vendredi , 20 septembre 2019
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Chroniques CDs

Bob Log III

Si vous avez lu l’interview de Bob Log III sur ce même site, vous avez pu vous rendre compte que ce gaillard n’est pas banal. Ce showman se produit tout seul depuis dix grosses années. Avec sa guitare, une grosse caisse, une cymbale et surtout son casque customisé avec un micro de téléphone, il s’est créé un personnage qu’il incarne si bien qu’il est difficile de discerner Bob Log de Robert Reynolds – son vrai nom. D’ailleurs comme le dit Tom Waits à son propos, « personne ne sait jamais quel âge il a ». Il ne semble d’ailleurs pas trop affecté par les contraintes temporelles, en onze ans, ce nouvel album n’est que le quatrième. C’est que l’américain semble largement préférer le live au studio, il tourne énormément et se pose rarement. Au fond ce n’est pas si grave, cela n’en rend chaque album que plus jouissif, surtout quand on se rend compte que cette fois oh ! surprise, c’est sur un label suisse qu’il sort. Et pas n’importe lequel puisque c’est Voodoo Rythm, c’est-à-dire LE label suisse de rock déjanté tendance rockabilly, celui de Reverend Beat-Man et des lausannois de Giant Robots entre autres.

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Howling Bells

Le sentiment qui nous apparaît à l’écoute de ce deuxième album de Howling Bells, Radio Wars, est mitigé. C’est un peu comme si l’on avait coupé deux doigts de chaque main à un pianiste de jazz, les doigts nécessaires à jouer les notes qui, ajoutées à l’accord standard – fondamentale, tierce, quinte –, font resplendir l’harmonie et confortent cet accord dans le répertoire musical utilisé en le distinguant des accords communs. Je m’explique. Les deux premiers titres de cet album participent premièrement à la construction d’une ambiance très intéressante, glorifiée par le très bon titre « Cities burning down », qui nous promet un album séduisant. Pourtant le problème se pose dès qu’il s’agit de confirmer cette impression enjouée que nous avons au début de l’album. Il est, en effet, très inconstant et inégal. La voix, y compris la ritournelle de la chanteuse

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Sebastien Grainger

Sebastien Grainger vient des Death From Above 1979. Avec Jesse F. Keeler, à la basse et au synthé, Sebastien Grainger (chant et batterie) formait un duo atypique et foutrement dégomme. En deux ans de courte entité, ils avaient juste eu le temps dans leur rush de vernir le bien nommé YOU’RE A WOMAN, I’M A MACHINE. Alors qu’au début de leur péripétie le duo prétendaient s'être rencontrés en prison, sur un bateau pirate, ou encore dans un bar gay, 2006 voit le terme de leur acoquinement, son alter ego ayant tout misé sur MSTRKRFT. Trop vieux pour remonter un groupe sans avenir (pour l’anecdote, le 1979 des Death From Above semblerait être sa date de naissance, rumeur à confirmer par l’intéressé évidemment), ce cher Canadien a donc créé sa petite entreprise en s’entourant de The Mountains sur scène.

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Maxïmo Park

Revoilà Paul Smith et son groupe, protégés rock de chez Warp. Quoi de neuf ? Rien ! Toujours aussi plaisant et léger, toujours aussi anglais et rock and roll. L’intégration de cette formation dans le XXIe siècle est tellement parfaite qu’elle en devient symbolique et emblématique. Au point où nous venons à nous demander si nous n’avons pas affaire ici à un groupe qui est en train de marquer durablement l

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Michael Hill’s Blues Mob

Michael Hill's Blues Mob est un trio, formé de Michael Hill (auteur, chant, guitare), Bill McClellan (batterie) et Pete Cummings (basse).

