mardi , 25 septembre 2018
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John Butler Trio

April Uprising

Label: Because / Warner


L’Australien John Butler et sa troupe tente de confirmer son GRAND NATIONAL sorti en 2007 et le succès mondial qui s’en suivit. Au programme, un changement surprise. Voyez donc.

 

Décidemment il semblerait que ce soit la nouvelle grande tendance aux antipodes, après Wolfmother c’est au tour de John Butler de céder à cette mode qui consiste, pour tout trio qui se respecte, à dégager toute sa section rythmique (soit quand même les 2/3 du personnel) avant de se lancer dans un nouvel album. Le sympathique Ben Harper australien revient donc avec une toute nouvelle formation qui lui permet, du coup, de s’affranchir des carcans acoustiques qui firent son succès et sa renommée internationale, notamment sur scène.
Alors quid de ce JBT électrifié ? Eh bien lâchons le morceau sans plus tarder: c’est une excellente surprise. Là où un Ben Harper avait quelque peu perdu de son âme en se branchant, John Butler lui sait faire preuve d’une inspiration sans cesse renouvelée passant, sans rien perdre de son art de composer d’imparables petites chansons qu’on fredonne sur son vélo le surf sous le bras, passant donc de petite poperie gamines, badines (“One Way Road”), d’énormes clins d’oeil aux Beasty Boys de Girls (“I’d do Anything”) sur fond de steel drums; ça et là on pense à des Red Hot pas encore stadisés (“Close to You”), et même une fois la prise branchée, à un Hendrix en apesanteur (“Fool for You)”.

 

Les yeux fermés

 

Mais n’allez pas croire que John ait vendu son âme à qui que ce soit, où changé son fusil (enfin, sa gratte plutôt) d’épaule, non, non, on retrouve sur cet album des titres beaucoup plus “classiques” (“Ragged Mile”, “Don’t Wanna See Your Face”, “Take Me”) et ce sens incroyable des mélodies immédiates (“Johnny’s Gone)”.
Juste histoire de donner aux plus dubitatifs d’entre vous l’envie de vous précipiter sur ce nouveau JBT rafraichi(ssant), c’est une superbe weezerie du bush qui vient clore cet album enthousiasmant, le grand John s’amusant, par là même, à aller planquer le single le plus évident, en toute fin de galette. Ils sont peu ceux qui, sur la seule foi de la qualité de tous les autres titres, peuvent se permettre une telle facétie sur un album. Et moins nombreux encore ceux que la maison de disque laissent faire sachant très bien que quiconque a déjà vu l’énergumène sur scène, y retournera les yeux fermés et achètera l’album, single ou pas.


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