vendredi , 21 septembre 2018
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The Parisians

Shaking the Ashes of our Enemies

Label: Bonus Tracks Records


The Parisians est ce genre de groupe à prendre avec des pincettes, tant son parcours fut chaotique jusqu’à l’arrivée de ce premier, produit par Yarol Poupaud. The Parisians: groupe maudit des années 2000? Tentative de réponse par notre experte en rock’n’roll.

On entendait parler pour la première fois des Parisians il y a six ans, souvenez-vous. Et cet écho ne venait pas de n’importe qui, mais des Libertines. Ces feu derniers anoblissaient ce jeune groupe de… Paris, qui allait voir à sa suite déferler toute la vague de ce que les médias appelleront les « baby rockers », Naast, Shades et autres BB Brunes. Vague, ou plutôt raz-de-marée auquel il était difficile d’échapper. Forts de cette notoriété venue d’en haut, les Parisians faisaient leur première date en Suisse : la curiosité du C’est l’hiver ! Morgins Festival était piquée, pour retomber aussitôt.
Mais on nous prévient : « Là où d’autres punks à temps partiel ont abandonné le rock’n’roll, préférant suivre les diktats de la hype, The Parisians creusent cette veine ». Voyons voir ça.
Plusieurs années sont passées entre leur première gloire – dont la destinée ressemble à un soufflet raté – et la sortie de ce premier album : autres membres, oui ; autres chansons ?

Souvenez-vous

Cet album a cependant tout pour être familier : une pochette rappelant le plafond chimérique d’un bar de la rue chaude de Zürich – déjà exploité d’ailleurs pour illustrer la démo d’un autre groupe… – mais surtout des titres dont la fraîcheur est discutable. “I’ve Got To Go et Why Choose One Side” ont en effet de nombreuses années au compteur : une certaine peine à se renouveler ? Mais placer ces vieux titres dans l’album ne semble pas si irrationnel : ceux-ci sont peut-être les seuls à véritablement mériter un enregistrement, leur mélodie demeurant intéressante. On ne peut pas dire autant des autres morceaux : les riffs répétés se limitent à du mâché et remâché, la batterie varie très peu les rythmes et le tout est encore lissé par une production défensive : résultat, une suite de titres au relief aussi plat que la Belgique. La ballade “Difficult Times” pourrait néanmoins tirer son épingle du jeu si le chant ne se limitait pas à un mimétisme de Pete Doherty.
Les années 2000 sont finies : qu’on cesse de se reposer toujours sur les mêmes lauriers !


4 commentaires

  1. Re: Shaking the Ashes of our Enemies
    Enfin un site rock qui ne se borne pas a nous redonner du communiqué de presse bien leché.
    Enfin une analyse juste d’un album médiocre.
    Enfin on parle musique et rock !
    A qui le tour?

  2. Re: Shaking the Ashes of our Enemies
    Une belle ramasse. Du faux punk. DU faux rock. Des guitaristes ennuyeux. Un chanteur qui chante faux. Un batteur qui pourrait mieux faire. Le rock a trouvé tout ce qu’il ne faut pas faire et le parfait Xemple à ne pas suivre

  3. Re: Shaking the Ashes of our Enemies
    Analyse pertinente. Effectivement aussi plat que la Belgique. Aucun relief, aucune envie. Les BB brunes et autres Shades avaient l’excuse de porter le bouton sur le visage, les Parisians n’en ont pas pour combler le manque de talent et le débordement de prétention dont ils (et leur label) font preuves.

  4. Re: Shaking the Ashes of our Enemies
    Non c’est pas extra mais c’est pas trop mauvais. Quelques morcaux sympathiques.

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