dimanche , 21 juillet 2019
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Chroniques CDs

Adam Green

Qui aurait donné cher de la peau d’Adam Green après l'éclatement des Moldy Peaches ? Bien sûr, à l’écoute de certaines de ses productions solo, l’image de l’icône de l’anti-folk américain tend à s’évanouir pour ne voir rester que celle d’un membre plutôt discret de « la collection de mini rock-stars » actuelle, dixit Stéphane Deschamps (Inrocks). Pourtant, le New-Yorkais nous livre là son 6ème album, ce n’est pas rien : et si son fameux FRIENDS OF MINE, sa bombe de l’an 2003, reste indétrônable, ce MINOR LOVE fait bien vite oublier le pernicieux SIXES & SEVEN (2008) aux goûts soul plus que louches.

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Fucked Up

Fini la rigolade, Fucked Up revient pour foutre un énorme coup de pied dans la fourmilière musicale et pour nous faire décrocher un peu de tout ce qu’on impose en matière de rock. Car à l’heure où les Grammy Awards récompensent les pires artistes de l’année, il est bon temps de se raccrocher à des valeurs sures et d’arrêter d’avaler les conneries qu’on nous inflige à longueur de journée.

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Hazy Malaze

Hazy Malaze est avant tout le projet, le groupe d’un homme : Neal Casal. Passionné par la musique américaine dans sa pure tradition rock, celle qui s’influence du blues, de la country et de la soul, celle qui suinte une Amérique farouche, celle qui respire l’air sec des grandes étendues. Enfant, Casal traverse les Etats-Unis, balloté par le divorce de ses parents. A la manière d’un Jack Kerouac, la route a façonné la personnalité du jeune homme. A 13 ans les Rolling Stones entrent dans sa vie par l’intermédiaire d’EXILE ON THE MAIN STREET. Dès lors c’est irréversible, il sait qu’il sera chanteur.

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Thee Silver Mt. Zion

Tout débute un peu comme une BO de Deadman de Neil Young, quelques notes de gratte erratiques avant qu'un violon mélancolique vienne rejoindre le chant sur cette longue dérive hasardeuse qu'est "There Is Light". Un violon ? Que dis-je ? Très vite c'est un ensemble de cordes qui viennent épauler le chanteur qui a l'air bien à la peine pour rester juste, comme sur tout le reste de l'album; il ne quitte ni la cuisine dans laquelle la voix semble avoir été enregistrée, ni, surtout, le fil du rasoir sur lequel il pose continuellement sa voix désespérée. Lo-fi épique ? Après tout pourquoi pas, on n'est plus à un sous genre prêt dans le rock. Estimant sans doute que la fin du morceau risquait fort de dérailler sérieusement s'ils ne trouvaient pas un subterfuge à ce chant peu agréable, nos amis décident d'ajouter quelques choeurs féminins; malheureusement, le tout fait plus cache misère qu'autre chose car notre homme y tient, il braillera comme un ado devant la glace de sa salle de bain sur du Tokio Hotel jusqu'à épuisement du long quart d'heure que fait le morceau.

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The Black Box Revelation

Les habitués des clubs locaux se souviennent sans doute du groupe belge The Black Box Revelation. Leur premier album sorti en 2008 SET YOUR HEAD ON FIRE leur avait permis de se faire un nom et de se faire la main lors de la tournée. Quelques dates en Suisse et un concert au Paléo 2009 avaient laissé une excellente impression pour un si jeune groupe. Un succès assez fulgurant pour ce duo, qui a vite accompagné en tournée de grands noms, notamment l’année dernière les Eagles of Death Metal. Le succès fut tel, que des concerts à New York et Los Angeles furent programmés. Rien que ça !

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Heavy Trash

Après deux ans d’attente, Heavy Trash sort son troisième album. Préparez-vous à vous prendre une grande claque qui vous laissera déboussolés et heureux. Matt Verta-Ray et Jon Spencer, créateurs de cette bête sauvage rockabilly, enchaînent les disques comme une bande d’accros aux jeux sous speed s’exciteraient au Jenga : carré et droit au départ, avec une base stable, ils enlèvent des pièces. Le tout tangue, ça les fait flipper, ils croient, ils parient que tout va s’écrouler, ils en chient dans leur froc. Mais Jon Spencer ne tombe pas. Il bouscule et pousse et nous entraîne dans une chute inéluctable qui ne vient pas, comme une moto dans un virage serré, qui penche de plus en plus mais finit par vous emporter en douceur vers le virage suivant. C’est à ce niveau que se situent les chefs d’œuvre de Jon Spencer. Peut-être qu’on n’en est pas encore là avec ce troisième album. Pas encore mais pas loin.

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Fanfarlo

C'est avec un plaisir non dissimulé que Lords of Rock rend visite au Rocking Chair de Vevey. Avec, dans le viseur, le joyau anglais Fanfarlo. A écouter d'urgence, qui plus est en attendant le nouveau Arcade Fire.

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Cymbals Eat Guitars

De Staten Island, un jeune quatuor produit lui-même un petit album à ranger à côté de ses modèles indés des 20 dernières années. Et se pose une question existentielle, point de départ de ce 9 titres attachant. De passage au Romandie de Lausanne d'ici peu. Moteur.

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Otium

Toujours à l’affut de nouvelles découvertes, nous sommes heureux de vous présenter Otium, un groupe français qui a autoproduit son album SACRIFICED GENERATION. En voyant la pochette de l’album, on devine facilement que le groupe ne va pas faire dans la dentelle. C’est énergique, il y a souvent des atmosphères sombres, mais ce n’est pas trop lourdaud non plus. Le groupe se situe d’ailleurs entre néo-métal et fusion. Le guitariste Guillaume et le bassiste Aurélien assurent les voix, ce qui donne un côté intéressant avec différents niveaux vocaux (grave, claire, gutturale, criée). Au moment d’enregistrer cet album, le groupe était un power trio, la basse a donc une importance capitale et ne passe pas inaperçue. Depuis, l’ingénieur du son Sébastien a rejoint les membres du groupe en prenant sa guitare.

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Major Lazer

Nouveau chapitre pour notre rubrique Déchronologie. On vise l'hétéroclisme aujourd'hui avec, à l'honner, les Major Lazer. Guns Don't Kill People... Lazers Do est réservé à un public averti qu'ils disent. On analyse l'objet pour vérifier l'étiquette.

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