mercredi , 21 novembre 2018
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Lilium

Felt

Label: Glitterhouse Records (distr. Irascible)


INDIE COUNTRY Enregistré entre le Colorado, le Canada et la France, Felt est le troisième album de Lilium. Très peu cité, le groupe mérite cependant toute notre attention, et nos louanges aussi. Car c’est un putain d’album d’ambiances.

A la base du projet Lilium, un homme au patronyme qu’on croirait emprunté au libraire en bas de notre rue: Pascal Humbert. Un nom inconnu du grand public et qui pourtant est un pion essentiel dans le paysage country-folk américain. Pour mieux vendre cet album, le français aurait en effet pu y glisser l’annotation: le side-project d’un membre de Sixteen Horsepower et Woven Hand. Reste que ce musicien discret préfère tracer son sillon entre son appartement parisien et les grands espaces, ce depuis 1984. Sorti sur l’excellent label Glitterhouse Records, FELT ne fait donc pas dans le superficiel et s’attache à refléter l’atmosphère dans lequel évolue Humbert. Au menu, de nombreux titres instrumentaux, mais aussi de grands morceaux d’une classe totale.

Miracle

On retiendra ainsi le titre folk ”Lily Pool”, avec Kal Cahoone, qui donne une leçon de subtilité à n’importe quelle chanteuse actuelle, avec une instrumentation démente, proche de ce que sait faire Patrick Watson. Il y aussi ce titre singulier du reste de FELT, le bien nommé ”Miracle”, avec Hugo Race au chant (un proche de Nick Cave notamment). Chanté comme un Jarvis Cocker en plein désert ou un Richard Hawley en pleine lumière, on ne tient pas longtemps les pieds sur terre. A conseiller bien assis sur un rocking-chair, en tout cas. Un joyau de morceau pop autant qu’une love song intelligente. Ce même bonhomme est aussi à l’honneur sur le titre d’ouverture, ”Right Where Your Are”, là aussi proche de Cave ou de Howe Gelb (Giant Sand notamment), entrée en matière idéale, riche en arrangements. ”Believer” nous convainc sur le programme de cet été: prendre la route, sans oublie cet album admirable, taillé pour la route. Ne pas oublier de spécifier au concessionnaire de la voiture à louer: avec autoradio et bonnes enceintes. Le reste se suffira à lui même. FELT n’a pas besoin d’autres prescriptions pour être dégusté comme il se doit. Vive Pascal Humbert.


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