vendredi , 21 septembre 2018
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Lissie

Catching a Tiger

Columbia / Sony Music


US FOLK Née Lissie Maurus, cette originiraire de Rock Island, Illinois a déplacé sa country folk au soleil californien avant de signer un premier LP qui devrait beaucoup faire parler de lui: CATCHING A TIGER. Tout un programme….

Difficile de ne pas craquer devant un tel brin de voix qui semble avoir
distillé des années de divas rockeuses. Stevie Nicks, Linda Rondstadt et
Carly Simon semblent s’être penchées sur le berceau de la belle et
saupoudré leur sensibilité sur cette country rockin’ girl naissante… Lissie
est fait dans le moule des grandes songwriting girls des années 70, bien loin
des Disney Girls, n’en déplaise à Brian Wilson, que nous sert l’industrie
du disque quotidiennement des deux côtés de l’atlantique. Certains diront
qu’il perce un côté Shania Twain ici et là. Un peu, un tout petit peu
alors, moins sur le côté voix que sur le côté production, le morceau “Cuckoo”
ne résistant effectivement pas à la comparaison. Même si la jeune femme tombe
un peu naïvement dans l’exercice démonstratif vocal par endroit, ce brin
mutin emporte le tout et nous laisse comme deux ronds de flancs, preuve étant
faîte sur le très « actuel-à la mode-dans le temps-In » ( rayez la
mention inutile ou ringarde ) “Worried About”.

Appalachian farmer

Et puis il y a ce côté veineux qui ressort tout du long
de ce LP. “When I’m Alone” et sa rythmique en béton nous emmène loin des
années numériques et pioche allègrement dans une sorte de Fleetwood Mac
80’s reloaded à la production toute en retenue mais à l’efficacité
redoutable. “In Slee”p nous assène un solo dont on se prenne à rêver qu’il
fut joué par Lindsey Buckingham himself soutenu par un jeu de balais dont Mick
Fleetwood a le secret. CATCHING A TIGER est un voyage à travers des souvenirs mis
au goût du jour le tout lancé à pleine vitesse sur une route US imaginaire :
appalachian farmer… mississippi moonchild… makin’ me cry in a cornfield –
Little Lovin’. Et puis pas besoin de racolage, de converse et de jeans slim
pour montrer que l’on sait rock’n’roller : Loosen the Knot où l’habitude
ne permet pas tout et When I’m Alone justement, où l’on retrouve tout l’art
d’une disciple de Stevie Nicks, capable de faire réfléchir les hommes sur une
musique pour compt!
eur kilométrique. Même si Stranger et Bully loupent un peu le !
coche à trop vouloir coller à des influences nineties derrière un mur de
son plus que massif, la belle ne semble plus toucher terre depuis le début du
LP et ce Record Collector, formidable carrousel à remonter le temps. L’album
se clôt par le déchirant Oh Mississippi, plainte à l’ancienne où plane
l’ombre d’Emmylou Harris. D’”Oh Mississippi” à “The Rose” il n’y a qu’un pas
et qu’une chanteuse pour y arriver et elle s’appelle Lissie. Pas besoin de
passeport pour ce CATCHING A TIGER : le voyage est intérieur…


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