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Chroniques CDs

The Black Box Revelation

Avec un titre d'album pareil, on ne peut s'empêcher d'aimer déjà ce disque sans même l'avoir écouté. Déjà ces quelques titres préfigurent le son qui va se dégager des compositions de ces deux jeunes Belges: urgent et sans pitié. C'est effectivement le cas, avec cependant quelques réserves. Une touche blues plutôt réfléchies et le morceau "Never Alone Always Together", digne des plus grands groupes actuels. Pour le reste, du rock en veux-tu en voilà. Âgés respectivement de 17 et 19 ans, batteur et guitariste-chanteur donnent tout ce qu'ils ont et sans rien inventer parviennent à insuffler un grand plaisir à nos oreilles blasées. Pourquoi d'ailleurs demander à des artistes de toujours produire quelque chose de nouveau? Non, demandons-leur de faire ce qu'ils aiment même si cela a déjà été fait souvent par le passé.

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Mansfield.tya

Un nom bien étrange pour un groupe qui l’est tout autant. Les chanteuses sont à la mode ces derniers temps, les duos aussi, voici donc la combinaison rêvée : un duo féminin. Ce groupe d’origine nantaise n’en est cependant pas à son premier coup d’essai. Formé en 2002 par Julia Lanoë et Carla Pallone, Mansfield.tya a sorti en 2005 son premier album JUNE suivi en 2006 d’un EP intitulé tout simplement FUCK. Les deux françaises sont de retour avec un deuxième opus «Seules au bout de 23 secondes ». Les deux artistes, multi-instrumentistes (guitare, piano, violon, harmonium, batterie) proposent un univers teinté de pop mélancolique, minimaliste et légère. Les textes alternant l’anglais et le français sont aussi de manière générale assez sombres et ténébreux. La voix douce est ensorcelante de Julia s’accommode à merveille avec tous ces instruments.

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Soften

Affirmons le immédiatement, Soften évite brillamment le piège dans lequel tombe le 99% des groupes suisses romands: la plupart des formations débutantes manquent de recul. À force de faire des concerts devant des publics soit trop bienveillants, soit constitués d'amis, à force d'oeillères vis-à-vis des courants et tendances actuelles, à force d'hypocrisie vis-à-vis de certains avis critiques mais ô combien honnêtes, ces formations, par un étonnant pouvoir d'auto-persuasion se convainquent qu'elles produisent de la musique de qualité et vont jusqu'à dépenser des fo

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The Rakes

The Rakes relèvent la tête après le poussif TEN NEW MESSAGES. On ne s’y trompe pas, KLANG, puisque c’est le nom du troisième LP des Londoniens, remet le groupe sur les rails d’un post punk branleur. Ruer dans les brancards, chancelant, la tête dans le guidon, les genoux éraflés. The Rakes ont dix ans d’âge moyen, soit seulement un an de plus que les Black Lips. pour situer. Du coup, on peut s’y mettre aussi : KLANG, selon nos recherches, c’est, à choix, une commune française de la Mosell, une rivière de Malaisie traversant entre autres Kuala Lumpur, une commune malaisienne du Selangor. Ou l’album des Râteaux (en version française) donc.

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Ian Gillan

Le charismatique Ian Gillan nous revient, entre deux tournées Purple, avec un nouvel album : ONE EYE TO MOROCCO assez éclectique musicalement comme à son habitude. Les communiqués de presse ont évoqué une forte ressemblance avec l’album GILLAN / GLOVER de 1988. C’est effectivement le cas et j’ajouterai un soupçon de DREAMCATCHER ( 98 ) et une pointe de NAKED THUNDER ( 89 ). Le résultat est au final assez mitigé et je ne vois pas très bien où a voulu en venir Ian Gillan. Tout d’abord, la production ne tient pas la route et la première impression est d’écouter l’album en version compressée mais malheureusement, c’était déjà le cas sur les précédents LP solo, seul TOOLBOX s’en sortait à peu près bien. Le tracklisting, mal agencé, ne prédispose pas non plus à se mettre dans la poche l’auditeur.

