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Paléo 2018 – samedi + dimanche


Paléo Festival, Nyon (CH), samedi 21 et dimanche 22 juillet 2018

REVIEW – Nous voilà déjà en week-end pour les derniers jours de concert. Nous avons fait l’impasse sur 2 soirées un peu plus orientées hip-hop et manqué néanmoins quelques belles prestations (Lenny Kravitz, Gorillaz). Le soleil est de retour, cette fin de Paléo s’annonce sous les meilleurs auspices même si la programmation n’est pas tonitruante.

Nous commençons notre tour des scènes par la très poétique prestation de Feu!Chatterton aux Arches. Les Parisiens par l’entremise de son chanteur dandy Arthur Teboul nous emmène dans leur barque au fil des vagues et des titres qui se succèdent en douceur, rondeur et subtilité. Ce groupe sort quelque peu du format habituel et propose un univers bien à lui. Avec un soleil couchant qui les met en valeur, on gardera une belle image de ce concert.

La musique française est à l’honneur en ce samedi. Les générations de musiques urbaines se croisent sur la Grande-Scène. On pense naturellement à Bigflo & Oli qui ouvre le bal et à Suprême NTM qui tombe le rideau. Néanmoins, on retiendra la venue de Bernard Lavilliers qui a toujours la classe mondiale. Le baroudeur et sa voix chaleureuse nous fait autant voyager que Feu!Chatterton.

La programmation du dimanche est toujours un peu particulière avec une partie dédiée à la musique classique. Cette année, c’est les sœurs Berthollet qui montrent toute leur virtuosité ainsi que l’Orchestre de Chambre Fribourgeois accompagné de 100 choristes qui reprend le Stabat Mater de Rossini.  Pour le reste, c’est un peu de la découverte et quelques concerts dispensables (spécial dédicace à Loïc Notet). Le public du dimanche vient surtout se faire plaisir à déguster toute la cuisine du monde et apprécier le feu d’artifice. N’occultons pas Indochine, qui attire toujours du monde et qui a fait le taf en clôture du festival. Mais si vous vouliez vraiment vous faire plaisir dimanche c’est peut-être la prestation des dynamiques Anglais de Yonaka au Détour qu’il ne fallait pas manquer.

Au final, c’est un bilan positif que retient le patron Daniel Rossellat. Aucun incident majeur, une météo clémente et des concerts de qualité. C’est clair. Pour notre part, même si le bilan est aussi positif, on aurait souhaité peut-être plus de risques dans la programmation du week-end. Ou plus de rock ? Certes, mais la Paléo a toujours eu un éventail large et c’est aussi pour ça qu’on l’aime.

Enfin, ne quittons ce magnifique festival sans parler de la Ruche. Cet endroit dédié aux arts du cirque et de la rue apporte énormément à l’ambiance du festival. Beau, drôle et décalé, un passage à la Ruche est obligatoire. Notre coup de cœur ira à l’Odeur de la Sciure et leurs acrobaties humoristico-aériennes. Muppets Rapsody et son clien d’œil Sepultura / Pavarotti. Et comment ne pas parler des clowns Kalash & Moumoutte ? Entre amour, haine, violence et saleté, ces deux clowns sont à la limite du jeune public. Mais il ne fallait pas les manquer…


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