mercredi , 26 septembre 2018
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Marilyn Manson

Eat Me, Drink Me

Interscope - Universal


Il y a quelques jours, nous aurions peut-être écris quelques lignes assassines sur le dernier album de Marilyn Manson en disant que l’artiste se fout bien de notre gueule et que son disque est tout bon à satisfaire les fans de 14 ans qui viennent de le découvrir. Mais aujourd’hui c’est différent. Nous n’écrirons pas cela, car nous ne le pensons pas. Aujourd’hui, l’album a été écouté en boucle et enfin on arrive à s’apprivoiser l’atmosphère qui émane de ce Eat Me, Drink Me.

Le dernier bon album en date de Brian Warner était sans conteste Holy Wood en 2000. Depuis, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. The Golden Age of Grotesque en 2003 est plus que moyen et sinon un best of en 2004. Manson se devait de faire quelque chose de grand, car il était attendu au tournant.

Et voilà qu’après une ou deux écoutes on est déjà prêt à ranger le disque avec les autres en sachant qu’il risque de prendre la poussière. On pense alors que Manson est vieux et qu’il n’y a plus cette pêche du début, qu’il n’y a plus ces ambiances macabres, sombres, malsaines mais tellement belles comme lui seul était capable de le faire. Les années passent, le temps où il s’explosait des bouteilles sur la tête durant les concerts est terminé ! Il faut s’y faire.
Pourtant quelques jours après, lorsqu’on donne une seconde chance à l’artiste, les quelques premiers titres passent déjà mieux et on commence à remarquer la justesse de certains riffs et de quelques mélodies. Par contre, quelque chose a changé. Marilyn Manson a toujours sa voix sombre et unique en son genre, mais la musique est clairement différente que par le passé. En fait, l’univers de Eat Me, Drink Me ne baigne pas dans le métal ou le gothique, mais plus simplement dans le rock. Manson ne braille plus beaucoup dans son micro, mais essaie de chanter. Sa voix ténébreuse couvre la musique et on a toujours l’impression d’écouter quelque chose de hard, mais en fait la musique est beaucoup plus soft que sur les albums précédents.

L’album commence par "If I Was Your Vampire", qui reste tout de même un titre très sombre avec certaines poussées vocales qui nous font comprendre que ce n’est pas de la pop. "Putting Holes In Happiness" en seconde position est peut-être le meilleur titre de l’album. Un riff à la guitare très simple, mais d’une efficacité redoutable qui revient sans cesse en guise de fil rouge. Ceci accompagné d’un refrain entraînant et le tour est joué. C’est un morceau très rock avec même un bon solo guitare.
En fait, les six premières plages de l’album sont bonnes à garder. On est obligé d’évoquer le très bon "They said that hell’s not hot" qui est aussi très rock avec là encore des riffs accrocheurs et une très belle énergie.

Par contre, la seconde partie de l’album est clairement en dessous et n’apporte rien de nouveau. C’est un peu dommage car les six premiers titres sont vraiment intéressants.
Est-ce que les puristes et fans de la première heure seront déçus par ce disque? C’est possible, mais ils peuvent toujours acheter une des toiles du prince des ténèbres pour se consoler. Le premier prix serait fixé à 3’500 $ et certaines de ses œuvres s’éléveraient jusqu’à 50’000 $…


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