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For Noise

Le Bilan

BILAN - Pas de programmation au kilomètre, aucun étalage de gros sous, il y a deux petites semaines, le Pully For Noise a fêté ses quinze ans d’existence, avec la sobriété qu’on lui connaît. Niché sur les hauteurs de la Riviera, retiré dans un espace verdoyant le petit festival n’a cessé de grandir, pour accueillir plus d’une vingtaine d’artistes durant sa mouture 2011 et couvrir la plupart des genres musicaux actuels. Forte de son exigence et de ses prises de risques, la manifestation occupe désormais une place à part dans le paysage des festivals romands. Une situation encore confortée après une dernière édition de haute tenue. Retour en quelques points sur le festival:

 

 

Les +

Wild Beasts et Twin Shadow

Quelques jours après avoir fait parler d’eux en remixant le “Yoü and I” de la foldingue Lady Gaga, les Wild Beasts occupaient la scène du For Noise, avec leur troisième album sous le bras. Une belle surprise, sur disque comme en live. Loin du rock épique prôné par certains balourds (Kings of Leon et autres Cold War Kids), le quatuor a parfaitement retranscris sur scène les contours de leur musique délicate et si particulière. Des petites perles d'émotion et de détails qui ont fait merveille, vendredi en début de soirée.

 

Les Anglais avaient succédé sur scène à Twin Shadow. Autre ambiance, autre genre, George Lewis Jr. est un digne rejeton de Bowie et de la new wave des 80's. Signé sur Terrible Records, le label de Chris Taylor de Grizzly Bear, ce jeune New-Yorkais dont la coiffe rappelle furieusement la banane de Morrissey, aime et veut toutes les filles à ses pieds. D'où l'atmosphère sensuelle, libidineuse diront certains, qui se dégage de son premier disque, FORGET. Bombardé de hits et gorgé de vintage, l'album consacre le bonhomme en grande vedette. Un statut que Twin Shadow a étrenné en début de soirée, face à une affluence clairsemée. Les absents ont eu tort, comme souvent, tant la performance pop et funky pleine de panache valait le détour.

 

 

Les + –

L’Abraxas

Difficile d’accès, toujours bondée, la seconde scène du festival fait plus volontiers office de sauna de fortune. Des conditions difficiles qui ne permettent pas toujours d’apprécier un concert à sa juste valeur. Il n’empêche, à chaque édition, l’Abrax’ est toujours le théâtre de performances mémorables. L’an dernier, la chétive CALLmeKAT s’y produisait alors que le thermomètre dépassait allègrement les normes, il en résultait pourtant un concert très sensuel et envoûtant. Un an plus tôt, Deerhunter y faisait résonner son rock hanté, la silhouette décharnée de Bradford Cox se dégageant tout juste de la pénombre et l’atmosphère caniculaire du lieu. Même topo cette année pour Peter Kernel. Moins garnie, l’assistance a goûté à un set violemment post-punk, rappelant furieusement les fulgurances des défuntes Liliput/Kleenex.

 

 

Les –

Death in Vegas

Attendus tels les Messies, têtes d’affiche du samedi soir, les Death in Vegas ont fortement déçu. Découverts, il y a peu de temps sur la toile, les premiers extraits de TRANS-LOVE ENERGIES, futur cinquième album studio du groupe, rendaient les espoirs les plus fous peut-être possibles. Il n’en a finalement rien été. Encore peu au point, on a surtout vu Richard Fearless jongler avec ses pense-bêtes. Rock psyché, trip hop et krautrock, sacrés par l'album THE CONTINO SESSIONS, ont finalement été les grands absents, une house minimale et acid barbante à souhait leur étant préféré. A oublier.

 


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