vendredi , 21 septembre 2018
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The Hundred in The Hands

This Desert - EP

Label: Warp (distr. Musikvertrieb)


ELECTRO ROCK Le renouveau du rock électronique le voici : The Hundred in The Hands (THITH). Le duo new-yorkais (encore!) parvient à mélanger savamment les influences sans tomber dans l’ennui et la médiocrité. Leur premier EP This Desert est annonciateur d’un bel avenir.

Le nouveau talent proclamé par NME est un duo originaire de Brooklyn : Eleanore Everdell et Jason Friedman. (Crystal Castles es-tu là ?) Pourtant, loin du punk et de “l’agressivité”, on retrouve ici une musique plus subtile, très habitée. Ils inventent un nouveau genre : le « Summertime-gothic ». Dansant mais empli de passion et de mélancolie. Proche de New Order ou de LCD Soundsystem. Mais absorbant également les leçons de la musique électronique pure. La signature chez Warp Records se mérite. Au-delà de la branchitude de Kitsuné, on retrouve l’innovation. Bien plus qu’un simple groupe dance, les moteurs du groupe sont multiples. On retrouve d’ailleurs sur ce premier EP, composé de six chapitres,(l’album suivra dans l’année) une structure presque symétrique. Le premier et dernier titre gagneront les dancefloors. Le deuxième et cinquième s’avèrent plus inventifs, moins tapageurs mais pleins de sensualité. Enfin, les deux titres centraux : introvertis. La ligne de basse, grave, prend toute son importance.

Summertime-gothic

“Building in Love” place la barre extrêmement haut et à son écoute, nombreux se demanderont s’il sera possible pour le binôme de relever le défi et de faire mieux. La réponse est oui. “Tom Tom” qui suit est peut-être meilleur encore de par sa fraîcheur et sa créativité. Les percussions africanisantes et le synthé omniprésent se complètent à merveille. La voix perchée, proche du monocorde, d’Everdell fait elle penser aux meilleurs moments de la Dream pop. L’esprit de Cocteau Twins plane, pas loin. Où comment reprendre les codes du passé et les mixer à la sauce 2010. “In To It” arrive peu après et parions que les Cure se damneraient pour un titre de cette veine. On clôt l’aventure avec “It’s Only Everything”, tout en ambivalence : énergie et mélancolie s’emboîtent en un seul morceau cohérent. Comme ils le disent, THITH, « It’s only everything ». Un tout bien loin du n’importe quoi. Le binôme réussit là un coup de maître. On se réjouit d’ores et déjà de l’album, à paraître en cours d’année. A-t-on affaire à LA révélation du genre ? Peu de risques de déception en tous les cas à l’écoute de ce premier essai au talent sans faille.


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