vendredi , 28 février 2020
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Chroniques CDs

King Creosote

Découvert grâce à Byte FM, King Creosote possède ce parfait petit morceau obsédant avec “No One Had At Better“ qui place ce projet solo à première vue entre les germanophones Notwist et The Whitest Boy Alive. Originaire de Fife en Ecosse, Kenny Anderson s’amuse de ce nom de saynète : « J’avais coutume d’enregistrer des disques avec un groupe nommé Skuobhie Dubh Orchestra, mais je devais toujours enregistrer mes morceaux tout seul. J’ai donc voulu mettre ces enregistrements sur mon label Fence. Dès lors il me fallait quelque chose pour passer de l’autre côté de la barrière. C’est la partie de la créosote. J’ai donc écrit King Creosote et tout de suite aimé la juxtaposition entre le royal et le cancérigène ». Honte à nous, ce FLICK THE VS est déjà son cinquième album et nous ne connaissions – presque – rien de cet artiste.

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Men Without Pants

Que peut on attendre d'un nouveau projet comme Men Without Pants, qui réunit des gens autant différents que Russel Simins (Blues Explosion) et Dan The Automator (Gorillaz), un mélange de rock un peu noisy avec de l'électro qu'est ce que cela peut donner ? NATURALLY apporte un élÈment de réponse. La première chanson commence sur une boite à rythmes bien electro pour rapidement se faire rejoindre par une guitare simplissime. "And The Girls Go" est un titre très pop qui régalera les fans. "Double Life" commence de manière magistrale. Du vrai rock se rapprochant presque du stoner. Avec cris stridants, basses puissantes et guitares tranchantes. Un titre qui fait vraiment du bien aux oreilles. Une des chansons les plus accrocheuses de cette année à mon humble avis. "Superfine" commence sur une rythmique saccadée, le son général se rapprocherait d'un titre électro mais jouée avec des instruments rock. Le style est trés original. On reconnait des voix rappelant Gorillaz pendant le refrain. Voilà peut-être le véritable son Men Without Pants. "My Balloon" est plus pop, accompagnÈ d'une voix féminine. Le titre est définitivement digne d'un prochain single. "Let's Meet In Real Life" est complètement différent. Une rythmique presque hip hop très rapide, laisse apparaître des cordes et un piano. On frôle presque le Trip Hop. La chanson est par ailleurs instrumentale.

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Grizzly Bear

Faire une chronique de ce nouvel album de Grizzly Bear se révèle aussi difficile que de jouer du flamenco à la guitare pour un lépreux en phase terminale tant on a peur de faire du tort à cet édifice d’ingéniosité et de sensibilité. A l’image de la pochette, Veckatimest est construit par d’infimes sonorités qui, associées, fondent un tout d’une grande beauté. Du baroque psychédélique en quelque sorte. Ce qui frappe au premier abord, c’est la complexité de cette musique que l’excellente production permet de rendre accessible. En effet, chaque ins

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The Veils

La troupe menée par Finn Andrews, New-Zealandais exilé à Londres des suites de ses ambitions musicales, livre son troisième opus, SUN GANGS, après quelques nouveaux changements de formation. Après l’éclatement du groupe en 2004, des suites d’un album salué par la critique, The THE RUNAWAY FOUND, The Veils a prouvé son talent, sans pour autant percer aux yeux de tout amateur de rock intense et sombre, malgré la assez fraîche de Finn Andrews qui s’y superpose habilement. Mélodiquement proche de Coldplay, The Veils adopte des tons bien plus sombres, offrant des titres bien moins accessibles à la première écoute que le blockbuster musical anglais. On retrouve ces ballades acoustiques mêlées toujours à cette densité sonore propre au groupe mais qui frise parfois l’overdose dans SUN GANGS. Mais l’ensemble de ces ballades, qui constituent le squelette de l’album, sait faire varier les plaisirs : certaines sont vite ennuyeuses, néanmoins aucune ne se ressemble, et cela souligne déjà un certain talent de composition.

