dimanche , 23 septembre 2018
Vous êtes ici : Accueil » Chroniques CDs » The Rolling Stones

The Rolling Stones

Coffret remasterisé 14 albums

Label: Polydor


DECHRONOLOGIE Un coffret des Stones, remasterisé, à l’honneur cette semaine dans notre rubrique qui regarde en arrière. Au programme:, Dirty Work, Steel Wheels, Voodoo Lounge, A Bigger Bang, Bridges To Babylon, It’s Only Rock ‘N’ Roll, Goats Head Soup, Emotional Rescue, Undercover, Tattoo You, Some Girls, Black And Blue, Sticky Fingers, Exile On Main St. Pas la meilleure période des Stones, mais de quoi s’attarder quelque peu. Chronique.

Vous faut-il ce coffret des années post-ABKCO ? Bien entendu. Les Stones ont
réussi l’exploit de toucher à tous les styles musicaux, sauf le rap et le
classique s’entend, durant près de trente ans après LET IT BLEED. Bien sûr,
les mauvaises langues (de Stones) diront que le groupe a perdu son âme au
fil des années et a offert ses flancs aux grandguignolesques tournées
pepsicolaïsées burger et sur ce dernier point, elles n’ont pas tort. Un
concert des Stones ressemble désormais plus à un apéro géant facebookien
qu’à réellement un happening musical tel ceux que les cailloux donnaient
dans les seventies. Drogues ? Forcément. Alcool ? Oh que oui, à croire que
Keith et Ron sont sponsorisés par Jack Daniels. Nymphettes ? Je vous met
combien de kilos ? Ok ok mais la musique, elle, reste présente et transpire
par tous les pores des Glimmer Twins. Durant ces trente années, entre Jagger
et Richards ce sera un peu un coup à toi, un coup à moi, les deux se faisant
plaisir en alignant!
des influences tour à tour reggae/jazz pour Richards et disco/électro
pour Jagger. Et puis surtout, ce coffret regroupe une palanquée de singles
tubesques qui ont jalonnés les radios, n’ayant rien à envier aux gold
des sixties : “Start Me Up”, “It’s Only R’n’R”, “Emotionnal Rescue”, “Fool to Cry”,
“Mixed Emotions”, “Angie”, “Miss You”, “Waiting on a Friend”, etc, etc… la liste est
trop longue et en plus vous les connaissez.

Sauf le rap et le
classique

Une forêt de hits donc qui cache
une foison de titres méconnus tous aussi excellents : “Fingerprint Files”, “Time
Waits For No One”, “Dancing With Mister D.”, “Doo Doo Doo Doo (Heartbreaker)”,
l’album SOME GIRLS, où rien n’est à jeter, “Hang Fire”, “Neighbours”, “She Was
Hot”, “All The Way Down”, “She’s So Cold”, “Dance part one”, “Sad Sad Sad”, “Almost Hear
You Sigh” etc… Je m’arrête là car mon clavier ne suit pas la cadence. Bref, si
critiques il doit y avoir, elles doivent porter sur les derniers efforts
des Stones à savoir le faux bon album A BIGGER BAND qui sonne creux, BRIDGES TO BABYLON, quasi un Jagger solo qui n’a rien de très « Rolling
» et au final, VOODOO LOUNGE qui vieillit plutôt mal. Tout cela nous fait
constater que le seul vrai et bon dernier album des Stones remontrait à STEEL WHEELS, soit plus de vingt ans ? Eh bien oui car LP fait entièrement par Jagger et
Richards qui ont su mettre un mouchoir sur des fâcheries datant d’UNDERCOVER
et atteignant leur paroxysme sur DIRTY WORK ; il suffit de regarder le clip de
“One Hit to the Body” où les deux se bousculent réellement alors que tout le
monde pensait à une direction d’acteur… Certains diront que le son est mixé
trop fort pour nos vieilles oreilles, sans doute les mêmes qui critiquaient les
premières éditions numériques puis les premières remasterisations et ainsi
de suite jusqu’à faire le pont vers les rééditions Beatles et le back to
mono. Personnellement je n’ai jamais aimé Phil Spector… Seul bémol, à
l’heure où j’écris ces quelques lignes, impossible de savoir si la version
d’EXILE… est la deluxe mais dans tout cela, peu importe car It’s Only
Rock’n’Rol!
l and I Like it !


Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Revenir en haut de la page