lundi , 17 décembre 2018
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The Kills

Blood Pressures

Label: Domino / Musikvertrieb

ROCK La sortie d’un album des Kills est un moment agréable où se mélangent attentes, envies, doutes et questionnements. Qu’est-ce qu’ils nous ont encore inventé ? Vont-ils faire mieux qu’avant ? Sont-ils des génies ? Ou pas…

Depuis un peu moins d’une décennie le duo plus qu’alternatif des Kills déverse son rock crasseux, minimaliste mais ô combien jouissif pour qui arrive capter l’essence de ce groupe unique en son genre. Plutôt discret dans les premières années, le groupe est passé à l’échelon supérieur depuis l’excellentissime MIDNIGHT BOOM (2008) et depuis que nos deux personnages sont presque devenu des « people ». Jamie Hince est connu désormais pour être le petit copain et futur mari de Kate Moss. Sympa. Et la belle Alison Mosshart a connu un grand succès auprès de Jack White avec les Dead Weather. Leur retour est un événement presque aussi important que le mariage du prince William… enfin à nos yeux et sans doute à toi lecteur qui s’intéresse à cette musique de drogué.

 

Plus lisse, plus propre, moins sensuel, moins sexuel…

 

Les premiers prémices de BLOOD PRESSURES entendus à la radio étaient plutôt bons. Le single "Satellite" paraissait déjà comme une évidence et dans la pure veine des Kills. En tout cas dans la suite logique de MIDNIGHT BOOM avec toujours cette décadence dans le rythme et dans le riff crasseux. A l’arrivée de l’album, peu de titres ressortent véritablement du lot. L’envoûtant et cérémonial "The Last Goodbye" se démarque toutefois avec sa jolie petite mélodie et son air mélancolique. "DNA" sonne bien avec sa touche bluesy-rock, mais pour le reste il faut plusieurs écoutes attentives afin d’être bien dedans. Et encore ! Au fil des écoutes, il n’y a pas cette magie qui apparaît généralement petit à petit. Les puristes apprécieront peut être "Heart Is A Beating Drum" au détriment du plutôt pop "Nail In My Coffin". Le "Wild Charms" chanté par Jamie pourra éventuellement divertir quelques inconditionnels de rock anglais à la sauce Lenon. Mais voilà, pour le reste on ne s’envole pas dans les paradis artificiels que les Kills ont pu construire par le passé. Plus lisse, plus propre, moins sensuel, moins sexuel, quelque chose a changé. "Pots And Pan" qui clôt se BLOOD PRESSURES sauve la fin du disque, car les deux titres précédents sont clairement en dessous de la moyenne. 

 

 

L’album dans son ensemble est agréable, il est même bien foutu. Il est clair cependant que la direction artistique du groupe a changé. Pour les inconditionnels de NO WOW la pilule va être dure à avaler. BLOOD PRESSURES est peut-être plus accessible pour un large public… c’est bien ça qu’on reproche… Tout un chacun est en droit de se poser les questions qui lui brûlent les lèvres. Le duo s’est-il essoufflé ? Les Dead Weather ont-il tué les Kills ? Le groupe a-t-il un avenir ? On espère sincèrement retrouver la pêche et l’énergie que l’on peut voir lors des prestations scéniques, malheureusement pas de date en Suisse pour l’instant.


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