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Chroniques CDs

I Heart Hiroshima

Derrière ce nom bizarre, se cachent deux garçons et une fille mais pas de basse. Les 3 jouent une pop indé reprenant les moindres caractéristiques du genre. Et comme dans toute musique pop, c’est l’émotion qui décide d’un groupe s’il ennuie par son côté déjà-vu ou si sa sincérité touche juste.

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Fotos

La Mannschaft pratique le plus beau football actuel, Hambourg est une des villes les plus cool au monde mais est-ce que Fotos est pour autant le meilleur groupe indé au monde ? L’Allemagne a actuellement le vent en poupe, la vie y est pas chère, les grandes villes débordent d’une jeunesse internationale et ont su préserver toute une scène underground. Ils sont rares les petits romands ou français à ne pas avoir passé des vacances de pure love à Berlin ou Hambourg. De même, la musique allemande jouit d’une reconnaissance toute nouvelle. Le krautrock et la kosmische musik, autrefois connus surtout par de rares initiés, font aujourd’hui partie des courants incontournables. Si tout le monde se doit de dire qu’il aime Can ou Kraftwerk, on tombe même sur des disciples de La Düsseldorf, de Tangerine Dream voir même des apôtres de Klaus Schulze. Mais il s’agit uniquement de groupes datant des années 60-80. Peux sont les groupes allemands actuels qui arrivent à traverser les frontières pour atteindre nos oreilles. Alors, voilà Fotos, rien que parce qu’ils viennent de Hambourg et chantent en allemand, ça nous intéresse.

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Magic Kids

Les joyeux drilles des Magic Kids viennent de Memphis, nomment leur album ainsi mais c’est la Californie des Beach Boys qui résonne du début à la fin de ce premier album. On m’avait prévenu. Après l’écoute de MEMPHIS des Magic Kids, on se sent comme enduit de barbe à papa. Tout est si pop, sucré au possible. L’album commence très fort avec « Phone », qui parle d’un garçon qui attend le téléphone de celle qu’il aime. On l’a bien compris. Les codes du genre sont très bien compris et appliqués à la lettre. Les paroles tournent autour d’amours innocents, d’un monde merveilleux sans responsabilité, fait de sentiments naïfs et passionnés. Cette première chanson apparaît comme un vrai manifeste avec un modèle assumé : les Beach Boys, et plus précisément Pet Sounds. Dans « Phone », l’imitation des mimiques de chant est criante avec ces aigus si distinctifs. La sophistication du son est également au rendez-vous, avec ces violons et ces bois. Cette tension entre simplicité et prétention sous-tend l’ensemble de l’album des Magic Kids. Si d’un côté, les chansons sont toutes courtes, elles visent toute une qualité de production et contiennent une forte diversité d’instruments. C’est là tout le paradoxe dans le fait de prendre les Beach Boys comme modèle. S’inspirer des Beach Boys, qu’il y a-t-il de plus simplement pop, mais s’inspirer de Pet Sounds, qu’il y a-t-il de plus prétentieux ? C’est aussi ce qu’inspire la pochette de MEMPHIS : cet enfant devant un lac, genre paysage de vacance d’été, habillé en archer, son arc bandé et prêt à tirer une flèche, c’est ce à quoi aspirent les Magic Kids, qui dans le nom même de leur groupe inscrive cette quête de l’enfance, mélange d’insouciance et d’omnipotence magnifique. Mais pour autant est-il possible de retrouver ou d’exprimer cet état sans tomber dans la nostalgie ou le mauvais gout du trop sucré ?

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Paul Gilbert

Quand je reçois dans ma boite aux lettres, le nouvel album solo de Paul Gilbert, l'ex-guitariste de « Mr. Big », (groupe qui faut bien se le dire me file de l'urticaire aussitôt que j'entends « To Be With You »), je suis des plus inquiet. Mon inquiétude s'amplifie lorsque dans le livret, je vois inscris : « My third guitar instrumental album... with billions of notes... if every note on this album were the size of a grain of sand, it would fill up 72 buckets... ». Je me dis rapidement que ce mec là, malgré 20 à 30 ans de musique derrière lui.... n'a rien compris. La musique, le rock, les albums ne se font pas avec des notes, mais avec de l'émotion bordel!!! Bref, je suis très inquiet.