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Polar

Nous n’avons plus besoin de présenter Polar à nos lecteurs helvétiques, puisque celui-ci s’est déjà formé un nom à l’échelle nationale. Chez nos amis français, le succès pointe son nez grâce notamment à des artistes comme Miossec et Cali qui l’ont soutenu ou embarqués sur la route. Débutant sa carrière avec des albums en anglais, Polar avait surpris son public avec JOUR BLANC sorti en 2006. Il était passé au français avec des textes signés Miossec. Un album qui avait plutôt choqué les puristes, mais qui lui avait aussi ouvert d’autres

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Handsome Furs

Monsieur et madame Handsome Furs ont un fils, comment s’appelle-t-il ? FACE CONTROL. Le petit dernier fait suite à PLAGUE PARK, et nous entraîne également dans un voyage délirant, fait d’une succession de chambres d’hôtel. C’est que le duo de Montréal a passé son temps à tourner, Dan Boeckner (exilé temporaire de Wolf Parade) entraînant sa douce de poétesse sur le continent européen, où réside les sources d’inspiration de ce second album. Agrémenté d’encore plus d’artefacts électroniques dans lesquels les cris de la guitare se noient, boîte à rythme plus saccadée, plus étouffante encore, FACE CONTROL est un clin d’œil – certes critique – à la club culture des pays de l’est, où l’apparence prédomine (comme quoi c’est pas si différente que notre côté ouest). Hommage avant tout aux effluves lo-fi, agrémentées de réjouissances pops, créant une véritable science-fiction sonore, le tout tente de porter une réflexion incisive sur la démocratie sauce russe. Comme quoi les apparences écorchées et minimalistes peuvent cacher bien plus. Mais si les considérations politiques vous emmerdent, il vous sera facile de vous évader dans les rythmes paranos et autres dérapages mélodiques d’"Evangeline" (qui n’est pas sans rappeler un célèbre tube de Depeche Mode…) "Officer Of Hearts" ou "Radio Kaliningrad".

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Scott Matthew

Dans la famille des gros nounours à barbe vous filant le cafard tels que Ray LaMontagne et Iron & Wine, je demande Scott Matthew. Ce natif de Queensland en Australie, installé à New-York revient en 2009 avec un album dont le titre THERE IS AN OCEAN THAT DIVIDES AND WITH MY LONGING I CAN CHARGE IT WITH A VOLTAGE THAT'S SO VIOLENT TO CROSS IT COULD MEAN DEATH est en lisse pour le titre d'album le plus long de l'année. Mais, rassurez-vous, l'album n'a pas que le titre d'original et d'intéressant. Le disque s'ouvre doucement avec « Every Traveled Road » et « For Dick », deux chansons magnifiques dont la voix chaude de Scott Matthew accompagnée par un arrangement piano-ukulele-violoncelle fait des merveilles. L'album se poursuit dans l'émotion avec le magnifique single « White Horse », chef-d'oeuvre intemporel d'émotions et de simplicité. Ce qu'il y a de bouleversant avec Scott Matthew, c'est à quel point sa musique a évoluée et été marquée selon le cours de sa vie et de ses drames: il y a deux ans il a été agressé dans la rue à New-York. Il n'est pas sorti indemne de ce drame, puisqu'il s'est blessé gravement aux doigts. Cet handicap l'a poussé a utiliser le ukulele, car il ne pouvait plus profiter de sa dextérité à la guitare.

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Green Day

Il y a toujours eu un énorme malentendu entre Green Day et la critique rock. L’histoire remonte à l’explosion du groupe en 1994. Très vite, les trois Green Day ont été qualifiés de clowns, de « punks MTV »,

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Ladyfinger

Tout les fans de musique bien lourde et puissante se réjouissent de la sortie de Dusk nouvel album de Ladyfinger (Ne), produit par Matt Bayles (Mastodon, Isis entre autres). N’étant pas fan des deux groupes cités précédemment, je m’approche avec crainte de cette album. Mais que fut ma surprise quant à la première chanson qui ouvre l’album en trombe, "Over and Over", qui est un parfait exemple d’un son entre le punk et le stoner, avec une batterie évidemment terriblement mise en avant. La basse crache tout ce qu’elle a, et les guitares sont lourdes. La voix de Chris Machmuller casse un peu cette puissance avec un chant planant. Une chanson qui plaira forcément. "A.D.D" s’enchaine dans la même précipitation, avec une intro très compliquée rythmiquement. La voix encore une fois un peu trainante du chanteur, laisse une impression de mal de mer. Effectivement, entre la rapidité du punk 80’s, la lourdeur du stoner et ces vocalises un peu l

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