vendredi , 16 novembre 2018
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Paléo 2016, samedi + dimanche


REVIEW - Ce week-end au Paléo n’étant pas très axé sur le rock n’roll, nous ferons un bref retour des concerts de ces deux jours. En effet, la musique française ainsi que d’autres genres musicaux avaient la priorité. C’est comme ça le Paléo, il y en a pour tous les goûts.

Le samedi débute tout en douceur par le concert d’Aliose. Le duo romand (qui pour l’occase s’est transformé en quatuor) est un groupe que l’on a toujours apprécié. Ils sont beaux, talentueux et très proche de leur public. Dans leur musique, il y a beaucoup de sensibilité, d’émotions et de tendresse. Le groupe jouant quelques fois en acoustique, on entendait en même temps le rap puissant de Bigflo et Oli aux Arches. Dommage.

C’est au Dôme qu’il fallait se trouver pour la suite, pour ne pas louper Mansfield.TYA. Si ce nom ne vous est pas familier, c’est un groupe qu’on adore depuis longtemps chez Lords of Rock. (Chroniques d’album, ici et ici ). On peut dire et lire beaucoup de choses sur ce groupe, musique de dépressifs, glauque, névrosée etc… Mais quand les deux filles arrivent sur scène, elles ont la classe. Quand on les voit, on pourrait croire que tout les oppose. Julia Lanoë, capuche, lunette de soleil, habillée tout en noir et bière à la main. Carla Pallone au violon, plus féminine et passe-partout a un look plus traditionnel. Pourtant, quand elles jouent ensemble, l’osmose et la complicité semblent évidentes. On sent que ce sont de vrais artistes, qui aiment la création et l’Art. Le concert est de toute beauté. Le public n’est pas forcément là pour danser et s’éclater, mais pour observer ce moment de poésie. Au même moment les Fréro Delavaga jouaient sur la Grande Scène.

Plus tard, nous avons vu deux grands noms de la chanson française : Alain Souchon et Laurent Voulzy. Les deux compères ayant sortis pour la première fois un album ensemble, ils se partagent la scène. Naturellement on a pu entendre quelques titres de cet album, mais soyons francs, c’est lorsque les deux bonhommes jouent leurs classiques que le public chante à tue-tête. "J’ai dix ans", "Jamais content", "Ballade de Jim", "Le Cœur Grenadine", "Le Soleil donne", "Foule Sentimentale", "Rockollection", "Belle-île-en-Mer Marie Galante" etc… Très classe ces messieurs.

Pour terminer ce samedi en beauté, ce sont les Animen qui mettent le feu au Club Tent. Un Club Tent visiblement trop petit pour accueillir tout le monde. Et oui, un groupe qui monte, qui monte… A leur prochain passage faudra prévoir une plus grande scène. Super concert, super ambiance et enfin de rock n’roll comme on l’aime !!

 

Dimanche

 

Nous sommes déjà le dernier jour du festival… Le dimanche c’est beaucoup plus familial que le reste de la semaine. Vous rajoutez en plus Louane à la programmation, ça devient carrément le bal des enfants.

Un peu de musique classique avec la Sinfonietta de Lausanne interprétant la symphonie n°9 de Dvorak. Ca change d’Iron Maiden quelques jours auparavant.

Un peu plus tard, c’est Thomas Dutronc qui ouvre la Grands Scène. Ca swing à coup de guitare manouche. Sympa, mis pas incroyable non plus.

Ibrahim Maalouf, le trompettiste virtuose et si sympathique a proposé un concert de haute qualité. Le musicien sait aussi s’entourer et l’ensemble a été une vraie réussite.

Le moment tant  attendu arrive, le feu d’artifice. Suivi de Michel Polnareff qui a débuté par son titre à succès, « La poupée qui fait Nyon ». Ha le farceur ! Et ce fut ensuite un enchainement de tubes pour clore cette 40+1 édition du Paléo.

Comme l’a dit le Directeur du festival Daniel Rossellat, « une édition sans fausse note ». C’est vrai. Le Paléo fait sold-out rapidement, le public est conquis, la fête est belle. Néanmoins, la programmation de cette 40+1 aura fait parler d’elle. Un ou deux crans en dessous de la norme, elle manquait peut-être un peu de piment ou de culot. L’innovation avec la soirée Heavy est à souligner toutefois. Pour le reste (décors, infrastructure, organisation, tri des déchets, propreté etc..) on est toujours au top du top. On ne s’inquiète pas pour la suite et au contraire on se réjouit du printemps prochain pour savoir ce que l’Institution Paléo nous aura concocté.


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