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Blitzen Trapper

Il y a un peu plus d’un an, nous vous présentions un EP 7 titres de Blitzen Trapper (BLACK RIVER KILLER) et nous étions déçu que cela s’arrête seulement après 18 minutes. 13 mois plus tard nous voilà donc heureux de pouvoir écouter le long format car le résultat de ce dernier opus est plus que satisfaisant. Les Américains ont même réussi à corriger certains points (son du synthé) pour que DESTROYER OF THE VOID fasse partie des bons disques de cette nouvelle vague folk qui envahit la planète. Nouvelle vague certes, mais l’influence du passé est toujours évidente. Comment ne pas penser à Neil Young ou Bob Dylan lorsqu’on entend "The Man Who Would Speak True" ou "The Tailor" ? Les légendes de la folk ne peuvent qu’adhérer au groupe de Portland. Car malgré ses influences passées, il y a un vent de fraîcheur et de nouveauté qui souffle sur cet album.

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Sia

Il y a quelques chanteuses à voix qui se sont distinguées dans le magma pop - r’n b populaire matraqué par nos radios de jeunes. Ce fut le cas pour Amy Winehouse, pour Lady Gaga mais aussi pour Sia Furler, chanteuse australienne qui se convertit à la pop et embrasse un succès mondial par la même occasion. Comme Lady Gaga, elle est aussi l’auteur-compositeur de la majorité de ses titres. Dans un tas de disque de rock, j’étais un peu étonné de trouver le disque de Sia, que je ne connaissais pas vraiment, vu que les radios diffusant ses titres me font fuir par leur matraquage intempestif des mêmes titres commerciaux. Voila un produit de l’une des cinq majors, d’une artiste qu’on voudrait peut-être classer dans le pop rock.

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The Black Crowes

Avec une carrière qui dépasse les 20 ans d’existence, le best-of est largement justifié. D’autant plus que les morceaux sont revisités en mode acoustique. Que demande le peuple ?

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Blonde Redhead, pour rien?

La fin d'un long silence radio pour le trio New-Yorkais, jadis merveille absolue de la Grande Pomme, dans la digne lignée de Sonic Youth. Mots d'humeur. Et on ne le dit pas de gaieté de coeur...

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Grinderman

2, nouvel album de Grinderman récemment sorti sur le label Mute, présentait un super groupe pas vraiment vieillissant. Et dire que ce projet ne devait pas faire long feu. Retour sur ce 9-titres. On aura pu accumuler ces dernières semaines les coupures de presse relatives au projet parallèle du grand Nick Cave, Grinderman. On aura tout dit sur ce membre de la confrérie des derniers pilliers d'un rock tremblant sur ses bases, à l'agonie par moment alors qu'il courbe l'échine devant ses multiples violations électroniques (au mieux). On aura aussi pas mal ricané devant le mauvais goût des pochettes du super quatuor. En revanche, on n'aura pas vraiment partagé l'avis de tout le monde devant ce deuxième album. Un album qui reste de haut niveau, on n'a pas affaire à des kids aux manettes, remarquez. Il y a de très belles choses comme sur le fumeux "When My Baby Comes" ou l'ouverture "Mickey Mouse and the Goodbye Man". La décharge électrique est bien présente, mais le danger n'est pas des plus grands. Honnêtement, on préfère de loin la collaboration de l'Australien avec Warren Ellis sur le double album WHITE LUNA

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Department of Eagles

Les trop méconnus Department of Eagles ont sorti cet été un album réunissant quelques vieilleries du groupe. Si tout n'est pas indispensable, l'ensemble démontre bien que ce groupe est d'une très haute valeur. D'acucuns se souviennent du petit miracle de pop IN EAR PARK, sorti en 2008 chez 4AD. "Phantom Other" était d'une intense classe, boulversant et parfaitement orchestré, le bien nommé "No One Does It Like You" invitait à la danse lumineuse, tout comme le morceau éponyme tressait ses sonorités avec grâce, à s'en relever la nuit. Pas étonnant d'apprendre par la suite que celui qui se cachait derrière ce projet né au début des années 2000 à New York n'était autre que Daniel Rossen, éternel insatisfait des non moins importants Grizzly Bear. Des liens entre ces deux groupes, mais deux identités bien distinctes. Parmi ceux-ci, un espace-temps somptueux, un quasi-ralenti aux grands airs et des ambiances imposantes, à ne pas pouvoir en décrocher.

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