniers anoblissaient ce jeune groupe de... Paris, qui allait voir à sa suite déferler toute la vague de ce que les médias appelleront les « baby rockers », Naast, Shades et autres BB Brunes. Vague, ou plutôt raz-de-marée auquel il était difficile d’échapper. Forts de cette notoriété venue d’en haut, les Parisians faisaient leur première date en Suisse : la curiosité du C’est l’hiver ! Morgins Festival était piquée, pour retomber aussitôt. Mais on nous prévient : « Là où d’autres punks à temps partiel ont abandonné le rock’n’roll, préférant suivre les diktats de la hype, The Parisians creusent cette veine ». Voyons voir ça. Plusieurs années sont passées entre leur première gloire – dont la destinée ressemble à un soufflet raté – et la sortie de ce premier album : autres membres, oui ; autres chansons ? Lire la suite »

New Young Pony Club

Les Londoniens du New Young Pony Club (NYPC) reviennent avec un deuxième album, autoproduit et enregistré dans leur studio de Hornsey, The Optimist. Plus mûr, plus sombre, ils franchissent l’étape du numéro deux sans égratignures. « New », c’est le cas de le dire. Plus connus pour être associés aux Klaxons, à CSS ou au mouvement fluo-kids, on imaginait mal le groupe débarquer avec un son et des rythmiques carrément new-wave et presque glaciaux par moments. L’Electro rock n’est pour autant pas écartée ; le NYPC d’antan subsiste. On pourrait assimiler ce tournant, du côté obscur, mais dans un autre registre, à celui des Horrors, en 2009. Plusieurs points communs sont à signaler pour cela: les claviers, une basse beaucoup plus accentuée, de longues intros à la sauce eighties. Pour un groupe de cette verve, un revirement pareil ne méritait à priori pas le titre équivoque de THE OPTIMIST. Pour info, c’est après déception amoureuse que la chanteuse Tahita Blumer écrit les paroles, dans la lignée de: « You have said your name is not for me. I’ve tried not to be disappointed. » (dans "The Optimist"). Sa voix flirte opinément avec la basse et plus qu’un chant, elle scande les paroles à son interlocuteur perdu. Cette track semble d’ailleurs être le point de départ de cette direction nouvelle prise par le groupe. Plus adulte peut-être. Lire la suite »

Bright Eyes & Neva Dinova

Omaha Nebraska. « Gateway to the West » comme on dit là-bas ; porte qui laisse entrer les courants d’air, la ville étant située sur la Tornado Alley. C’est de là que nos protagonistes débarquent avec cette réédition agrémentée de quatre titres tout frais pondus. Mais de qui je cause ? Juste de Conor Oberst, les doigts et l’esprit de Bright Eyes depuis 12 ans, doigts et esprit desquels sont nés 10 albums. Juste de Jake Bellows, la voix et le souffle de Neva Dinova depuis les 90’s, voix et souffle qui ont vogué entre slowcore et country-folk dissidente. Ce « split album », comme on dit dans le jargon, était né une première fois en 2004, où six titres sont créés par ces deux pairs de poignes savamment talentueuses. Alors qu’Oberst avait mis de côté l’aventure Bright Eyes après la sortie en 2007 du fondamentalement inestimable Cassadaga – au profit de sa collaboration avec Mystic Valley Band, où il se confine au folk–, sort ce ONE JUG OF WINE, TWO VESSELS, « prototype numéro deux ». Lire la suite »

Televator

Avec quelques mois de retard, nous revenons sur une sortie helvétique, à savoir les Chaux-de-Fonniers Televator et leur premier album INNER / SISTER. Si le nom ne vous revient pas, peut-être que celui de Julie Rocks You vous est plus familier. Et oui, un changement de nom pour la sortie de l’album chez Ishii Kamikazi Records, jeune label stoner indie rock. Le line-up n’a donc pas changé, le trio est toujours composé des 3 mêmes membres avec Louis Jocker en chef d’orchestre. Si Julie était punchy, on se prend carrément un poing dans la gueule avec Televator. Lire la suite »

