mercredi , 19 septembre 2018
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Stephen Malkmus and The Jicks

Mirror Traffic

Label: Domino / Musikvertrieb

LO-FI – Si vous êtes fans de musique lo-fi, il y a fort à parier que Pavement fut une révélation pour vous dans les années 90. Si ce n’est pas le cas, c’est bien dommage, car leur discographie reste incontournable. Alors que le groupe se reforme en 2010, tout le monde attend un nouvel opus ! Et ben non, Malkmus sort encore un album solo… Mais voilà, autant continuer quelque chose de sincère avec les Jicks que de mercantile avec Pavement. Bon choix Stephen.

Lorsque Pavement met un terme à sa carrière en 1999, c’est la fin d’une décennie… Une décennie assez folle, avec l’émergence du grunge, du rock noisy, les highlights du rock indé. Tous ces groupes qui se réclament de la punk generation et qui, certains sans le vouloir, sont en train de révolutionner le rock, encore et toujours. En cinq albums dont quelques petits bijoux, Pavement a fait sa place parmi les grands et s’est rapidement retrouvé à la tête de ce mouvement lo-fi. Dans les années 2000, Stephen Malkmus leader du groupe poursuit sa carrière en solo et reste très productif. MIRROR TRAFFIC qui nous intéresse aujourd’hui est déjà le 5ème album de Maître Malkmus et de ses Jicks.

 

 

Avec ce bon vieux Beck à la prod’, Malkmus a réussi a trouvé la poule aux œufs d’or et a pondu quelques petits bijoux. Le "Tigers" en ouverture et sa petite mélodie pop sympathique ravira les adeptes du genre. Simple mais juste. Un "Senator" un peu plus énervé, vicieux (lisez les paroles) et revendicateur fait son apparition un peu plus loin. Au milieu de l’album, on vibre sur la douceur d’"Asking Price" et de son refrain saccadé avant de littéralement s’envoler sur "Stick Figures In Love", un titre condensé qui résume à lui seul toute l’étendue du talent et l’ambiance de MIRROR TRAFFIC. Cette petite mélodie à la guitare ne nous quitte pas… Pour le reste, beaucoup de titres légers, une pop minimaliste, bien bricolée mais drôlement efficace, saupoudrée de solos dissonants, téméraires et d’ambiance lo-fi. Quelques guitares énervées sur "Tune Grief" afin que le quadra puisse montrer aux petits jeunes comment on savait y faire dans les 90’s. Et oui, il n’y avait pas que Kurt Cobain dans les 90’s…

 

Toujours beaucoup d’humour, du second degré (jettez un coup d'oeil au clip…) et d’autodérision additionné à une pop sous des faux airs de nonchalance et voilà que MIRROR TRAFFIC se glisse gentiment dans les bonnes surprises (est-ce vraiment une surprise ?) de cette rentrée musicale.

 


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