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White Lies

Dès la sortie de leur album TO LOSE MY LIFE…, White Lies est entré dans les premières places des ventes d'albums au Royaume-Uni. Rien d'étonnant à cela, la formation amène un vent d'air frais et de renouveau à la scène rock des années 00. L'album est volontairement sombre, des arrangements musicaux aux paroles en passant par le timbre de Harry McVeigh. Le premier morceau, "Death", annonce la couleur. Influencés par des formations telles que Joy Division ou Depeche Mode pour ne citer que les plus connues, White Lies y ajoute une production technique irréprochable et un côté progressif qui ne déplaît pas. Quelques touches britpop du XXIe siècle viennent relever le tout et conférer un aspect très sautillant à des morceaux exagérément lugubres, à l'image du titre éponyme, paradoxalement digne du meilleur Kaiser Chiefs. Les claviers conviennent parfaitement et donnent une assise et une ampleur qui rappellent le premier album des Killers (n'allez toutefois pas chercher trop de similitudes entre les deux groupes") à des titres comme "A Place To Hide".

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Jarvis Cocker

Ah. Difficile d’expliquer aux jeunes générations ce qu’a représenté dans les années 90 Jarvis Cocker, ce parangon de classe, d’élégance et de détachement typiquement anglais, auteur avec son groupe Pulp tout simplement de quelques-uns des plus grands moments musicaux de toute la décennie. Après sa séparation d’avec ses musiciens en 2002, notre homme a sorti fin 2006 un premier album solo délicieux simplement nommé JARVIS et mené par un single irrésistible (accompagné d’un clip hilarant), "Don’t Let Him Waste Your Time". Avant même d’insérer le CD dans le lecteur, une mention sur la pochette de ce deuxième disque post-Pulp intrigue et inquiète le fan : « Produit par Steve Albini » que c’est écrit. Ca alors. Steve Albini s’est occupé de la production quelques chefs-d’œuvre de l’histoire du rock comme le SURFER ROSA des Pixies ou le IN UTERO de Nirvana. Plus récemment, il a supervisé la sonorité de THE WEIRDNESS, l’album du retour des mythiques Stooges. En un mot comme en cent, Steve Albini est un spécialiste des groupes à grosses guitares, à l’opposé par conséquent à priori de la pop lettrée et marrante pratiquée par Jarvis Cocker. Jarvis, sur ce deuxième disque solo, semble donc avoir tenté un pari, l’association de l’eau et du feu. Sur le papier ça peut sembler intéressant (ou effrayant). Reste à voir ce que cela donne concrètement.

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The Vaselines

The Vaselines embrase la musique de 2009, c'est la résurrection rock de l'année, admirés par Kurt Cobain, NME blabla, etc. Fraîcheur peut-être... reste que ce groupe lubrique était bien inactif. 17 ans, depuis ALL THE STUFF AND MORE. Reformation en 2006, et ENTER THE VASELINES cette année. Moitié best of, moitié démos, l'occasion de vérifier si ce phare des années 1990 a bien tenu les tempêtes de nouvelles influences qui ont déferlé depuis. Ok cowboys, que cachez-vous donc là-dessous? Eh! bien: caleçons, strings et le reste. "The Day I Was A Horse" saisi les femmes au lasso. A vue. Sans prétention aucune. On imagine les groupies danser lors des festivals, dans le faste de la déchéance moderne, ne comprenant rien aux paroles de ce groupe d'Écossais.

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The Decemberists

Superstars indie aux Etats-Unis et toujours aussi anecdotiques chez nous, mis à part pour quelques spécialistes convaincus, The Decemberists ont à nouveau réussi à nous livrer une œuvre de qualité supérieure. Entre Ben Folds et Belle and Sebastian, une fine touche country, des guitares abrasives, de la grandiloquence en plus et une voix reconnaissable entre mille, the Hazards of Love et ses dix-sept morceaux annoncent rapidement la couleur et le niveau élevé. L’in

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Scarlett Johansson

En ce temps printanier, retour du chaud et du soleil, ce qui conviendrait d’écouter c’est les Beach Boys. Effectivement quoi de mieux que la pop harmonieuse de Brian Wilson et ses acolytes

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The Felice Brothers

Dire que j’attendais l’album suivant des Felice Brothers serait un euphémisme. Leur dernier album, THE FELICE BROTHERS, me semblait très récent mais j’ai regardé quand même. Et on peut dire que j’ai bien fait puisque leur nouvel album est sorti le 7 avril. YONDER IS THE CLOCK, c’est son nom, est le deuxième album des frangins de New York sur une major, et il sort une année après le premier. Pour rappel, les Felice Brothers c’est ce groupe de folk américain, un chanteur av

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