mercredi , 14 novembre 2018
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Noen

April 5

Label: Autoproduction

ROCK - Les lecteurs de Lords avaient pu découvrir un EP de Nail Eaters, une équipe de drilles faisant du rock stoner dans un local du village de Dommartin. On reprend quasiment les mêmes, au même endroit, mais cette fois ça s’appelle Noen et il y a une présence tessinoise marquée

Après un single et une démo en 2003 en 2005, le groupe a sorti APRIL 5, après 2 ans d’une gestation dans le Gros-de-Vaud plutôt bricolée. Musicalement, il ne s’agit plus ici d’ingurgiter du métal, mais plutôt une sorte de piano-rock avec quelque chose d’on ne sait quoi, qui nous ferait presque penser à du Eros Ramazzotti. Et ma fois, le résultat final est pas mal du tout.

On le constate rapidement, ce disque fait la part belle aux mélodies. "With the Sky" offre une très belle intro avec une ligne de piano omniprésente qui, complétée par les voix, provoque un savant mélange d’émotions, entre espérance et mélancolie. On retrouve cette grâce du piano sur "Different Key", "Once Again"  ou encore "A Dog a Wife". Il  y a quelque chose d’envoutant et un contraste intéressant entre la douceur du son (avec une guitare très « printanière ») et des paroles engagées. Dans la même trempe, "Keep Going" ajoute une petite dose de tension, toujours très bien maîtrisée, et une pointe de disto sur la fin. Justement, cet APRIL 5 recèle aussi quelques moments plus soutenus, où le lien avec Nail Eaters est vite fait. C’est le cas de "Love you" et son éléctro-rock très rythmé ou "D" qui a des sonorités plus métalliques. Ce morceau instrumental vient magnifiquement clôturer cet album, au demeurant très bien produit. Dans une veine un peu identique, on notera aussi "Plastica", seul morceau en langue italienne avec lequel les influences musicales de la Péninsule sont évidentes.

Arrivé à la fin, on est plutôt content. Sur APRIL 5 il y a une musique de contraste, ponctuée par quelques envolées lyriques et des passages plus aériens. Le tout est diversifié au niveau instrumental et offre un excellent complément à ce que nous avons déjà pu chroniquer de Dommartin. Certains pourraient être quelque peu froissés par le petit côté kitsch de la chanson-variété italienne, mais si c’est que ça, ce n’est pas trop grave…

 

Un commentaire

  1. A part peut-être le local à Dommartin, je ne vois aucun point en commun entre ce groupe et nail eaters!

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