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Chroniques CDs

Bat For Lashes

Bat For Lashes est le nom de guerre, le pseudonyme collectif de la seule Natasha Khan, jeune Anglaise d’origine pakistanaise. Il y a deux ans et demi, elle s’était révélée grâce à un très joli premier album éthéré, FUR AND GOLD, et à un drôle de clip (on y voyait des mecs habillés en lapin ou en renard faire du vélo !) qui illustrait le single « What’s A Girl To Do ? ». Le vrai/faux groupe avait d’ailleurs tellement fait impression que Radiohead l’avait engagé pour assurer la première partie d’un certain nombre de shows de sa tournée européenne de 2008. Bat For Lashes a pris son temps et revient finalement aujourd’hui avec un second album nommé TWO SUNS. Le disque s’ouvre avec la seule voix de Natasha Khan, qui est bientôt rejointe par quelques notes et des percussions électroniques. La mélodie, superbe, se met doucement en place et le morceau décolle. Avec ce « Glass » inaugural, on pense évidemment très fort à Björk, du moins à la Björk des tro

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Marygold

Il y a un grand nombre de sorties d'albums ces derniers temps, des grosses pointures d'autres moins connues, pas mal de déceptions, deux ou trois réussites, mais dans l'ensemble on peut commencer à se demander où chercher les bonnes nouveautés, et dans ce genre de cas, il faut souvent se mettre à regarder dans les plus petits groupes, parfois même des groupes de notre bon vieux pays. Voilà un album qui nous rassure sur le potentiel suisse. Marygold débarque avec leur troisième album : MY BOW, MY ARROW, MY TARGET. Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils feront vite mouche. Après une intro au son électronique, voilà qu'une batterie au rythme accrocheur se fait entendre, suivit d'une nappe de Fender Rhodes et d'une guitare. Au premier abord en pense directement au dernier deux albums d'Incubus, mais la voix et la partie électronique faisant la différence. "Rocket Chair" est un titre accrocheur laissant présager une suite encore meilleure. "Q and A" commence sur un rythmique presque jazzy, pour ensuite montrer son vrai visage, noir, electronique et lourd.

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LaLa

Sorti tout chaud du four après des années de relégation dans les limbes (cf. interview à paraître), SUCCES DAMNES est l'oeuvre de LaLa, alias Jean-Pierre Lestrade – mais ne l’appellez jamais comme ça! - artiste contemporain, qui plus est auteur-compositeur et chanteur, compagnon et complément-alter-ego du célèbre BillyBoy*, artiste-plasticien de renom, véritable acteur et observateur des folles nuits du Paris post-punk new-wave… LaLa nous livre enfin ce bijou intemporel - et d’une humilité rare dans le milieu - quoique magnifiquement orchestré et interprété. Où quand un homme décrit sa vie romanesque et ouvre son cœur avec ce "je ne sais quoi" de français.

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The Horrors

Evoquer le spectre et écueil de la new-wave est barbant, ne pas le faire relève d’un manque de perspective ou de la paresse. Dans cette optique, s’exprimer sur le second album des Horrors est à double tranchant. PRIMARY COLOURS : le plus bel hommage qu’on puisse faire tant à Joy Division qu’Echo and The Bunnymen, ou simple pitrerie sans cœur ni âme d’un groupe de notre décennie escargot ?

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Starsailor

La voix des Starsailor se reconnaît entre mille. Elle a marqué 2004 avec un "Four To The Floor" chanté en boucle; James Walsh pour les intimes. Les Starsailor sortent leur 4ème album. Un album largement porté par cette voix charismatique accompagnée d’un quatuor d’instruments rock des plus traditionnels: une basse, une batterie, une guitare et un piano. Pas d’influences diverses tirées du folk ou d‘ailleurs, mais un ensemble très cohérent. Une formation plutôt pop issue de la même veine que les Razorlight, les Stereophonics ou d’autres groupes de pop anglo-saxons actuels. Les Starsailor ne prétendent pas révolutionner notre environnement sonore, mais ils meubleront agréablement nos bandes FM avec un certain nombre de leur morceaux comme "Safe At Home","Boy In Waiting" ou "Stars And Stripes", tous trois particulièrement réussis. Les autres morceaux ne sont pas en reste et si les Starsailors ne sont pas la révélation de l’année, cet album n‘en constitue pas moins un moment agréable passer.

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Foreign Born

Lu sur le net : « Secretly Canadian fait partie de ces labels qui vous donnent envie d'acheter tout ce qu'ils sortent... ». Paru sur ledit label (import. Irascible), le deuxième album de Foreign People ne freinera pas le bel élan de cette petite famille américaine qui a en son sein, excusez du peu, des têtes d’affiches de la trempe d’Animal Collective ou Antony and the Johnsons,

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The Chelsea Smiles

Comment critiquer un album comme celui des Chelsea Smiles ? C'est effectivement compliqué de trouver quelque chose de novateur chez un groupe qui se veut "Fucking Cock Rock". Il y a d'abord cet arrière goût de déjà vu dès les premières secondes de "Take You Away", on ne peut pas définitivement s'empêcher de penser à leurs influences. Mais, au fur et à mesure, on commence même à se demander s'ils n'ont pas tout volé à leurs influences. On entend effectivement un riff à la AC/DC par là, un peu plus loin on croirait même reconnaître "TV Eye" des Stooges, pour ne pas parler de Social Distortion et Motorhead. Même la reprise de "The Last Time" des Stones sonne simplement comme refaite en plus moderne. La deuxième chose qui nous vient à l'esprit, c'est le fait que ce genre de groupe sonne moins bien en album qu'en live.

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Joe Strummer

Joe Strummer fut la voix et la guitare de The Clash jusqu'en 1985. On sait l'influence majeure de ce groupe sur la musique rock, bien au delà de l'étiquette punk du groupe, qui en réalité jouait tout simplement... du rock'n'roll !

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Crystal Antlers

Amateur de rock FM se dévoilant aussi facilement qu’une groupie ivre devant Jim Morrison, passez votre chemin. Après un premier EP produit par Ikey Owens, clavier des Mars Volta entre autres, Crystal Antlers sort son premier album, Tentacles.

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Jay-Jay Johanson

Avec Self Portrait, Jay-Jay Johanson garde le cap direction un pop éthérée, tamisée, caressante sans être sirupeuse, ceci depuis une douzaine d’année déjà. En ouverture,“Wonders Wonders“ est un morceau de grande, grande classe avec ses arrangements discrets. La bonne presse appelerait cela « sur du velour », ce qui ne déplairait pas aux vulgarisateurs qui ont toujours cette paresse infinie d’appeler Jäje le « dandy nordique ». Le personnage intéresse effectivement, de prime abord d’un minimalisme austère, loin de l’étiquette présumée d’une pop suédoise luxuriante et saltimbanque. Voici toutefois le dernier des déscendants d’un genre violenté, le trip hop, avec comme cicérone DUMMY de Portishead en 1994, album qui aida fortement Johanson à concrétiser son passage du jazz à un genre hybride au chevet de son songwritting à l’âge de 25 ans.

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