mercredi , 26 septembre 2018
Vous êtes ici : Accueil » Chroniques CDs » Dead Bunny

Dead Bunny

The Truth is a Fucking Liar

Label: Chop Records / Irascible

ROCK – Vous ne connaissez pas encore les Dead Bunny ? Non ? Il va donc falloir vous mettre à la page et remédier à ça. Ils sont bernois, ils sont trois et ils sortent leur premier album dans quelques jours. Découverte.

Avec une telle pochette, un nom de groupe qui en jette et surtout un premier album qui s’intitule THE TRUTH IS A FUCKING LIAR, notre histoire d’amour avec les Dead Bunny commence à merveille. On ne va néanmoins pas s’arrêter en si bon chemin et s’intéresser à l’essence même du groupe, à savoir les 9 titres qui composent ce premier opus.
Mais avant cela, quelques mots pour situer le groupe. Comme vous avez pu le lire en préambule, Dead Bunny est un groupe suisse, originaire de la capitale qui s’est fait remarquer suite au concours M4Music (Pour cent culturel Migros) édition 2011 en gagnant le prix « Demo of the Year 2011 ». Avant ça, le 3 musiciens avaient répété et composé durant deux ans en attendant patiemment leur heure, sans brûler les étapes afin d’arriver au top lors des premiers concerts. Après un EP l’année dernière, le trio bernois sort enfin un album complet qui risque de faire des émules dans le milieu spécialisé et confiné du rock n’roll.

 

 

THE TRUTH IS A FUCKING LIAR est un album complexe qui allie un rock abrasif à une certaine finesse et un mélange des genres. A la première écoute on sent le côté pêchu qui est envoyé par les musicos avec des bons riffs bien présents (sans être agressifs) et remuants. On serait d’ailleurs presque tenté d’écrire ROCK-STONER en introduction de l’article. Mais en tendant l’oreille avec plus d’attention, on découvre toutes les subtilités du disque et le côté groovy voire dansant apparaît. Quelle richesse ! C’est finement joué, c’est bien foutu, on se rend compte du travail effectué en amont. Les mélodies ne sont pas « faciles » ou entêtantes, il n’y a pas cette accroche directe, ce qui est plutôt un bon signe. Par moment ça sonne plus indie ou garage (As He Said), comme un bon vieux White Stripes, même si une bonne base stoner est présente au début de l’album comme sur l’excellent "Shadow" en troisième plage, "Fernando" qui ouvre l’album ou le terrible "If You Hold My Hands". On pourrait alors dériver auprès des Queens of The Stone Age, mais les Dead Bunny nous prennent toujours par surprise en variant les plaisirs. Dès la 4ème piste, on change un peu d’atmosphère, est le côté groovy (merci la grosse basse de Fabian Lötscher) s’intensifie. La voix de Thomas Schmidiger devient aussi groovy (Forever) voire un peu blues-soul. On vous parlait de finesse et de mélange des genres…

L’histoire d’amour a tout pour durer, c’est un bon départ en tout cas. Nous ne pouvons que vous conseiller d’écouter ce disque et d’aller les voir en concert. Ils seront d’ailleurs en live le 25 août au Pully For Noise, c’est une occasion à ne pas rater pour se faire une première idée. D’autres dates suivront, cool !

 


Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Revenir en haut de la page