mardi , 18 septembre 2018
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Archives de catégorie : Chroniques CDs

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Edward Sharpe & The MZ

On nous demande d’encenser un album sur la base d’une copie promo de 3 plages seulement tirées de l’album à paraître tout soudain. Bien. Soyons objectifs et penchons-nous seulement sur ces 3 titres, à savoir « 40 Day Dream », « Jaglin » et « Carries On ». Les Zéros Magnétiques sont tout sauf des zéros. Un peu des Walkabouts en moins 80’s, quant au Sharpe, il est une espèce d’Anton Newcombe en moins con. Le tout assez hippie nouvelle génération, vas-y qu’on se tient la main et qu’on danse en cercle pendant que le soleil se couche. Mais tout ça n’est pas dérangeant. Car le tout est tellement… tellement simple, tellement naturel ! Il n’y a rien à comparer musicalement avec Oasis, mais disons que dans la démarche, l’un comme l’autre ne font pas de prouesses mais tous deux arrivent à choper LA mélodie qui tue, si simple, si parfaite. Et l’on se dit, la guitare sur les cuisses, dans sa chambre « Mais pourquoi JE n’y ai pas pensé avant ? » Il y a un côté Spiritualized aussi, voire Arcad Fire au niveau des mélodies (votre serviteur aime le name dropping vous dites-vous). Donc en résumé, du songwriting, du pur, du vrai ! Avec des chœurs, du piano, des introductions qui invitent à écouter le reste ! Enfin ! Il est dit sur la pochette qu’il arrive souvent que, en concert, les fans soient euphoriques et ne puissent retenir leurs larmes. Sans penser une seule seconde que c’est la règle, on veut bien croire, à l’écoute des 3 morceaux précités, que les gigs doivent être forts, prenants. Si le reste de l’album est du même acabit, il est de ceux que l’on découvre en fin de saison et qui aident à passer tout l’hiver ! Lire la suite »

Nouvelle Vague

En voilà une bonne surprise ! Nouvelle Vague est de retour pour son troisième album, intitulé en toute simplicité 3. Nouvelle Vague est un projet musical crée par Marc Collin et Olivier Libaux. Les deux musiciens s’entourent de différentes chanteuses et reprennent des morceaux à leur sauce. A la base, le groupe reprenait des chansons de la période New Wave (nouvelle vague donc) en version Bossa Nova (nouvelle vague donc) mais maintenant le répertoire et les genres proposés sont un peu plus larges que précédemment. Parmi les chanteuses présentes on retrouve la charmante Mélanie Pain qui est une habituée de la maison ainsi que la Brésilienne Eloisia, l’australienne Nadeah Miranda et bien d’autres. Quelques chanteurs apparaissent aussi, mais l’album reste très féminin dans son ensemble. Féminin et très sensuel. Un vrai régal. Sur le lot de reprises il y a du bon, du très bon et de l’excellent. Et ça c’est une bonne nouvelle. Lire la suite »

Julian Plenti

(Il s’agit en fait de Paul Banks, le chanteur d’Interpol). Voilà c’est dit. Eh oui, la nouvelle est tombée alors qu’Interpol s’apprête justement à entrer en studio pour enregistrer son quatrième album. Il y a ici lieu de se remémorer que si l’homme a décidé de faire quelque chose en solo, c’est JUSTEMENT pour ne pas sonner comme son groupe habituel. Plus calmes, les titres ne se laissent pas adopter facilement (« All The Fun That We Have » somme toute très simple dans sa conception, commence doucement, même avec ses guitares saturées, pour finir sur des sonorités rythmées et appuyées, mais à aucun moment une mélodie à chanter sous la douche ou quoi que ce soit). « Games For Days » est lui aussi saccadé, avec une voix douce au timbre moins grave qu’à son habitude. Déroutés dites-vous ? Julian Plenti est en fait le nom de jeunesse avec lequel Paul Banks a débuté, il y a de cela maintenant quelques années. Incapable de vous dire si oui ou non cet album reflète le genre que pratiquait l’homme en son temps, voire même s’il s’agit-là de compositions ressorties du fond de son armoire, nous sommes ici en mesure d’affirmer qu’il y a un côté lo-fi manifeste, genre bricolage musical californien (« Madrid Song »). « Unwind » quant à lui est sûrement le morceau qui ressort le plus de l’album, de par son relief musical – au début en tout cas, car il s’écrase après 1’30’’ pour reprendre vers 2’45’’… longue dérive qui ne mène pas très loin, il faut bien le dire. Rien ici n’a grand-chose à voir avec ce qu’on connaît du blondinet. Même s’il y a de bons moments et de bonnes idées, que l’album est bien ficelé et ne part pas dans tous les sens, il est difficile de se sortir de la tête qu’il s’agit ici d’un concept-album, voire d’un album solo libérateur mais pas forcément destiné à se vendre à la pelle. « Mmmoui… Intéressant… Continuez… Parlez-moi de votre mère… » pourraient être les mots de l’auditeur. Lire la suite »

