vendredi , 18 octobre 2019
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Ladyfinger

Dusk


Tout les fans de musique bien lourde et puissante se réjouissent de la sortie de DUSK, nouvel album de Ladyfinger (Ne), produit par Matt Bayles (Mastodon, Isis entre autres). N’étant pas fan des deux groupes cités précédemment, je m’approche avec crainte de cette album. Mais que fut ma surprise quant à la première chanson qui ouvre l’album en trombe, “Over and Over”, qui est un parfait exemple d’un son entre le punk et le stoner, avec une batterie évidemment terriblement mise en avant. La basse crache tout ce qu’elle a, et les guitares sont lourdes. La voix de Chris Machmuller casse un peu cette puissance avec un chant planant. Une chanson qui plaira forcément. “A.D.D” s’enchaine dans la même précipitation, avec une intro très compliquée rythmiquement. La voix, encore une fois un peu trainante du chanteur, laisse une impression de mal de mer. Effectivement, entre la rapidité du punk 80’s, la lourdeur du stoner et ces vocalises un peu légères, on ne sait pas vraiment où tout ça nous emmène. Heureusement, “Little Things” change le courant avec un titre bien plus compréhensible, plus pop, on comprend que Ladyfinger (Ne) n’est pas seulement un groupe de brutes. On y trouve facilement un côté “College Rock”. Une jolie ligne de guitare annonce “Two Years” mais part vite dans une rythmique punk, du punk oui, mais du punk sombre avec une superbe basse sur les couplets. On imagine facilement qu’une voix plus puissante aurait apporté le peu qui manque à cette chanson pour être une hymne punk-rock. “Read The Will” fait penser à “A.D.D” et décolle seulement après 2 minutes 30 sans jamais atteindre les cieux.

Le très agressif “Work Party” redonne de l’énergie punk, mais encore une fois la voix ne colle pas avec ce style. “Bones” est accrocheur et cette fois le timbre colle parfaitement avec l’ambiance et le style de la chanson.  “Plans” est la première chanson différente de l’album plus planante, plus clean, on y entend même des accords de piano. Cependant le groupe n’oublie pas sa vitesse maintenant bien connue, et la composition revient vite au Hardcore.

A la manière de “Epic” de Faith No More, après la crise finale, le piano reste le seul survivant, finissant de manière magnifique la composition. “Let’s Get Married” est sans répit, et ne laisse pas un grand souvenir. Pour clore un album, il n’y a rien de mieux qu’une longue chanson, c’est bien connu. “Born in The 80’s” (pas le tube dance) fera l’affaire après une longue intro, l’agressivité est de mise. La voix semble presque avoir de la peine à suivre la cadence, et finalement la chanson est plutôt lassante, peut-être qu’on a subit trop de coups de grosse caisse depuis le début de l’album.

Ladyfinger (Ne) sort donc un deuxième album qui ravira tout les fans du style de musique mais qui laisse un goût un peu amer en bouche. La voix de Chris est un peu déroutante et pas assez puissante pour un style pourtant si lourd et rapide. Le groupe a définitivement un potentiel, mais s’enfonce dans un style qui se répète au fur et à mesure que les chansons avancent. On ne peut qu’attendre le prochain album pour voir s’ ils peuvent aller vers d’autres horizons !


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