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Hommage

Gary Moore


HOMMAGE Un dimanche soir de février un ami
m’envoie ce texto : « Je préfère te l’annoncer ici avant que tu ne
l’apprennes par toi-même… Gary Moore a été retrouvé mort dans sa chambre
d’hôtel en Espagne. Il avait 58 ans. »… Le web me confirme l’horrible
nouvelle : fuck… Rail de souvenirs me revoyant jeunot en train d’écouter
ce type qui jouait du blues avec une hargne et une dextérité métal.

Le gars
qui, dans les années 90, avait réussi, ce comble, a réconcilier le grand public
avec le blues bien plus que s’échinait à le faire Clapton. Merde Gary,
qu’est-ce que tu nous as fait là ?! Le coup de se tirer comme ça, en
douce, à l’instar de ta carrière depuis l’épisode raté de BBM. Il y avait eu
une fulgurance avec l’album hommage au père spirituel Peter Green mais depuis
tu n’intéressais vraiment plus beaucoup de monde. Même les torchons de la
presse rock te trouvaient ringard eux qui t’avaient encensé des années
auparavant. T’aurais peut-être du faire comme le père Clapton, te couper les
cheveux courts et te la jouer patriarche du blues distillant des soli
acoustiques dans des salles archicombles de bourgeois, Whitey n’ayant jamais
dressé l’oreille devant Freddie King ou le Mac. Ben non. Les années d’errances
avec Phil Lynnot ont failli te tuer, tes albums solos métallisés n’étaient
franchement pas tous du meilleur goût et depuis quelques années tes efforts
sortaient dans l’indifférence générale car tu ne semblais plus (re)trouver ta
voie passant du hard avec SCARS, au quasi drum & bass avec DARK DAYS IN PARADISE et A different beat pour enfin revenir au blues ou plutôt un blues, le
tiens.

Tu avais fort bien résumé ta vie dans le très long “Memories”, titre fleuve
qui foutait le bourdon mais là c’est plutôt le déluge d’endormis radiophoniques
qui fout les glandes à grand renforts de “Parisienne Walkways”, tout le monde se
trouvant désormais une légitimité culturelle sur ce titre depuis ta
disparition. Relire les paroles de “I’m Still in Love With You” ne fera
qu’accentuer la peine et ce n’est qu’un juste retour des choses, nous le méritons
bien. RIP Gary.


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