dimanche , 23 septembre 2018
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Vit’Fait

Les chroniques

CHRONIQUES - La rentrée s’annonce chaude, pleine de disques, des sorties palpitantes et on se réjouit déjà d'en parler. En attendant, on finit nos chroniques, on fait le ménage dans le stock et on se penche sur quelques albums qui n’ont pas eu le temps de passer dans notre rubrique CD.

Voici déjà le 3ème album pour les Anglais de The Enemy qui s’étaient fait connaître avec leur précédant album MUSIC FOR THE PEOPLE. Ils reviennent cette année avec STREETS IN THE SKY chez Cooking Vinyl. Le trio dessert toujours un rock alternatif  qui lorgne parfois du côté du punk rock avec ses refrains chantants et plutôt bon enfant. On regrette parfois un manque de profondeur dans les compos. On a l’impression que le groupe s’adresse à un public juvénile attendant qu’une chose : ouvrir des canettes et faire la fête. C’est sympa, mais pas sûr que le l’album dure dans le temps. Il y a néanmoins des bons titres pour s’éclater et l’énergie est bien présente. Des morceaux comme "Bigger Cages" et "Gime The Sign" en début d’album ont une bonne patate. Et d’autres plus populaires comme "Saturday", "Come Into My World" ou "2 Kids" trouveront aussi leur public.

Label : Cooking Vinyl

 

Le ton se corse avec les Suisses de Stereotrip, on lorgne du côté obscur du Heavy Metal. Ils nous proposent un mini album de 7 titres, « home made » qui pour l’instant se vend lors des concerts. Vous aurez peut-être l’occasion de les croiser à l’Espace Noir de Saint-Immier ou sur d’autres scènes alternatives. Ce mini-album se compose de 4 titres en studio et de 3 morceaux en live. Si on devait en choisir une de chaque, ce serait "Rebels" pour les hurlées en live (Benjamin a une voix rauque se rapprochant de celle de Lemmy) et pour la fin saccadée qui déchire. En studio, les titres se valent, on a un petit faible pour "Winter" et "A Cry in The Night". Un jeune groupe à découvrir pour tous les amateurs de musique qui décape.  

Label : Autoproduction

 

On reste dans du costaud avec cette fois le sixième album d’AqME, EPITHETE DOMINION EPITAPHE. La particularité de cet opus est qu’il sera le dernier de Thomas. Un mois avant sa sortie le chanteur annonce son départ pour raisons personnelles. Il est rapidement remplacé par Vincent. Au niveau du contenu, AqME ne fait vraiment pas dans la dentelle et signe un album d’une extrême violence, mais qui sonne toujours familier pour les habitués. Le chant est pratiquement hurlé tout au long des 11 titres et la musique derrière reste très métal. AqME signe sans doute son album le plus violent sans toutefois délaisser les ambiances post-rock et un peu malsaines. On appréciera la petite touche « gutturale » de Stéphane Buriez (Loudblast) sur "My English is very Bad". 

Label : At Home – Wagram / Disques Office

 

THE ABERRANT YEARS de Feedtime n’est clairement pas une nouveauté. Bien au contraire, il s’agit d’une réédition des quatre premiers albums du groupe post-punk australien signé justement chez Aberrant. Et c’est le mythique label Sub Pop qui propose aujourd’hui ce revival australo-post-punk. Voici donc une occasion de découvrir ce groupe très « indé » et qui avec un son « pré-grunge » a peut-être été avant-gardiste. Le groupe a sévit durant une décennie (1979-1989) avant de revenir dans le milieu des années 90 pour un album. Une deuxième réunion (cette fois avec le line-up original) a vu le jour récemment suite à la sortie de ce coffret. Good stuff !

Label : Sub Pop / Irascible

 

Un nom qui fait sourire, Les Blérots de RAVEL sont de retour avec un album live pour leur 15 ans d’existence. S’ils ont commencé en tant que troupe de théâtre de rue, les voilà désormais bien ancré dans le paysage musical français. Souvent associés à cette nouvelle scène française dite « festive », les Blérots de RAVEL sont avant tout un groupe à voir en live, tant leurs concerts sont des spectacles montés de toute pièce. Ce dernier album comporte donc des anciens titres revisités, quelques inédits mais ce qui surprend, c’est qu’on n’a pas l’impression d’être en live avant la 9ème piste "Langue de Pute". En effet, on n’entend pas le public et pour un album live c’est presque dommage. En contrepartie la qualité de l’enregistrement est naturellement excellente. A noter aussi que le groupe a diminué son côté « orchestre » pour sonner plus rock, plus groupe de scène qu’artiste de rue.

Label : L’Autre Distribution / Disques Office

 


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