Pavement en rattrapage

Alors que le groupe se produisait hier soir au Zénith de Paris (notre journaliste a-t-il pu en faire partie? Mystère...) est sorti au mois de mars une compilation de morceaux emblématiques de ces anti-rockstars. Question: doit-on vraiment bifurquer chez notre disquaire pour acquérir l'objet ? Lire la suite »

Brant Bjork

Brant Bjork c’est la classe. Un point c’est tout. Avec son vieux copain Josh Homme, ils font partie des pointures du rock stoner. Ils ont notamment créé Kyuss, LE groupe stoner de référence. Il a ensuite rejoint Fu Manchu et Mondo Generator. Avec ces trois groupes, il occupait le poste de batteur. En parallèle, depuis les années 2000, il mène une carrière solo très productive où il joue de la guitare et pose sa douce voix. Il utilise donc son nom, Brant Bjork et parfois Brant Bjork and The Bros lorsqu’il est avec certains musiciens dont Alfredo Hernandez qui l’a remplacé comme batteur de Kyuss. Ce noyau de musicos stoner est un peu comme une grande famille où les membres jouent (différents instruments) et se croisent dans divers groupes. C’est comme ça avec les groupes du désert. Lire la suite »

Son of Dave

Dès l’intro on sait qu’on y est et qu’on va prendre ! Le beat de "Rock’n’roll Talent Show" enquille sur le groove’n’root de "Shake a Bow" et la frénésie de Benjamin Darville alias Son of Dave nous emporte. Il est donc possible mais trop rare, de faire rocker un harmonica, bien loin donc des errances prétentieuses de certains jazzeux et bluesmen mous de la lippe qui nous servent des heures de concerts pénibles persuadés que leur « instrument » vaut une guitare ou un sax à la Coltrane ! Ici on prend notre pied, point. Il y a du Mayall là-dedans ( She danced all night, You all but stay… ), du Korner ( Voodoo Doll ), du Stones ( Revolution Town ) tel le Mick des débuts ou du trop souvent oublié "Midnight « don’t do that » Rambler". Lire la suite »

Dirty Sweet

Curieux d’associer le coté mignon au coté sale et plus mauvais. Et vu la pochette, la tête d’un squelette d’animal qui n’a rien de « sweet », d’amical, on peut penser qu’il s’agit d’un disque de metal. Mais qui vous a dit qu’en jugeant sur les apparences on avait toujours raison ??? Parce que c’est bien un disque de rock, mais un disque paradoxalement pas trop américain dans sa sonorité (contrairement au nom du disque AMERICAN SPIRITUAL), véritable carrefour d’influences « mondiales » de grands groupes ou genres du rock. Et je ne peux vous cacher le plaisir à entendre chaque note de ce disque. Lire la suite »

The Black Atlantic

Un album très calme, vaguement dans l’esprit planant d’un Vangelis, avec une instrumentation plus proche d’un Mike Oldfield, et pourtant. Jamais on ne trouverait l’origine du groupe, version celtique d’un groupe folk. Par contre, la pochette est celle d’un dessinateur né en Alsace, mais évoque la encore ce coté nordique et bon enfant. Calme, très calme. On se voit dans un pays d’Europe du Nord, avec que de la neige, quelques rares brises ici et là. Les mouvements sont lents, sans être longs. Ce sont presque des paysages peints. C’est un peu la même impression que donne la musique. Les amateurs de metal lourds doivent passer leur chemin. Ici, tout est bien harmonisé, avec un piano, une harpe celtique, une flute, un ukulélé, parfois une guitare folk, et plus rarement, des percussions. Pourtant, ces tableaux gardent un coté impressionniste et flous. Une part de mystère. Lire la suite »

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