dimanche , 18 novembre 2018
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Archives de catégorie : Chroniques CDs

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Soften

Affirmons le immédiatement, Soften évite brillamment le piège dans lequel tombe le 99% des groupes suisses romands: la plupart des formations débutantes manquent de recul. À force de faire des concerts devant des publics soit trop bienveillants, soit constitués d'amis, à force d'oeillères vis-à-vis des courants et tendances actuelles, à force d'hypocrisie vis-à-vis de certains avis critiques mais ô combien honnêtes, ces formations, par un étonnant pouvoir d'auto-persuasion se convainquent qu'elles produisent de la musique de qualité et vont jusqu'à dépenser des fo Lire la suite »

The Rakes

The Rakes relèvent la tête après le poussif TEN NEW MESSAGES. On ne s’y trompe pas, KLANG, puisque c’est le nom du troisième LP des Londoniens, remet le groupe sur les rails d’un post punk branleur. Ruer dans les brancards, chancelant, la tête dans le guidon, les genoux éraflés. The Rakes ont dix ans d’âge moyen, soit seulement un an de plus que les Black Lips. pour situer. Du coup, on peut s’y mettre aussi : KLANG, selon nos recherches, c’est, à choix, une commune française de la Mosell, une rivière de Malaisie traversant entre autres Kuala Lumpur, une commune malaisienne du Selangor. Ou l’album des Râteaux (en version française) donc. Lire la suite »

Ian Gillan

Le charismatique Ian Gillan nous revient, entre deux tournées Purple, avec un nouvel album : ONE EYE TO MOROCCO assez éclectique musicalement comme à son habitude. Les communiqués de presse ont évoqué une forte ressemblance avec l’album GILLAN / GLOVER de 1988. C’est effectivement le cas et j’ajouterai un soupçon de DREAMCATCHER ( 98 ) et une pointe de NAKED THUNDER ( 89 ). Le résultat est au final assez mitigé et je ne vois pas très bien où a voulu en venir Ian Gillan. Tout d’abord, la production ne tient pas la route et la première impression est d’écouter l’album en version compressée mais malheureusement, c’était déjà le cas sur les précédents LP solo, seul TOOLBOX s’en sortait à peu près bien. Le tracklisting, mal agencé, ne prédispose pas non plus à se mettre dans la poche l’auditeur. Lire la suite »

The Aliens

Tenté par une bonne tartine de naïveté au miel d‘Abbaye? The Aliens a tout pour plaire, à commencer par un morceau dont le titre est répété en boucle par un chœur des plus fervents: "Amen". Le reste n’est pas beaucoup mieux et surtout pas beaucoup plus fourni au niveau des textes. L’hymne à la theremin se résume en quatre phrases très « … la praline » . Tout aussi dégoulinant, gnan-gnan et de surcroît plaintif, Dove Returning fait perdre toute patience à une chroniqueuse pourtant jusque là très dévouée. Les mêmes chœurs saoulent encore leur publique dans un "Everyone" qui passe son temps à regarder le soleil entre deux lalala brillamment dénichés Dieu sait où. "Luna" varie les plaisirs en offrant une expérience d’art moderne digne d’une visite au zoo. Petite cerise sur ce gâteau avarié, "Magic Man" se foule de ce qui pourrait presque porter le nom de paroles entre deux yayaya. Lire la suite »

Megapuss

Quel drôle de nom, quelle drôle de pochette. Derrière cette étrangeté se cachent Devandra Banhart et Gregory Rogove de Priestbird. A ceux-ci se joint, entre autres, Fabrizio Moretti (The Strokes). Un gage de qualité ? Un Supergroupe ? Non, plutôt un side-project, et en général sans structure ou songwriting… Lire la suite »

