vendredi , 16 novembre 2018
Vous êtes ici : Accueil » Chroniques CDs » WASP

WASP

Babylon

Demolition


Les vieux groupes glam rock des 80’s reviennent en force. Mötley Crüe, Kiss ou encore WASP font parler la poudre. Le beau Blackie Lawless sort un nouvel album, BABYLON, avec son groupe de toujours, WASP!

 

Le nom de WASP aux USA est associé aux scandales et à la censure. Revoilà
son leader, Blackie Lawless, qui supporte seul la réputation du groupe fondé
en 1984 puisqu’il reste le seul membre permanent, et qu’il sort un nouvel opus pour
cette fin d’année 2009! Un cadeau du Satan Christmas ?

Dès l’ouverture, on sent l’inspiration. Le groupe ne revient pas fatigué,
sans trop d’inspiration, mais en pleine forme ! Les riffs de guitares ne sont
pas révolutionnaires, ni super originaux, mais efficaces. De toute façon, les
fans savent qu’il ne faut pas s’attendre à autre chose. On est plus dans le
bon hard rock, avec ce riff qui va traverser la chanson, la mélodie pas
vraiment travaillée (tournant sur quelques notes), mais tout ceci ne
participent qu’a une seule chose : l’efficacité. Et sur ce plan là, rien à
redire, l’objectif est atteint !

 

Un cadeau du Satan Christmas?

 

Bien sur, sur les plans compositions, arrangements, interprétations, solos, on
ne trouve peu de subtilité ou originalité: le groupe reste égal à
lui-même. Les recettes sont connues depuis longtemps. Mais ce que WASP sait
faire, il le fait bien, et a choisi l’option de s’en contenter. Pas de
fausses notes, rythmiquement au point, vocalement maitrisé : sur le plan
technique, c’est parfait. Certains titres comme “Into the Fire” ou “Godless Run”
font de jolies ballades. On pourrait presque se laisser gagner par l’émotion
du titre si c’était une chanson d’amour, comme un “Still Loving You” des
Scorpions. Les riffs (particulièrement les introductions) comme celle de “Crazy”
(qui ouvre le disque), “Burn”, ou encore “Seas of Fire” donnent vraiment envie de
taper de pied et de courir avec son ballet dans la maison en feignait d’être
une rock star !La reprise de “Promised Land” (écrit par Chuck Berry, chantée
par Johnny Hallyday sous le titre La Terre promise) est très sympathique,
même si elle côtoie parfois le coté « Joan Jett », dont certains titres se veulent lourds
et agressifs, mais la composition à la base ne s’y prête pas (comme le
“Little Drummer Boy” repris par Joan Jett, par exemple). L’arrangement de WASP
aurait gagné à se détacher plus de l’original. Un final rock’n roll qui se
détache un peu musicalement de l’esprit général du disque.

 

 

 

Le coté agressif et choquant légendaire du groupe ne se laisse pas vraiment
entendre musicalement (par rapport aux métaleux actuels). On est plus proche
d’une agressivité à la AC/DC, avec les thèmes de l’enfer, du paradis dans
les themes chantés. Autant dire que pour un public francophone, ou la
religion n’a plus beaucoup d’influence (c’est le cas en France), cette
agressivité n’est plus. Ou alors j’ai vu trop de choses pour en être
choqué ! Reste un excellent disque qui m’a fait découvrir ce groupe sous un
excellent angle et que je conseille vivement à tout fan de rock.


Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Revenir en haut de la page