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Paléo 2015, lundi


Paléo Festival, Nyon (CH), lundi 20 juillet 2015

REVIEW - Et voilà c’est parti pour la 40ème édition du Paléo, tant attendue par des milliers de spectacteurs depuis plusieurs mois. Comme chaque année, c’était la guerre sur le net pour obtenir les passes d’or. La joie de pouvoir être là, parmi les élus, se lit sur tous les visages. La hargne et le visage figé des pendulaires se transforment en sourires radieux et en esprit cordial : « Salut, ça te gêne pas que je plante ma tente à côté de la tienne ?! » : Tous aglutinés et transpirants à planter nos sardines dans le camping de la gloire, on est ravis d’être là malgré tout !

C’est donc par une chaleur accablante que débute ce festival. Quoi de mieux pour initier la fête qu’une explosion de caca. Les artistes suisses romands mettent littéralement le feu au Club Tent. Totalement déchaînés comme à leur habitude, sous un échange de PQ avec leur public, ils entonnent dès les premiers morceaux les airs de notre enfance : "L’amour du risque", "Inspecteur Gadjet", "Bioman", … avec une instrumentation punk comme on l’aime. Pour cette édition spéciale, ils ont eu la générosité d’offrir 40 kgs de poils à Daniel Rossellat. C’est ainsi que les fans ont défilés les uns après les autres sur scène dans les fauteuils de barbiers pour se faire raser… On a droit à un public bien motivé à pogoter sous la cuisante tente, en hommage bien mérité à ces artistes qui entament leur dernière tournée, snif !

On est moins courageux que certains, on décide d’aller se désalterer au Détour, manquant ainsi l’apparition prestigieuse du papa de Pierrick, Henri Dès. Tant pis notre bière était bien fraîche et la voix de Jeanne Added bien envoutante pour nous kidnapper un instant. La française issue du milieu classique nous surprend par son album BE SENSATIONNAL électro rock un peu hargneux mais surtout très sombre. C’est un public peu nombreux qui l’encourage sur scène. Dommage cette artiste en vaut la peine. Cependant c’est un programme un peu maussade pour un début de festival et après l’hystérie d’Explosion de Caca.

On se dirige donc vers Benjamin Clémentine dont a eu un écho très prometteur. Ce pianiste et chanteur repéré dans le métro à Paris fait de la soul profonde, grave et nostalgique. Accompagné par son piano et par une violoncelliste sur scène, le soleil est encore trop haut pour se laisser transporter. Il est peu communicatif avec son public, contrairement aux frères Bogdanov, dont le faciès ressemble cruellement soit dit en passant. Belle voix dans les graves mais  sans pour autant nous prendre aux tripes comme espéré. A part son tube "Cornerstone" qui nous a fait faiblir, on n’a pas été transporté. Lorsqu’il entame une chanson dans les aigus, ça grince, on file plus loin.

Pas le temps de manger malgré la faim qui nous tiraille, je ne veux pas manquer Caravan Palace. Et j’ai bien fait ! Ils ont une pêche d’enfer, se déchaînent sur scène et font danser le public comme des fous. Placée un peu en hauteur, c’est un fantastique spectacle que de voir la foule les bras en l’air et sautiller. Personne ne reste statique, jusqu’en haut de la pente, tout le monde danse, les grands comme les petits. C’est une vraie boîte de nuit en plein air ! Un savant mélange de sons enregistrés et de sons live (violon, clarinette, voix) est tout l’univers électroswing de Caravan Palace.  L’influence musicale de Django est bien lointaine mais l’esprit y est. C’est surtout l’ambiance festive des années folles qu’on retrouve en concert. En effet, des petites démonstrations de Charleston par Zoé Colotis et un de ses musiciens entraînent l’enthousiasme et la joie de vivre.

Un petit wrap, un petit rosé sur le pouce et zou, allons voir Robbie Williams. Parce que quand même… Plus grande star pop anglaise du moment ! Mais bon la pop d’ex-boys band c’est pas trop notre truc. On est donc mauvais juges et ne nous laissons pas transportés par l’ambiance pourtant électrique dans la foule. Sans être fan il faut admettre qu’il est super à l’aise sur scène et qu’il entraîne le public dès son premier tube : "Let’s me entertain you". Bref un Show super bien foutu mais une musique pour les minettes, non ?!

Plein les yeux et pleins les oreilles on décide d’en rester là pour cette première soirée Paléo (c’est qu’il faut tenir la semaine !). On manque donc Grammatik, Dj slovène qui d’après les extraits musicaux fournis par le Paléo semblait pas mal du tout. Occupés ailleurs, on ne vous retracera pas la soirée de mardi mais serons au rendez-vous pour la soirée de mercredi. Folk yeah ! (Nouvelle devise de Paléo, ca change du « Bambouleee »)


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