mardi , 25 septembre 2018
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Fauve

Clocks'n'Clouds

Label: Two Gentlemen / Irascible

L'artiste lausannois revient avec un second album dont l’audace et la maturité font oublier les 5 ans qui le sépare de son premier album. Voix de crooner posée sur une électro ambient-jazzy, telles sont les principales composantes de l’une des excellentes surprise du dernier trimestre 2011.

Bien plus qu’un clin d’œil a une œuvre du compositeur Ligeti, CLOCKS’N'CLOUDS est littéralement le lien parfait entre un nom d’album et son contenu. Métronome par la précision et la justesse de la superposition des couches et brumeux par l’ambiance synthétique et sombre qu’installe chacun des titres. En s’emballant un peu on pourrait bien dire que dans le genre on n’a pas fait mieux depuis WHISKEY de Jay-Jay Johanson. Fauve n'a certes rien révolutionné, mais il a su créer en ne prenant que le meilleur des références du genre. Et force est de constater que le résultat est un modèle de composition épurée, un disque d'un autre temps perturbant l'auditeur par son intelligence. Une voix tout droit sortie des entrailles du passé additionnée à des sonorités d'aujourd'hui qui relègue encore un peu plus loin de nos jeunes oreilles les mythes des années cinquante derrière les portes de la désuétude. 

De primes abords on serait tenté de garder CLOCKS’N'CLOUDS pour les soirées au coin du feu, mais cet album à bien plus à offrir qu'une simple ambiance tellement cliché qu'elle en devient inappropriée. L’intense évolutivité de "Fur In The Wound" qu’un Tom Yorke ne renierait pas est d’ailleurs là pour nous le prouver. Si l’album contient quelques touches plus classiques avec "Paris In A Bottle" et "One Last Wave" ou, comme on dit par chez nous, un tantinet plus longuet sur "Long Live In", il n’en demeure pas moins qu’intégré aux compositions plus psychopathe comme "…And The Winner Is A Winner Is A Winner" ou "Be Kind don't Rewind" cela passe comme une lettre à la poste.

 

 

Il apparait dès lors comme une évidence: si Fauve décide un jour de sortir un petit peu plus les griffes, Andrew Bird et son "Not a Robot, But a Ghost" se feront dévorer tout cru. Finalement on aura beau écrire tout et rien sur cet album ; après son écoute la véracité des faits saute aux yeux et la seule chose à retenir est que CLOCKS’N'CLOUDS est un putain de bon disque!

 


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