Niccokick

Une étude a montré que chaque génération possédait ses caractéristiques propres. La particularité principale de notre génération consisterait en un fort besoin d’appartenance à un groupe, un besoin de rassemblement sous la protection d’une idéologie commune. Autant dire que le groupe NICCOKICK avec son dernier album The good times we shared were they so bad? s’inscrit avec aisance dans son époque. En effet, ces cinq sveltes et délicat(e)s suédois-es créent une ambiance résolument ancrée dans le moment présent tel que nous le montre la pochette de l’album (de préférence en temps estival) remplie de cliché de ballade à deux sur une vespa, de baignade sauvage dans les eaux bucoliques de la Bretagne, de baisers furtifs par la fenêtre d’un train à quai ou de petit déjeuner au fromage frais après une longue soirée de faits divers. Dans cette volonté de chanter une sorte de tableau de la jeunesse, telle qu’ils la perçoivent, NICCOKICK se rapproche des New-yorkais de VAMPIRE WEEKEND. Lire la suite »

Heidi Happy

Avec un retard digne d'une hibernation lors d'un rude hiver, Lords of Rock est tombé amoureux d'une demoiselle lucernoise. Son nom est on ne peut plus Suisse. Parlons-en, d'autant plus que les occasions de la voir en Suisse Romande ces prochains temps ne manqueront pas! Voilà un vrai cadeau. Du songwritting un brin jazzy avec de très légères influences hip-hop. Heidi Happy, c’est une très belle voix, mais surtout une femme qui sait apparemment tout faire: composer avec talent, arranger avec brio. FLOWERS, BIRDS AND HOME est un délice pour les oreilles en plus d’être un anti-stress particulièrement efficace. Les nombreux instruments et percussions se succèdent de manière à mettre en valeur la voix de Heidi Happy sans jamais lui voler la vedette. Un accompagnement aussi incroyable que discret; comme un écrin permettant de révéler la splendeur de cette voix. Il en résulte des moments presque intimes, quasiment a capela, saisissants d’authenticité. Lire la suite »

Soap & Skin

Comme une marche funèbre. A 18 ans, Anja Plaschg a tout d’une grande écorchée. Compositrice dès son enfance dans son village natal de Gnas, en Autriche. Ses parents sont fermiers. Son village, situé en Styrie orientale, non loin de la Hongrie, ne comporte pas plus de 2'000 habitants. A 14 ans, le label berlinois Shitkatapult (T.Raumschmiere, Warren Suicide notamment) la prend sous son aile. A 16 ans elle abandonne l’école, à 18 zappe les Beaux-Arts de Vienne. Lire la suite »

Garadh

Garadh est une histoire de famille. Trois frères: François, Edward et Matthieu Hay, issus de projets musicaux différents, décident d'unir leurs talents musicaux. Influencés par la pop contemporaine, direction Muse, Jeff Buckley et Radiohead, ils produisent une démo qui trouve un écho favorable de la part de leur public. Motivés et désireux de partager leur passion commune avec une plus large audience, les trois frères abandonnent tout et entrent en studio. Quelques mois plus tard, ASCENT naît. Assez vite remarquée, la formation donne plusieurs concerts, se trouve finaliste du Tremplin 2008 du Festival Guitare en Scène, sélectionnée parmi quatre-vingt groupes. Le morceau "Remember Me", diffusé régulièrement sur les ondes de Couleur 3, a peut-être déjà retenu votre attention. Lire la suite »

Telepathe

De New York, un duo féminin produit par David Sitek, l’homme en forme olympique du moment. Tête pensante de TV On The Radio (à écouter DEAR SCIENCE, le dernier album sorti), Sitek en garde vraisemblabement sous le pieds et s’amuse à s’entourer de muses et à les produire sur leur album. Comme ce fut le cas avec la sublime Scarlett Johansson, où il s’était employé à remettre à jour des standards de Tom Waits dans un album intitulé ANYWHERE I LAY MY HEAD, Sitek offre joie, succès et revenus sur un plateau doré au duo Telepathe en commandant leur premier essai. Lire la suite »

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