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Selah Sue et Tiken Jah Fakoly à Montreux


Montreux Jazz Festival, Jazz Lab, samedi 5 juillet 2014

REVIEW - Après une première soirée passée sous le signe des pays nordiques (la belle danoise Agnes Obel et le musicien islandais Olafur Arnalds), le Jazz Lab avait prévu un programme «roots» pour réchauffer l’atmosphère.

Afin de commencer la soirée en douceur, c’est la merveilleuse Selah Sue qui vient à la rencontre du public montreusien. Pour qui n’a pas eu la chance de découvrir la jeune Belge au Jazz Café il y a deux ans, ce n’était que partie remise. Elle griffonne d’abord ses doutes et ses joies sur le papier pour en extraire des mélodies soul, funk et reggae inspirées de ses idoles, Erykah Badu en tête de liste, Lauryn Hill et Bob Marley.

Tout s’accélère lorsqu’elle est repérée sur MySpace, où elle partage ses morceaux, puis signée chez Because Music. Dans son premier album éponyme, Selah Sue reste fidèle à ses premières écritures malgré le tourbillon qui la propulse au devant de la scène en 2011. Les rencontres s’enchaînent: Patrice, Farhot, Cee-Lo Green et même Prince succombent au charme de la jolie blonde.
Accomapgnée de sa fidèle guitare, l’interprête du hit «Raggamuffin» a transporter la foule venue nombreuse au Jazz Lab, entre émotions fortes avec «This World» et «Black Part Love» et énergie communicative au son de «Crazy Vibes» ou «Fyah Fyah». De plus, le public a eu le privilège de découvrir quelques nouveaux titres de l’album actuellement en pleine gestation. Magique!

C’est ensuite au tour de la légende Tiken Jah Fakoly de faire son entrée sous les acclamations de la salle. Si le reggae était un royaume, l’artiste ivoirien siègerait sur le trône, sceptre à la main et couronne sur la tête. Le chanteur règne depuis bientôt 20 ans sur la scène musicale «reggae» dont il a su régénérer l’esprit originel avec une incroyable énergie, comme en témoigne une dizaine d’albums (la plupart certifiés d’or ou de platine) et des tounées triomphales à travers le monde.

Mais le reggae n’est pas un royaume. C’est une république, imaginaire, utopique, invisible, sans frontière au centre de laquelle Tiken Jah Fakoly incarne une force de résistance infatigable et une source d’inspiration inépuisable. Et sur scène, ce n’est pas le roi mais le guerrier qui entre en communion avec le public du Jazz Lab. En une soirée, le chanteur a réussi à faire un superbe tour d’horizon de son répertoir, entre «hits» et morceaux plus intimistes ou engagés, notamment de son dernier album «Dernier Appel». Une énième piqûre pour nous rappeler qui est (encore) le chef de fil du reggae roots aujourd’hui.


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