samedi , 22 septembre 2018
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Pully For Noise – Vendredi soir


REVIEW - Un deuxième soir à la programmation alléchante attendait les festivaliers au For Noise. Jeunes étoiles montantes et comètes célèbres de la galaxie du rock ont distillé leurs sons face à un public bien présent.

La soirée commençait donc avec les belges de BRNS qui nous faisait l'honneur d'un second festival suisse après avoir foulé la scène du Club Tent lors du dernier Paléo. Et comme l'été n'est pas encore terminé, c'est en tenue légère que le quatuor Bruxellois enchaînait brillament les titres de WOUNDED, leur premier album. Short, Marcel ou T-shirt était donc de rigueur pour leur pop organique et enthousiasmante. Si l'efficacité de leurs morceaux n'est pas à remettre en doute, on posera par contre un petit bémol sur la manière dont ils la partagent. Probablement cause de leur jeunesse, leur manque de communion avec le public leur aura empêché de faire de ce très bon concert, une prestation inoubliable. Pas de souci, d'ailleurs on ne leur a pas tenu rigueur, face à un groupe promis à un si bel avenir, il n'y avait pas meilleure façon de bien commencer cette seconde soirée.

Cela fait des décennies qu'ils influencent le rock bien au-delà des frontières britanniques, et bien à Pully, Wire a laissé sa marque indélébile sur un public conquis. Rythmes entêtant, transcendants, Wire nous a emmené dans une galaxie punk qui n'est pas à des années-lumière des sons d'aujourd'hui. Le sens de la boucle, du rythme abrasif qui revient, qui donne du corps au morceau, qui habille les cassures pour les rendre exceptionnelles, pour donner un écrin au texte, pour s'immiscer dans notre cerveau comme un hymne lancinant. Wire est un de ces trop rares groupes qui ont compris que le mieux est l'ennemi du bien. Survolant leur impressionnante discographie, Wire nous a même joué un nouveau morceau "Blogging Like Jesus" comme pour nous assurer qu'en plus d'être un groupe de notre passé, ils seraient là dans notre futur.

La soirée avançant, le public trépignant d'impatience à l'attente du gros morceau de la soirée, nous étions plus mesurés et curieux de voir si la prestation d'EELS allait être la copie conforme du concert de ce printemps à Fri-son. Il ne nous aura fallu que de les voir débarquer sur scène avec leur survetements noir sde la marque aux trois bandes pour comprendre que le show serait conforme à nos interrogations. Mais les premières notes de "Cancer for the Cure" auront suffi à faire disparaître ce sentiment de déjà-vu. Et "Souljacker part 1", "Wonderful, Glorious" ou "Tremendous Dynamite" plus loin n'auront de cesse de faire bouger nos petites gambettes au doux son des titres les plus rock du répertoire de E et de ces compères. Une fois terminé, un seul constat, ce concert restera l'une des très grosse prestations de cette édition.

La soirée allait se terminer avec les harmonies planantes de The Horrors. Noyés dans une lumière floue, habillés de leur perfectos noirs, vestiges de leurs débuts plutôt garage, les cinq britanniques ont livré un show à l'image de leur musique: hypnotique mais énergique, psychédélique mais sans excès, expérimental mais mélodieux. Et le public qui était resté ne s'y est pas trompé: The Horrors a une sens de la mélodie inné capable de nous faire danser sur des beats new wave et de nous faire oublier le temps. Car le quintet n'aligne pas les titres à la va-vite. Sur scène, The Horrors ose ses morceaux les plus longs comme "Sea Within a Sea" de PRIMARY COLORS ou encore "Moving Further Away" du dernier album SKYING et se permet le luxe d'y rajouter quelques minutes supplémentaires comme quelques instants de transe intemporelle.


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