mardi , 18 septembre 2018
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Tribecca

Ocean Rapture

Label: Autoproduit


ROCK Tribecca, formation parisienne, revient dans les studios (les leurs) pour leur
second EP après trois ans d’absences. Nouvelle voix, nouveaux guitariste et
deux ans d’expériences sur les scènes françaises, voila comment ce groupe
de rock alternatif, mais aux influences multiples, veut présenter OCEAN RAPTURE. Les changements trop importants dans un groupe, particulièrement en
autoproduction, ce n’est pas toujours à leur avantage. Est-ce le cas ici ?
Analyse détaillée du disque.

“The Prisoner” se démarque par ses sonorités dès l’introduction. Les
sonorités de guitares venant crescendo, créant une ambiance, ça faisait
longtemps que je n’avais plus entendu que l’instrumental prenait autant de
places. Et son chanteur à la Jim Morrison, avec un chant monodique ou
répétitif sur quelques notes… Non, on est plus loin que dans une imitation
des Doors. Les sonorités et modes de jeu de guitares sont variées, le jeu est
nuancé. Bref, ca fait plaisir.
“Baron Rouge” est plus proche du hard rock, plus classique par sa sonorité et sa
conception dans sa première partie, avec, oui, ça existe encore, un solo ! La
encore, le chant me rappelle fortement Jim Morrison. Et ce n’est jamais
négatif quand je le dis ! N’oublions pas le charisme du leader des Doors !
C’est un peu pareil ici, la voix un peu cassée et volontairement imparfaite
nous mène par son expressivité et sa musicalité dans des compositions un peu
plus longues. Le final, plus calme, contraste bien avec l’introduction. Une
composition bien travaillée, parfaitement maitrisée, dont l’autoproduction
suscite encore plus d’admirations !
“Gray” se distingue par sa longue intro instrumentale, pas vraiment bourrin même
si c’est vraiment du rock par sa sonorité. La encore, les parties de guitares,
très présentes, se distinguent par de nombreuses variations de modes de jeux
ou de sonorités. Le tout reste toujours dans une excellente musicalité.
“Burn” démarre avec son riff bien rock. Pour le reste, ce dernier titre
rassemble les mêmes qualités que les titres précédents.

Ressortir l’artillerie lourde pour se rassasier

Que dire de plus,
à part qu’il manque d’autres titres pour continuer le plaisir musicale ! La
fin nous laisse sur notre faim. C’est trop dur de nous laisser qu’une part de
cette friandise musicale, on en voudrait une seconde part ! L’appétit est
ouvert ! Il va falloir que je ressorte l’artillerie lourde de ma collection de
disques pour me rassasier, à moins que je relance une fois encore ce disque.
Mon enchantement est plus qu’évident, c’est vrai, mais il se justifie sur
des points très musicaux qui caractérisent cet EP (c’est trop court, un EP
!!!) : présence de solos de guitares, de parties instrumentales, modes de jeux
variées, nuances, compositions travaillées, techniquement parfait. Jamais le
disque ne devient long. Je ne trouve même pas une critique négative. Un
début très prometteur, qui, je l’espère vraiment, donnera naissance à un
album dans la même verve.

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