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Kilbi Festival, ça commence

Chronique du jeudi

Kilbi Festival, Düdingen (CH), jeudi 23 mai 2013

REVIEW – Le Kilbi n’a pas failli à sa réputation de festival hors-norme. Les concerts de qualités, les découvertes, les groupes attendus, la musique alternative, tout ce qui fait qu’on aime le Kilbi était à nouveau réuni à Düdingen. Sauf le soleil, mais ça c’est une autre histoire.

La première mission était de ne pas arriver trop tard sur place afin de voir en live nos compatriotes de Dead Bunny qui ouvrait la scène du B-Stage à 17h30. Leur premier album THE TRUTH IS A FUCKING LIAR sorti l’été dernier nous avait bien plu. Du rock énergique assez groovy, ni plus ni moins, qui n’a rien de révolutionnaire en soi mais qui peut s’appuyer sur des compos de qualité. Le résultat en live est à la hauteur des espérances, les 3 musiciens sont à l’aise et le public a eu l’air d’apprécier cette mise en bouche.

Direction la Grande Scène, avec le groupe américain Dark Dark Dark. Un nom étonnant, pour un groupe qui l’est tout autant, mais qui a su capter l’attention de nombreux festivaliers. Beaucoup de douceur (la voix de Nona Marie Invie parle d’elle-même) et beaucoup de musicalité pour un concert de qualité. Des ambiances folks, à la manière d’un Beirut boosté d’influences world-jazzie, ainsi que quelques morceaux médiatisés (Daydreaming) apportent une notoriété grandissante à ce groupe attachant. Un des premiers coups de cœur du Kilbi.

Tout comme le magnifique Kurt Vile venu présenter son dernier opus WALKIN ON A PRETTY DAZE. Longs cheveux et pullover de babos, ne suffisent pas à cacher cette timidité maladroite. Mais quand il lance les hostilités avec sa gratte et pose sa voix, on le sent parfaitement dans son élément. L’artiste mélange astucieusement la « folk music » au « rock indé » pour un cocktail sucré et suave.

Un des gros noms de cette cuvée 2013 était celui de Jim Jarmusch. Scénariste, acteur mais surtout réalisateur de film depuis plus de trente ans, il a trouvé en Jozef Van Wissem son complice idéal pour retourner à ses premières amours, la musique. Le résultat est assez particulier, soyons honnêtes. On entre dans de l’expérimentation rock avec beaucoup d’intensité (comme peuvent le faire Swans), mais malheureusement sans atteindre les sommets escomptés. On est néanmoins comblé de voir un grand artiste (de cinéma) sur scène.

On se réjouissait de voir une prestation live de Thee Oh Sees. Le dernier album des américains FLOATING COFFIN avec son incroyable pochette nous avait définitivement convaincu et ce live au Kilbi a été la cerise sur le gâteau. Le groupe a joué avec l’énergie qu’on leur connaît transformant les premiers rangs du B-Stage en pogo géant. John Dwyer et l’incroyable Petey Dammit (avec un look et une gueule d’hooligan anglais) portent la guitare sous le menton et remuent la tête à 200km/h, ils sont beaux à voir. Une ambiance incroyable qu’on n’est pas prêt d’oublier.

S’en suit, la tête d’affiche de la soirée : My Bloody Valentine. Après le concert et les jours suivants, de nombreux festivaliers nous diront avoir été déçu par la prestation des irlandais. Pour en savoir un peu plus sur ce groupe, nous avons demandé à notre spécialiste en la matière, Rodolfo, fan du groupe depuis des lustres de nous faire un compte-rendu de ce concert. Vous pouvez lire ceci dans un article parallèle.


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