Butcher The Bar

Nous l’attendions au tournant et il semblerait qu’il ait plutôt bien négocié ce second virage. Car si son premier album permettait d’affirmer que Joel Nicholson, petit nouveau de la scène folk mancunienne, avait du talent, il n’en demeurait pas moins que sa voix aux échos mélancoliques rappelait celle d’Eliott Smith.

Si le jeune song writer n’a pas changé de cordes vocales entre ses deux albums, il a réussi a placé sa voix de manière à ce que cette assimilation ne devienne pas automatique; même si il est indéniable qu’une empreinte vocale smithienne demeure. (piste 3) On regrettera simplement que sur certains morceaux, sa voix reste en retrait par rapport à la musique dégageant une réelle énergie positive. (piste 9)

Car il est indéniable que les  mélodies et les rythmes enjoués (notamment le tambourin qui scintille de toute part) offrent une légèreté dynamique pouvant rappeler  Adam Green (piste 1) ou Girls in Hawai (piste 5). Même les morceaux plus épurés sont accompagnés par des arpèges entrainant.

S’il est difficile dans l’univers de la musique folk d’innover, sur ce point Butcher the Bar s’en sort avec les honneurs car même si on ressent encore à travers cet album de nombreuses influences,  il s’en dégage une réelle identité. En espérant que celle-ci s’affirme encore davantage à l’avenir.

 

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