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The Aliens

Tenté par une bonne tartine de naïveté au miel d‘Abbaye? The Aliens a tout pour plaire, à commencer par un morceau dont le titre est répété en boucle par un chœur des plus fervents: "Amen". Le reste n’est pas beaucoup mieux et surtout pas beaucoup plus fourni au niveau des textes. L’hymne à la theremin se résume en quatre phrases très « … la praline » . Tout aussi dégoulinant, gnan-gnan et de surcroît plaintif, Dove Returning fait perdre toute patience à une chroniqueuse pourtant jusque là très dévouée. Les mêmes chœurs saoulent encore leur publique dans un "Everyone" qui passe son temps à regarder le soleil entre deux lalala brillamment dénichés Dieu sait où. "Luna" varie les plaisirs en offrant une expérience d’art moderne digne d’une visite au zoo. Petite cerise sur ce gâteau avarié, "Magic Man" se foule de ce qui pourrait presque porter le nom de paroles entre deux yayaya.

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Megapuss

Quel drôle de nom, quelle drôle de pochette. Derrière cette étrangeté se cachent Devandra Banhart et Gregory Rogove de Priestbird. A ceux-ci se joint, entre autres, Fabrizio Moretti (The Strokes). Un gage de qualité ? Un Supergroupe ? Non, plutôt un side-project, et en général sans structure ou songwriting…

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Niccokick

Une étude a montré que chaque génération possédait ses caractéristiques propres. La particularité principale de notre génération consisterait en un fort besoin d’appartenance à un groupe, un besoin de rassemblement sous la protection d’une idéologie commune. Autant dire que le groupe NICCOKICK avec son dernier album The good times we shared were they so bad? s’inscrit avec aisance dans son époque. En effet, ces cinq sveltes et délicat(e)s suédois-es créent une ambiance résolument ancrée dans le moment présent tel que nous le montre la pochette de l’album (de préférence en temps estival) remplie de cliché de ballade à deux sur une vespa, de baignade sauvage dans les eaux bucoliques de la Bretagne, de baisers furtifs par la fenêtre d’un train à quai ou de petit déjeuner au fromage frais après une longue soirée de faits divers. Dans cette volonté de chanter une sorte de tableau de la jeunesse, telle qu’ils la perçoivent, NICCOKICK se rapproche des New-yorkais de VAMPIRE WEEKEND.

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Heidi Happy

Avec un retard digne d'une hibernation lors d'un rude hiver, Lords of Rock est tombé amoureux d'une demoiselle lucernoise. Son nom est on ne peut plus Suisse. Parlons-en, d'autant plus que les occasions de la voir en Suisse Romande ces prochains temps ne manqueront pas! Voilà un vrai cadeau. Du songwritting un brin jazzy avec de très légères influences hip-hop. Heidi Happy, c’est une très belle voix, mais surtout une femme qui sait apparemment tout faire: composer avec talent, arranger avec brio. FLOWERS, BIRDS AND HOME est un délice pour les oreilles en plus d’être un anti-stress particulièrement efficace. Les nombreux instruments et percussions se succèdent de manière à mettre en valeur la voix de Heidi Happy sans jamais lui voler la vedette. Un accompagnement aussi incroyable que discret; comme un écrin permettant de révéler la splendeur de cette voix. Il en résulte des moments presque intimes, quasiment a capela, saisissants d’authenticité.

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Soap & Skin

Comme une marche funèbre. A 18 ans, Anja Plaschg a tout d’une grande écorchée. Compositrice dès son enfance dans son village natal de Gnas, en Autriche. Ses parents sont fermiers. Son village, situé en Styrie orientale, non loin de la Hongrie, ne comporte pas plus de 2'000 habitants. A 14 ans, le label berlinois Shitkatapult (T.Raumschmiere, Warren Suicide notamment) la prend sous son aile. A 16 ans elle abandonne l’école, à 18 zappe les Beaux-Arts de Vienne.

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