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Tag Archives: Manitoba

The Pussywarmers

Est-ce que c’est un gag ? D’accord, le label du Révérend Beat-Man a toujours été trash, ironique, bruitiste, je-m’en-foutiste, marrant, etc. Mais là… c’est comme si le label ressortait du fond du tiroir tous ceux qu’il n’avait pas eu le courage de signer deux ans plus tôt. Allez, ne soyons pas élitistes. Dernièrement, j’ai reçu Mama Rosin. Je n’ai pas eu le courage de chroniquer cet album cajun rock, limite folklore créole. Ici, la force du groupe réside dans les cuivres et l’accordéon. Est-ce que cette originalité est suffisante pour sortir un album ? Probablement pas. Mis à part la deuxième plage, "Dead", original, criard mais pas énervant, avec du xylophone, le reste ? L’intro "Bonjour Madame" ? Le titre se veut burlesque : il est merdique. "I Saw The Devil" pourrait être la B.O. de Laurel & Hardy – mis à part les paroles, ça va de soi. "The Devil’s Carillon" est un interlude inutile qui a pour fonction le remplissage. Même chose pour "Summertime" : il fallait montrer qu’on possède un lap steel aussi (sorte de guitare qui se joue à plat et qui sonne autrement mieux jouée par n’importe qui plutôt que par Ben Harper). Allez, on en saute quelques-uns (y compris "Dounats", ballade country de l’Arkansas profond, MAIS… chantée en allemand). "C’era Una Volta" commence en cacophonie pour se transformer en chant pour enfant. Et y a pas à dire : une chanson en italien fera toujours penser à Laura Pausini ou Eros Ramazzotti. Peut-être est-ce extrémiste de penser ainsi, mais le vieux con que je suis pense que le rock est fait pour être chanté en anglais. Vous connaissez de bons groupes de rock chantant en français ? Non (Indochine n’entre pas dans la catégorie des bons groupes). Noir Désir ? A la rigueur. C’est l’exception qui confirme la règle dira-t-on. Bref.

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Jval Festival

Le Jval, ça débute ce soir. Plus vieux d'une année que ce webzine-ci, le festival de Begnins n’a pas vraiment tardé à se faire un nom. Décorticage du phénomène, et du programme.

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Metronomy en interview

Samedi passé se produisaient Metronomy au Pully For Noise. On en a profité pour les interviewer en plein concert jazz d'Erik Truffaz. Tant mieux pour nous dirons les mauvaises langues...

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Mama Rosin

Interview de Mama Rosin dans leur loge derrière la scène du Détour. En présence de Robin l’ébouriffé et Vanina la batteuse. Ce groupe Genevois au futur très prometteur nous fait quelques révélations.

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Jeremy Jay

Sorti ce printemps, SLOW DANCE annonce un artiste ô combien attachant, le timide Jeremy Jay. Dans une pop bricolée mais tenant la route, renvoyant à Neil Young parfois, à la new wave aussi, ce « charming man » se profile comme le parfait outsider de l’année. Car il sait tout faire. Il y a cette parfaite ritournelle “Gallop“, tout en écho faussement glacial et en rythmique entêtante à coup de claquement de doigts et d’une batterie sommaire. Bien joué Jeremy, on lève une première fois le pouce. Voici avec ce titre une parfaite entrée en matière pour entamer une danse illusoire, comme si l’on se complaisait dans une situation rêvée. En effet, SLOW DANCE semble être en lévitation, sans date ni destination. En déclinant une recette personnelle et toute en agilité, cet album possède une homogénéité dépossédée de répétition : tous frères et sœurs, les dix morceaux ont chacun leur propre histoire, leur propre caractère, leurs petites idées. Pas de remplissage donc… Dans cette unité de corps et d’esprit, on retiendra les deux extrémités. “We Were There“ pour débuter et « Where Could We Go Tonight ?“ pour terminer : électriques, accompagnés d’un clavieret, ils donnent un cadre à ce SLOW DANCE, sans quoi on pourrait parfois être désabusé. Ce continuum n’inspirera en effet pas les esprits pressés et amoureux des singles évidents.

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Montreux Jazz Festival, première semaine!

Montreux, je ne t’aime pas. Montreux, je ne t’aime en fait que 2 semaines par année. Tu sais, Vevey est bien plus jolie, moins huppée, plus prolo et donc moins énervante. Et à côté de toi, même Lausanne passe pour être une ville active. Mais toi, Montreux, tu sais mieux que quiconque t’entourer. Montreux, tu as su te doter sans grand frais d’un joli patronyme, Jazz, et d’une résonnance à nulle autre pareille en Suisse. Tu prêtes ton cadre enchanteur à une équipe de petites fourmis inépuisables, qui font de toi chaque année, sans exception, la place la plus chère à de tout un pays. Et le lieu le plus cher aussi. Mais passons… A passé 40 ans, ton festival a bien évolué mais res

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Bad Bonn Kilbi, 1er jour

Comme vous le savez si vous avez lu la présentation du Kilbi sur ce même site, le programme de ce petit festival cette année est à couper le souffle. Et bien que Sonic Youth vienne dimanche, les autres jours, et en l’occurrence le vendredi, méritent le détour.

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Bob Log III

Si vous avez lu l’interview de Bob Log III sur ce même site, vous avez pu vous rendre compte que ce gaillard n’est pas banal. Ce showman se produit tout seul depuis dix grosses années. Avec sa guitare, une grosse caisse, une cymbale et surtout son casque customisé avec un micro de téléphone, il s’est créé un personnage qu’il incarne si bien qu’il est difficile de discerner Bob Log de Robert Reynolds – son vrai nom. D’ailleurs comme le dit Tom Waits à son propos, « personne ne sait jamais quel âge il a ». Il ne semble d’ailleurs pas trop affecté par les contraintes temporelles, en onze ans, ce nouvel album n’est que le quatrième. C’est que l’américain semble largement préférer le live au studio, il tourne énormément et se pose rarement. Au fond ce n’est pas si grave, cela n’en rend chaque album que plus jouissif, surtout quand on se rend compte que cette fois oh ! surprise, c’est sur un label suisse qu’il sort. Et pas n’importe lequel puisque c’est Voodoo Rythm, c’est-à-dire LE label suisse de rock déjanté tendance rockabilly, celui de Reverend Beat-Man et des lausannois de Giant Robots entre autres.

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John Schooley and his One-Man Band

Fans de T-Model Ford, du côté le plus roots des White Stripes et des Cramps : réveillez-vous ! Sorti d’Austin, Texas, avec un pied gravement ancré dans le rock’n’roll le plus trash qui soit et un autre fidèle pour toujours au blues des ancêtres (..)

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