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Max Cooper à l’Amalgame


L'Amalgame Club, Yverdon-les-Bains (CH), samedi 2 mai 2015

REVIEW - Cette fois, nous n’allons pas parler de cette musique aux riffs tranchants ou assassins, aux basses musclées ou encore avec une batterie que l’on doit réanimer à la fin de chaque concert ; non, nous n’allons pas parler de rock mais de musique synthétique. En effet, en ce premier week-end du mois de mai – très pluvieux – Max Cooper présentait son set Emergence à l’Amalgame Club d’Yverdon.

Max Cooper, dj londonien d’adoption, est connu pour avoir notamment remixé un bon nombre d’autres artistes comme Olafur Arnalds, Nils Frahm, Portishead, Au revoir Simone ou encore Hot Chip. On passera sur le cursus de haut vol du monsieur pour s’intéresser à sa musique : après avoir fait une 50-aines de remixes dans un style electro-onirique fait de beats techno et de superposition de textures aux sonorités envoûtantes, il sort en 2014, après 7 ans d’activité, son premier album, HUMAN. Ce dernier a été très bien reçu par les critiques de la presse spécialisée et ce d’autant plus qu’il a su prendre le pari de modifier son style pour le faire évoluer vers quelque chose de plus ‘’contemplatif’’ offrant ainsi des moments plus rythmés prenant plus d’ampleur. Au passage, Max Cooper est considéré comme faisant partie des meilleurs dj’s à l’heure actuelle. Autant dire que l’on se réjouissait de participer à cet évènement !

La salle se remplit gentiment pendant le set de La Forêt, un dj genevois, qui nous a plongé dans une ambiance techno groovy. Il faut relever un set de bonne qualité et intéressant. Néanmoins, la transition avec Max Cooper a été plutôt abrupte puisque ce dernier a démarré sur une track des plus calmes, comme un état transitoire avant de monter gentiment en puissance.

Difficile de parler d’un dj-set et de le décortiquer dans son entièreté mais on peut dire qu’Emergence est un set très émotionnel d’une grande variété où l’on passe de moments plus ou moins doux à d’autres plus rythmés. On peut passer de sons spacey aux sonorités ambiant à des passages très techno pour retomber sur un beat IDM qu’il va casser en y ajoutant une très légère et brève touche dubstep. Bref, vous l’aurez compris, on a affaire ici à de la finesse !

On a apprécié l’absence de monotonie de la musique riche de Max Cooper car il ne se contente pas de jouer sur deux-trois effets and repeat. Le londonien a su jouer avec les structures de ses morceaux pour les casser et en refaire des choses encore plus originales faisant ainsi constamment évoluer son set ! C’est une techno inspirée, organique et intelligente. Mais ce n’est pas tout ! En effet, l’anglais se distingue aussi par la qualité des visuels de ses sets –et c’est aussi ça qui fait sa renommée. Que ce soient des formes géométriques ou des fractales, l’ensemble est assez hypnotique. Pour cela, il dispose d’un atout assez exceptionnel puisqu’il utilise un logiciel –au développement duquel il aurait participé- lui permettant d’adapter l’affichage à son mix. Cela ajoute à l’effet organique que ces visuels procurent.

Une toute bonne soirée et si vous aimez les soirées électro ou que vous ayez l’esprit ouvert, je vous conseille d’aller voir Max Cooper car cela en vaut vraiment la peine !

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