samedi , 17 novembre 2018
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The Ocean

Heliocentric

Label: Metal Blade


Post hardcore mélodique The Ocean est groupe atypique. En fait, c’est un collectif, il y a donc souvent du changement dans le line-up. Et ces changements ne font pas toujours l’unanimité des fans. C’est le cas avec ce nouvel opus. Lords of Rock n’est pas ultra spécialisé dans ce genre, mais nous nous permettons de poser un regard plus ou moins neutre sur ce désamour des puristes.

Les fans du collectif berlinois sont déçus. C’est navrant, mais c’est comme ça. HELIOCENTRIC, quatrième album du groupe n’a pas eu le succès escompté. Les critiques sont unanimes : le changement vocal opéré au sein du collectif n’a pas convaincu. Pourtant le nouveau chanteur, Loïc Rossetti a une palette plus variée, il peut avoir une voix claire, aller en haut comme en bas, il peut avoir une voix gutturale qui déchire, il sait presque tout faire. Mais voilà, ça ne passe pas. Les fans n’y retrouvent plus leur compte. Des titres comme “Ptolemy Was Wrong” et “Epiphany” se font fustiger par les puristes. « C’est de la pop » hurlent-ils de mécontentement.
N’exagérons rien, The Ocean n’est pas encore un groupe de pop et sur HELIOCENTRIC il y a toujours de quoi faire peur à votre grand-mère. Prenons l’excellent titre “Firmament”, lorsque la machine se met en branle, ça décoiffe ! Idem avec “The Origin of Species” qui est considéré comme le meilleur titre de l’album. La voix gutturale est puissante et les gros riffs metal nous claquent à la gueule. Un titre complet et complexe, car l’auditeur est plongé dans diverses atmosphères. Après les riffs assez brutaux, on trouve un passage mélodique avec des violons, pour repartir ensuite dans du très lourd. Les arrangements, le son et certaines constructions sont assez remarquables. Notons que cet album a été enregistré par chez nous, à la Chaux-de-Fonds. Louis Jucker le bassiste Chaux-de-Fonnier du groupe y est sans doute pour quelque chose. Il joue aussi avec Televator.

Darwin et Dawkins en chef de file

L’expérience HELIOCENTRIC vaut tout de même la peine d’être entendue. Car c’est plus qu’album metal ou post-hardcore. Derrière il y a tout un concept très complexe parlant notamment de l’évolution du monde héliocentrique et ses effets sur les croyances chrétiennes en période médiévale. Darwin et Dawkins en chef de file.
Pour nous, s’il y avait un titre à mettre en exergue, ce serait sans hésitation “Metaphysics of the Hangman” qui arrive à faire ressortir une petite influence jazzy-bluesy. Un titre complet avec des passages calmes, assez rock finalement et des passages plus costauds en fin de morceau.

Pour conclure, notons qu’HELIOCENTRIC est la première partie d’un grand concept et que le reste, ANTHROPOCENTRIC devrait voir le jour en octobre prochain. Les fans déçus comptent beaucoup sur la suite.


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