Discovery

Projet parallèles de membres de Vampire Weekend et Ra Ra Riot, Discovery est-il un simple amusement estival? Notre spécialiste en sons hybrides nous donne quelques pistes. Lire la suite »

The Jayhawks

Tout au long de leur carrière (grosso modo 1987-2004), les Jayhawks ont été une incongruité totale. C’est ce qui a toujours fait à la fois leur charme (sur le plan artistique) et leur malheur (commercialement parlant). Mais il faut dire que débarquer fin 1992 (leur premier album, BLUE EARTH, paru en 89, était passé totalement inaperçu), au moment où l’Amérique toute entière pogotait au son de Nirvana, de Pearl Jam ou de Soundgarden, avec un album de country-folk-rock (HOLLYWOOD TOWN HALL) rempli de mélodies sublimes et d’harmonies gorgées de soleil n’était définitivement pas le moyen rêvé pour parvenir à vendre des disques chez l’Oncle Sam. Dommage…Les Jayhawks se sont formés au milieu des années 80 sous la forme d’un trio mené par un leader-songwriter-chanteur-guitariste nommé Mark Olson. Lors d’un de leurs tout premiers concerts, l’un des rares spectateurs présents dans la salle se présente à eux : il se nomme Gary Louris, il est lui-même aussi chanteur et guitariste. Le trio finit par l’engager en tant que quatrième membre. Le groupe ainsi constitué compose, tourne, enregistre un disque qu’il fait presser lui-même à quelques milliers d’exemplaires seulement (disque totalement introuvable aujourd’hui) et sort son premier vrai album, BLUE EARTH, en 89. Ce premier album propose une musique très folk, très country, très roots, encore très marquée par ses influences (Gram Parsons, Neil Young, The Byrds, etc) comme on peut le constater sur les deux extraits proposés sur cette compilation nommée MUSIC FROM THE NORTH COUNTRY (parmi lesquels « Two Angels » qui sera retravaillé sur l’album suivant). Lire la suite »

Florence And The Machine

Florence And The Machine n'a rien d'emo comme pourrait le suggérer la pochette de l'album. Elle ne fait non plus pas dans la métallurgie. Elle vient juste de sortir le disque euphorique de l'année. Lire la suite »

The Dandy Warhols

The Dandy Warhols se manifestent enfin. Reste que cette sortie discographique ne présente rien de nouveau mais tente bien de réhabiliter leur grand album incompris, Welcome To The Monkey House, d'une façon suspecte. Lire la suite »

Slow Club

Laissez-moi vous introduire au Slow Club. A la guitare et au chant, Charles Watson. A la guitare et au chant, Rebecca Taylor. Parce qu’à deux c’est mieux, ils ont créé cette entité après le split du groupe de Sheffield, The Lonely Hearts. Et force est de reconnaître qu’avec la sortie de leur premier album, YEAH, SO ?, le Slow Club n’aura pas de peine à dépasser la – petite – renommée de leur ancien groupe. De là à dire d’eux qu’ils sont les nouveaux Moldy Peaches, il y a un pas qu’on hésiterait à faire… Tout adorables que sont les douze titre du LP, rien ne semble approcher la déglingue créative du feu duo réunissant Adam Green et Kimya Dawson. The Independant s’interrogeait sur le groupe par un présomptueux : « pourraient-ils être la réponse anglaise aux White Stripes? » Pas facile aujourd’hui de lancer un groupe indé dans le grand bain. A force de comparer sans raison, ne casse-t-on pas le joujou ? Optant finalement plus pour un folk bon enfant qu’un anti-folk revendiqué, Slow Club n’est franchement pas loin de la niaiserie des Ting Tings. Bienvenue dans le royaume du lisse… Lire la suite »

Tinariwen

On ne parle ici que trop rarement de musique africaine. Alors que, pendant ce temps là, certains missionnaires occidentaux, à l’instar de Damon Albarn, contribuent à démocratiser l’écoute d’un genre trop souvent étiqueté World Music –par comodité- mais vidé de ses capacités d’influences. A propos d’influence justement, comment ne pas aborder cette mini polémique qui s’est formée en 2008 autour des groupes indés citant à tort et à travers des artistes tels que Fela Kuti, Ousmane Kouyaté, Issaa Bagayoo ou même Amadou et Mariam, entre kwassa kwassa, afrobeat et zouk ? Vu par un petit blanc bec, cette vague africaine dans le rock occidental surprend puis ne peut que passionner. Au point de se demander comment on avait fait sans jusqu’alors ? Certains ne s’en s’ont pas trop préoccupés et ont continué leur long chemin musical, à l’instar de Tinariwen. Honnêtement, les emprunts successifs de Vampire Weekend, Foals, Yeasayer, Dirty Projectors et j’en passe sont à des années lumières du blues proposé par ces touaregs du Mali. Lire la suite »

Dinosaur Jr

Dinosaur Jr est de retour et nous livre son deuxième album (après BEYOND en 2007) depuis sa reformation avec le line-up original (avec Lou Barlow, qui avait quitté le groupe en 1989, à la basse). Confirmant que le groupe est bel et bien de retour et que leur reforma Lire la suite »

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