vendredi , 21 septembre 2018
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Paléo Festival

Mardi 22 juillet

Plaine de l'Asse


Première soirée sur les chapeaux de roues du côté du Paléo Festival avec, en première moitié l’honneur aux dames, puis, dans un second temps, quelques grands flibustiers du rock pour nous convaincre que ce mardi 22 juillet était le bon plan de cette 34ème édition…

 

 

 

Le public ne s’est pas vraiment trompé en courbant les dures labeurs ouvrières de juillet pour venir découvrir Beth Ditto et ses Gossip. Plus connue pour ses couvertures et ses engagements politiques, la chanteuse atomique du trio new-yorkais ne déçoit que rarement sur scène. On se souvient de sa venue montreusienne l’an passé, avec un rappel extatique. Cette fois-ci, la configuration n’est pas la même, d’autant plus que le trio – devenu quatuor sur scène en accueillant un bassiste bienvenu – semblait être planté à l’aéroport une demi-heure avant son concert. Quelques huées malvenues et deux-trois bières avalées plus tard, Gossip entre sur la Grande Scène. Certains ricanes, d’autres sortent leur science («elle a dû rester bloquée dans la porte de sa loge») mais la plupart s’avancent dans une belle température. C’est que la grande dame tient un rythme à enrhumer une prof de fitness sur les morceaux de MUSIC FOR MEN ou STANDING ON THE WAY OF CONTROL: l’inaugural “Pop Goes The World“,  “Love Long Distance“, “Listen Up“, “Heavy Cross“, “Men In Love“ ou “Standing On The Way of Control“,  joué dans la foule, à en perdre son souffle. Il n’y a pas de doute, les albums de Gossip sont taillés pour la scène. La présence d’un bassiste évite de faire retomber la tension, les morceaux s’enchaînent sans peine, Beth Ditto est parfaite dans son rôle faussement punk. Entre un album et un live de Gossip, c’est un peu l’histoire de la vie d’un ado: fantasmer sur sa meilleure amie, c’est moyen, l’avoir dans son lit, c’est bien mieux.

 

La Suisse ne connaît un tel phénomène que tous les dix ans. Le concert de ce Paléo 2009?

 

On passe sans transition à Sophie Hunger, auquel il manque les qualificatifs. Outre celui de fierté helvétique, chanteuse d’exception, petite perle de la musique, on retiendra ce son triomphe nyonnais une phrase-clé: la Suisse ne connaît un tel phénomène que tous les dix ans. Au point d’en avoir la chaire de poule sous la ferveur du public. Un succès populaire avec une musique de qualité. Peu y arrivent, d’autant moins en Suisse. Réputée pour son véritable anti-charisme sur scène, elle nous rappelle une certaine Cat Power première époque, écorchée vive habillée en petit garçon, les cheveux longs dans les yeux. Certainement pas autant timide que cette dernière, Sophie Hunger ne peut elle cacher toutefois son émotion face au Chapiteau rempli, pas franchement approprié à une écoute acoustique mais lieu parfait pour une consécration. Une grande dame elle aussi, dans son registre à elle, avec des musiciens de haute voltige sachant lâcher les chevaux au moment voulu. Le concert de ce Paléo 2009?

 

 

Une demi-heure plus tard, on passe sur la Grande Scène, dans un tout autre registre. C’est avec un Rick Wilson métamorphosé que débute le concert de Kaiser Chiefs. Amaigri et les cheveux longs, il est méconnaissable et assez craquant. Heureusement pour le plaisir des fans, sa voix et son attitude déjantée sur scène n’ont pas changé.  Le groupe enchaîne les morceaux rapidement et avec entrain et savent mettre l’ambiance. La première partie du concert se déroule plutôt tranquillement avec  des titres tels que “The Modern Way”, “Na Na Na Na” et  “Every Day I Love You Less and Less” mais c’est surtout à la fin que le chanteur se lâche. “The Angry Mob “met le public en délire suivi de “Temperature”. Le  mélange est bien dosé entre leurs tubes et les morceaux de leur nouvel album. Rick est déchaîné, il casse un des amplis, grimpe sur les échafaudages, balance son micro, ce qui fait bien rire le public. Il joue souvent avec le public, comme le « 1,2,3,4, hey » que les personnes présentes au concert reconnaitront ! “I Predict A Riot” provoque une véritable émeute dans le public, comme le prédit le titre de la chanson : cette 34ème édition du Paléo Festival commence vraiment très fort. Petite anecdote: Rick a souhaité bon anniversaire à la mère de Nick “Peanutts” Baines  et le public s’est mis à chanter « Happy Birthday ». Rien de moins.

 

 

Il est bientôt une heure du matin, le Paléo se vide peu à peu mais c’est à cette heure tardive que débute le concert de White Lies, un jeune groupe londonien au style légèrement Depeche Mode – Joy Division suivant les dires. Ils sont quatre, le chanteur et leader du groupe; Harry McVeigh, le bassiste et chœur; Charles Cave, le batteur; Jack Lawrence-Brown, le claviériste; Tommy Bowen. Quatre beaux gosses, gosses oui, car ils n’ont pas plus que la vingtaine, pendus aux yeux des filles en sueur au bord de la scène du Chapiteau. Le public était malheureusement peu nombreux mais le groupe nous offre un excellent concert avec une très bonne présence sur scène. Toutefois un peu timide, ce qui confirme ce qu’Harry nous avouait durant l’interview: « La peur et le stress avant de monter sur scène? Nous n’avons pas encore beaucoup d’expérience et c’est normal d’avoir peur. J’ai toujours le cœur qui bat énormément avant un concert et c’est effrayant ». Les quelques fans encore réveillés et motivés ont l’air d’apprécier le show. Les morceaux sont plutôt calmes et l’ambiance assez tranquille. Le tempo accélère gentiment vers le milieu du concert et le public se rapproche de la scène. Mais c’est véritablement au moment de chanter leur tube “To Lose My Life “que le Chapiteau s’enflamme ! Malgré quelques soucis avec le clavier durant le concert, le constat reste très satisfaisant.

 

Cette 34e édition du Paléo Festival commence vraiment très fort


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