mardi , 25 septembre 2018
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Televator

Inner / Sister

Ishii Kamikazi Records


STONER Après un changement de nom, voici le retour en force des musicens de Julie Rocks You. Ils se nomment désormais Televator et leur premier album sorti il y a quelques temps nous prouve qu’il n’ont rien perdu de leur énergie. Au contraire…

Avec quelques mois de retard, nous revenons sur une sortie helvétique, à savoir les Chaux-de-Fonniers Televator et leur premier album INNER / SISTER. Si le nom ne vous revient pas, peut-être que celui de Julie Rocks You vous est plus familier. Et oui, un changement de nom pour la sortie de l’album chez Ishii Kamikazi Records, jeune label stoner indie rock.
Le line-up n’a donc pas changé, le trio est toujours composé des 3 mêmes membres avec Louis Jocker en chef d’orchestre. Si Julie était punchy, on se prend carrément un poing dans la gueule avec Televator. En effet, pas besoin d’attendre bien longtemps pour comprendre que Televator n’est pas là pour nous jouer du soft rock. Après une intro pour se mettre en jambe, on passe aux choses sérieuses. “No Difference”, ses riffs incisifs, sa voix très énergique parfois chantée, parfois hurlée. Le style proposé peut rappeler Houston Swing Engine avec une voix plus compréhensible ou un Alexisonfire. Pas le temps de se reposer qu’”US Postal” débarque juste derrière. C’est toujours dans la même lignée, très rapide, efficace à souhait avec un riff d’enfer. “A Cute Prison Cell” a quant à lui un côté plus rock avec des solos de guitare presque oldschool et un bon son garage.
La première partie du disque (track 1-6) s’intitule “To Meet Dave Holland and The Roots of R&R”. Elle se termine avec un des titre phare de l’album: “The Switch”. Ce morceau, très long (11:29) débute comme les autres à 200 km/h « Hey Girl Do You Wanna Rock ? », pour ensuite partir dans un espace expérimental où la basse de Jocker prend toute son importance. Un saxophone apparait ensuite pour un final dantesque. Sons dissonants, impros barrées, hurlée vocale, tout y passe.

To Meet Dave Holland and The Roots of R&R / To Focus On A More Subjective Conception of Stoner

Commence alors la deuxième partie (track 7-12). “To Focus On A More Subjective Conception of Stoner”. Feeling relance la machine après ces expérimentations de folie et s’en suit le titre éponyme de l’album. Toujours très efficace.
Cette deuxième partie est aussi très énergique, peut-être un peu moins « rentre dedans » que la première. Encore que… c’est relatif. En tout cas, on peut parler d’une conception plus subjective du stoner que ce qu’on a l’habitude d’entendre. “Calling” a aussi droit à son passage expérimental où ça part dans tous les sens avant de revenir à un riff basique rock et carré. Les transitions se font de manière naturelle avec une grande fluidité. Cet album est donc vraiment réussi, jusqu’à la conception de sa pochette. Pour cela, citons encore Augustin Rebetez qui signe les dessins ainsi que le clip ci-dessous.


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