mardi , 25 septembre 2018
Vous êtes ici : Accueil » Concerts » Paléo 2016, jeudi

Paléo 2016, jeudi


REVIEW- Après la déferlante métallique de mercredi, la programmation de jeudi est là pour laisser nos tympans cicatriser. Le programme de la Grande scène alternant reggae et trip-hop en passant par la chanson française, c’est en famille qu’il fallait se rendre à la plaine de l’Asse ce jeudi soir.

C’est Tiken Jah Fakoly qui ouvre les hostilités. Rangers au pied, treillis militaire sous sa cape fauve et bâton en main, l’ivoirien harangue ses troupes rasta. Le public commence tranquillement à se masser devant la Grande scène lorsque s’enchainent « Ca va faire mal » et « Le prix du paradis » et sa ligne de basse ronflante. Si Tiken Jah a pris un coup de vieux depuis son dernier passage à Nyon, il semble que sa rhétorique engagée fasse toujours mouche. Les tubes que sont « Plus rien ne m’étonne », accompagné uniquement de percussions, et « Ouvrez les frontières » restent d’une actualité criante. Le son est dense et les rythmiques entêtantes, une très bonne mise en bouche.

Le concert de Tiken Jah Fakoly terminé il faut choisir entre Marina Kaye aux Arches et le Roi Angus au Club Tent. Autant le dire tout suite aucune des deux prestations ne nous a franchement convaincue. Marina Kaye d’abord, sorte de Lana Del Ray hexagonale, a certes une voix intéressante mais sa musique manque cruellement de mordant. Du côté du Club Tent, les ballades pop du Roi Angus ne nous inspirent guère davantage.

De retour devant la Grande scène, c’est l’heure d’aller célébrer ce que la chanson française fait de mieux ou presque : Francis Cabrel. Il est 21h lorsque le français parait sur cette scène gigantesque, sourire aux lèvres. L’orchestre est loin d’être pléthorique : un pianiste, un batteur et un quatrième homme aux cordes, rejoints après quelques morceaux par 3 choristes. Le truc bien avec Cabrel, c’est qu’il n’est pas nécessaire d’être un inconditionnel pour prendre du plaisir ; toutes les chansons sonnent de manière étrangement familière. L’accompagnement est assez sobre avec quelques accents blues sauf pour les titres qu’il entonne seul à la guitare sèche. Et lorsque viennent les incontournables « Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai » ou « Petite Marie » c’est pratiquement 30'000 personnes qui reprennent les refrains en chœur et la magie qui opère immédiatement. Le seul bémol vient de la sonorisation pas très bien définie. Un très bon moment malgré tout.

Encore un petit détour par les Arches pour assister à quelques morceaux du nouveau projet de Stephan Eicher : Die Automaten. Le bernois et ses drôles de machines occupe seul la seconde scène du festival. Intéressant mais maintenant il est l’heure d’aller coucher les petits, le festival dure encore 3 jours !


Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Revenir en haut de la page