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Should

Like A Fire Without Sound

Label: Words On Music

DREAM POP - Voilà maintenant 9 ans que nous avions perdu la trace de Should. 9 ans ça peut paraitre long, mais ça l’est nettement moins lorsqu’on s’occupe d’un label, qu’on enseigne la chimie biomoléculaire à l’uni ou que l’on décrit l’actualité politique pour l’université du Michigan. Qu’elles que soient les activités parallèles des différents membres du groupe, ce qui est sûr c’est qu’ils ont pris tout leur temps mais que finalement ils ont réussi à revenir.

Enregistré sur une période de 5 ans,  LIKE A FIRE WITHOUT SOUND  est un album qui malgré les hivers passés est construit sur les mêmes bases que ses deux prédécesseurs. Une dream pop  langoureuse, remplie de finesse dont les fondations sont bâties avec ce que des influences comme Brian Eno ou Yo La Tengo ont à apporter, c'est-à-dire beaucoup. Pour preuve, "Glasshouse"  et "The Great Pretend", les morceaux de début et de fin de cet album, sont des hommages affichés au musicien anglais.

A l’écoute de ce disque, d’autres comparaisons avec des groupes comme  Mojave 3, Midlake et dans une moindre mesure Lambchop s’imposent d’elles-mêmes comme une évidence tant la ressemblance est frappante. Si on ne tenait compte uniquement du temps de production de ce disque et des références qu’il contient, on serait vite tenté de crier au scandale et de tomber dans la facilité des clichés polémiques. On dirait que ce groupe est en cruel manque d’inspiration, qu’ils ont dû puiser dans ce que d’autres font mieux qu’eux pour arriver à leurs fins et qu’il n’y a pas une once d’originalité dans ce qu’ils ont produits, mais on ne le fera pas et pour deux raisons. La sensibilité à fleur de peau qui nous ballade à travers les rêveries d'amours vécus et nous perd en autant de ses désillusions ainsi que l’émotion dégagée par la douceur des voix de Marc Ostermeier et Tanya Maus, donnent à leur musique une couleur qui leur est propre et qui suffit à faire de Should un groupe qui vaut la peine d’être écouté.

 

 

Les magnifiques mélodies de  LIKE A FIRE WITHOUT SOUND parviennent, sans coup férir, à nous hypnotiser le temps des 9 titres de l’album et n’auraient aucune peine à apaiser n’importe quel fou furieux dont personne n’arrive à faire façon avec des moyens classiques. Il est par conséquent fortement déconseillé d'écouter ce disque en période de forte dépression, car la remontée de la pente sera dès lors impossible. Par contre il s'avère le remède idéal à tous les moments de stress intense ou de colères non justifiées. Should nous a donc concocté un disque intime, simple, juste et qui devrait ravir n’importe quel rêveur à la recherche d’un instant d’égarement.

 


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