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Chroniques CDs

Deer Tick

Si le premier album du groupe avait fait sensation il y a maintenant 2 ans, grâce notamment à son charismatique chanteur John McCauley, il est évident que BORN ON FLAG DAY est une grande déception. Cet album sorti il y a plus d’une année, nous revient cette fois sur le label Fargo, mais, avouons-le, on s’en serait bien passé. Si les fans du genre semblent déçus, imaginez donc la tronche des non-initiés à l’alternative country. Cela peut paraître un peu sévère, mais franchement il n’y a pas grand-chose à sauver. Même la pochette du disque n’est pas terrible. Pourtant, ça commence pas trop mal avec le titre Easy qui se détache assez bien de ces ballades country souvent mielleuses.

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Santana

Bon, alors, Clive Davis vient de sortir un nouvel album à moins que ce ne soit Carlos Santana ; je ne sais plus faire la différence à vrai dire entre le producteur buveur de sang et le guitariste… Disons-le tout de go, ce n’est pas un mauvais disque mais pour les vieux briscards que nous sommes, ça ne fait pas avancer le schmilblick. Si la couverture avait été jaune et noir, le disque ce serait appelé « Le rock pour les nuls » par Carlos Santana où comment faire découvrir les « plus grands riffs et solos de tous les temps » aux masses laborieuses qui n’ont jamais eu le temps d’écouter du rock ou aux ados pré-pubères Gagaïsés qui pense que Katy Perry fait du rock. La production est clairement orientée gros son pour séduire les ados et le niveau sonore est assez élevé pour ne pas être obligé de monter le potard du sonotone à onze. L’interprétation est-elle meilleure ? Non. Différente ? Heureusement.

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The Jim Jones Revue

Dès que l'on fait tourner la galette, on retrouve le groupe là où on l'avait laissé. Grande et unique différence : le son. Et oui contrairement aux derniers albums au bord du larsen celui là est bien mieux mixé. Est-ce qu'ils s'éloignent de leur racine garage pour autant ? Je ne crois pas. Les morceaux avoisinent toujours les trois minutes (au maximum!) et Jim est toujours autant criard. Le grand problème c'est que ce genre de musique peut vite lasser. On a quand même souvent l'impression d'entendre les mêmes chansons. On était surpris à l'époque des premiers albums car on avait l'impression que depuis Bunker Hill personne n'avait osé envoyer autant de décibels et de cris dans un micro en un aussi petit lapse de temps. Mais est-ce que la recette peut continuer pendant des années ? C'est encore à prouver. En live bien sûr, le groupe offre tout ce qu'on peut imaginer, mais en studio, le groupe se retrouve vite à se répéter

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The Futureheads

Le quatuor de Sunderland revient avec un quatrième album: THE CHAOS. Beaucoup se rappelleront de leur reprise très réussie du "Hounds of Love" de Kate Bush. Pour les autres indiquons simplement que le groupe a tourné avec pas moins que The Pixies ou les Foo Fighters.Cet opus s'ouvre sur un compte à rebours. Pas anodin. Course effrénée, essoufflement, rapidité, efficacité. Autant de mots pour résumer ce quatrième essai. L'homogénéité est certes leur fort. On n'en dira pas tant de l'originalité. Prévisible, THE CHAOS se dévoile à une allure folle et laisse rarement le temps à l'auditeur de digérer l'ensemble. On aimerait parfois répondre à leur incantation "Stop the Noise". Il en faudra peu pour s'apercevoir de l'interchangeabilité des morceaux. Dans la lignée des Bloc Party ou des Franz Ferdinand dans le passé, sans jamais totalement rejoindre ce courant, ils s'en distancent aujourd'hui par ces riffs de guitare et cette rythmique presque violents. Trop peut-être. Une seule écoute suffira à se faire une idée globale. Peu de sens cachés semblerait-il, pas d'harmonies mémorables non plus. On en sort avec un extrême sentiment de nervosité. Parfait substitut à la tasse de café journalière.

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Johnny Boy

Johnny Boy est un duo français qui fait de la bonne musique. Cette phrase est peu péremptoire résume le fond de ma pensée. C’est un peu court ? Ok on développe la moindre, mais comme ils sortent un EP de 4 titres, il n’y a pas énormément de trucs à dire. Si ce n’est que les 4 titres présents sont d’excellentes qualités et que nous vous conseillons d’y jeter une oreille attentive. Souvent comparés à juste titre aux Clash ou à Blur pour la voix, je les comparerai quant à moi à Skip The Use. Un autre groupe français que l’on apprécie pour son mélange entre rock et électro

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Dead Confederate

Nous vous présentions il y a quelques mois le premier album de Dead Confederate, WRECKING BALL, arrivé en Europe avec de longs mois de retard. Cette fois-ci, nous sommes à l’heure et SUGAR leur second opus est distribué sur le vieux continent. Cool, car les espoirs et l’enthousiasme que nous avions pour leur premier effort, se confirment avec ce nouvel arrivage. Les musiciens d’Athens réussissent même brillamment l’épreuve tant redoutée du deuxième album. On retrouve ce qui nous avait plu dans WRECKING BALL, à savoir un son parfois rocailleux, des compos bien ficelée et une noirceur qui peut se révéler touchante. Même si dans l’ensemble SUGAR est clairement moins sombre que son prédécesseur. L’étiquette « grunge » disparaît au profit de quelque chose d’avantage rock psyché. Il y a moins ce côté un peu plaintif que l’on pouvait entendre dans la voix d’Hardy Morris. Cette voix éraillée et si particulière est nettement plus lisse et les morceaux presque plus conventionnels. Dead Confederate rentre-t-il dans le rang ? Pas complètement, mais certains titres peuvent surprendre comme "Run From The Gun" qui vire presque pop

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Deerhunter

Gagnant rapidement ses gallons de groupe culte, Deerhunter poursuit ses croquis d'un rock sans véritable destination, entre noise, ambiant et psychédélique. Après l'excellent Microcastle, le quatuor explore d'autres pistes et semble encore meilleur. Chronique.

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22-20’s

Arrivés dans les bacs en catimi dans le courant juillet, SHAKE / SHIVER / MOAN sonne le retour aux affaires des Anglais des 22-20's, après une séparation retentissante en 2006. En septembre 2004, une jeune formation anglaise se pointe sans prévenir et balance BLUES EXPLOSION. La galette a l'impact d'une bombe A dans les milieux indépendants. Peu de temps après, 22-20's vole en éclat. Des désaccords sur la direction artistique du groupe auraient eu raison du quatuor emmené par Martin Trimble. Un traumatisme pour les fans de ce groupe à la musique racée et au potentiel énorme. Mais les quatre maltrotus d'Oxford ont fini par accorder leurs guitares et c'est sous le pseudonyme de Bitter Pills, l'un des morceaux figurant sur le nouvel album, qu'ils recommencent à tourner en Grande-Bretagne. Et, c'est sans prévenir que débarque en mai 2010 un EP de cinq titres, officialisant ainsi leur reformation.

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The Walkmen

Au rythme d'un album chaque 24 mois, The Walkmen a su s'imposer dans les années 00 comme l'un des groupes les plus passionnants. Le trio new-yorkaisne baisse pas la garde avec son sixième LP, Lisbon. Chronique renversée.

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Perfume Genius

Exact contraire des ballades pompières habituelles, Perfume Genius écrit des chansons d’une simplicité et d’une fragilité à couper le souffle

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