mercredi , 19 septembre 2018
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Even Cowgirls Get The Blues

Even Cowgirls Get The Blues

Irascible


Cet album est fantastique. La chronique pourrait s’arrêter sur cette seule phrase, mais pour ceux qui douteraient encore de notre bonne parole, nous continuerons en ces termes : à la poubelle les clichés "cowgirls + blues = Dolly Parton" ou encore que les jolies Américaines en bikini aux couleurs nationales et chapeau de cowboy ne sont bonnes qu’à faire les pom-pom girls. Tout faux. Ces titres se rapprochent plus d’artistes comme Aimee Mann (Sera Cahoone et son "Nowhere To Be Found" en guise d’intro ou encore Pink Nasty) ou, dans un autre registre, Songs:Ohia (Alela Diane et son incroyable "The Pirate’s Gospel" – titre qui n’aurait évidemment rien à faire ni dans un livre comme Voix Libres ni dans n’importe quel film à gros budget – Johnny si tu nous lis…).

Si les noms susmentionnés ne vous disent rien, c’est qu’une porte reste à ouvrir. Nous l’avons fait et l’émotion est toujours vive. Exit les mièvreries hystériques d’Alanis Morissette, exit aussi l’ennui profond que procurent les titres de Sarah Bettens. Ici, la simplicité est maître mot : pas de fioritures, pas d’instrumentation superflue, juste du talent, des mélodies à pleurer, des voix – belles ou erraillées – et un tracklisting qui n’en finit pas (dix-sept titres, excusez du peu).

Même Emily Loizeau vient faire une apparition avec un "Make You Feel My Love" qui se déguste sur la longueur comme un bon verre de whisky mais qui reste toutefois loin, loin derrière un "How Will They Know" de Jesse Sykes & The Sweet Hereafter qui brille par son originalité, faisant penser à du Boxcar Guitars… cela ne vous dit rien non plus ? Vous savez ce qu’il vous reste à faire alors…

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