jeudi , 20 septembre 2018
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The Pretty Reckless

Going To Hell

Label: Cooking Vinyl Editions

ROCK ALTERNATIF - La petite Taylor Momsen en a fait du chemin depuis son rôle de Jenny dans Gossip Girl. "Encore une actrice qui se lance dans la musique", me suis-je dit lors de la sortie du premier album de son groupe The Pretty Reckless. Mais pour une fois, la reconversion est réussie et perdure. Son talent est indéniable. Aujourd'hui The Pretty Reckless sort son deuxième album, preuve que le potentiel est là.

Ce qu'on aime chez The Pretty Reckless, c'est d'abord le côté brut du son, autant dans la voix que dans les instruments. Un retour aux débuts du hard rock, mélangé à une certaine fraîcheur bien de nos jours. Ce que j'appelle du rock sale. Un mélange entre l'old et le new school, avec par exemple « Heaven Knows ». Un titre qui nous paraît familier à l'oreille, mais par la même occasion tellement nouveau. C'est un rock teinté de blues et de folk avec par exemple « Blame Me ».

Certains titres sont définitivement plus explosifs : « Follow Me Back », « Going To Hell » ou encore « Why'd You Bring A Shotgun To The Party ». Mais « Going To Hell » contient également quelques morceaux lents, comme la ballade « House On A Hill », ou encore l'excellent « Burn », intense mais un peu court à mon goût. D'autres sont plus classiques : « Fucked Up World », « Absolution ».

Dans l'ensemble les titres sont plus longs que sur le premier album, par conséquent un peu répétitifs : « Sweet Things », « Blame Me », « Absolution ». Ce dernier, avec les versions acoustiques de « Going To Hell » et « Sweet Things » de la version limitée de l'album, montrent que The Pretty Reckless ont surtout un très bon guitariste.

Une question me taraude tout de même : d'où lui vient donc cette envie de se mettre à poil tout le temps ? Il n'y a qu'à regarder le clip de « Heaven Knows » ou le plus récent « Messed Up World », ou encore certains lives lors desquels elle apparaît en sous-vêtements. Comme si elle avait besoin de ça pour être acceptée, se faire une place dans le milieu et être crédible. Pourtant sa musique vaut la peine qu'on l'écoute sans toute cette décadence. Téméraire, d'accord, mais Taylor ne semble connaître aucune limite : commencer son album par un orgasme (ou le simple fait de le placer dans l'album), il faut le faire quand même !

Toujours à la limite de l'obscénité, Taylor Momsen pourrait être la fille cachée d'Ozzy Osbourne et de Lita Ford. Moins catholique que son père, plus électrique que sa mère. La belle téméraire ne manque pas d'audace, c'est certain, et n'a pas fini de faire parler d'elle. Et c'est tant mieux !


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