vendredi , 6 décembre 2019
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Festival Les Feux de l’été, édition 2019

Les 28 et 29 Juillet 2019, à Saint Prouant (85)

LIVE REPORT - Cela fait 12 ans que je fais ce festival, et j’y trouve mon compte avec des grands de la scène française exclusivement. J’y ai vu Les Cowboys Fringants, As de Trèfle, Sinsémilia, La Phaze… Ce festival a la particularité d’être intime et très familial avec un camping bien organisé et convivial. Cette année, c’est le label Rage Tour (label formé par Niko des Tagada Jones et fort de gros noms français et internationaux) qui organise le tout pour une très belle affiche 100% frenchie pour la 30e édition !!

Quelle chaleur aujourd’hui ! Début de canicule en cette fin du mois de Juin, je suis bien contente d’être en pleine campagne à cette période. L’arrivée sur le site est efficace cette année, il est encore loin d’être rempli. Exit l’époque des sold out où on faisait la queue pendant plus d’une heure me faisant louper le début des concerts ?
Nous prenons donc le temps d’installer notre nid douillet au milieu des festivaliers puis partons vers l’entrée, une bière à la main. Une grande scène est installée ainsi que des tonnelles aux rayures vertes et blanches à l’ambiance kermesse. Ajoutez à cela de la bonne bière locale et des américains frites, voici le combo idéal pour passer un bon week-end.

Évidemment avec une telle affiche je m’attends à des titres mélangés entre groupes, puisque l’on retrouve notamment le chanteur des Tagada Jones invité sur le dernier album de No One is Innocent, et Les Fatals Picards sur l’album des 3 Fromages.

Vendredi

Elmer Food Beat 

Ce sont les showmen de la 1ère heure. On y retrouve le non moins excentrique mais emblématique Manou, accompagné de Lolo à la guitare, Kalou à  la basse et Vincent à la batterie. La dernière fois que j’ai vu les Elmer c’était au festival de poupet avec Twistos (2e guitariste). Cela fait super plaisir de les voir en forme sur scène malgrés la disparition de Twistos. Ils dédient d’ailleurs leur dernier album à leur copain parti trop tôt.

Ils entrent dans le vif du sujet sur “Ça c’est rock”, titre tiré du dernier album qui donne le ton à ce concert. Des riffs électriques, de ceux qui te font bouger, comme avec le titre “Mytho”. Le public suit avec fougue sur les grands classiques du groupe : “Couroucoucou Roploplo”, “Daniela”, “Le Plastique”, “La Caissière de chez Leclerc”. Un hommage à Twistos résonne : “pas de déprime, nous on a du bol, on fait du rock’n roll bordel”.

Comme sur chaque show, Manou donne tout, arrive en short et débardeur EFB et finit en slip superman, son épuisette parée de lumières à la main pour accompagner les guitaristes. Un show rock n roll qui se termine à leur habitude sur “Jocelyne”. Une heure de pure rock’n roll nous permet de débuter ce chaleureux week-end.

Les bidons de l’an fer en interlude 

Première interlude, ce temps laissé aux artistes passés de ranger et aux suivants de s’installer, nous retrouvons les Bidons de l’An Fer pendant une vingtaine de minutes, à l’opposé de la scène. Ce groupe aux résonances proche des Tambours du Bronx, des percussions sur des bidons en métal, donnent un rythme entraînant.

No one is innocent

Le niveau monte d’un cran avec ce groupe de rock agressif qui a déchaîné la main stage du Hellfest la semaine précédente.
On ne peut pas rester stoïque face à ce groupe, l’énergie de Kemar et les riffs punk entraînent vers une trans. 

Une bonne setlist retentit, des tubes furieux  avec “Charlie”, “Silencio” et des hits du dernier album FRANKENSTEIN, “Ali”, et “What the fuck” accompagné de Nico des Tagada Jones où ils mettent le feu sur la scène, histoire de finir le set en folie. Un condensé du meilleur du groupe.

Tagada Jones 

Après avoir été invité sur la scène de No One, Tagada a embrasé l’ambiance des Feux de l’été. La setlist est un mix de chansons à texte revendicatif dont le classique “Morts aux cons” entonné par le public. L’ambiance monte crescendo sur scène, toujours plus vite et agressif. On entend “Zéro de Conduite” qui électrise le public, il faut dire que le groupe se donne à fond, un wall of death est même envoyé, tandis que la fosse chante à tue tête.

Les sales majestés 

A peine fini, Tagada Jones laisse sa place aux Sales Majestés, célèbre groupe punk des années 90. N’ayant pas vraiment suivi l’actu du groupe, je remarque l’absence d’ Arno Futur, voix emblématique du groupe. J’avais aperçu Arno au concert d’Un air 2 Familles, où il était monté sur scène pour « Salut à toi ». On retrouve aussi sa voix avec les Hurlements d’Leo, un album et une tournée solo. Parenthèse à part, c’est donc son frère jumeau Yves que l’on retrouve désormais au chant.

Le groupe fait son entrée sur “Camarade”, leur plus gros titre. Le public est aux anges. La voix de ce chanteur vrille un peu mais le set est toujours aussi efficace, des chants engagés, essentiellement les grands classiques du groupe : “Camarade”, “Petit Papa Noël”, “Les Patrons”, “Sois Pauvre et Tais-toi” entre autres. Du pur plaisir de retrouver ce groupe légendaire sur scène.

Cette première journée offre était un bel aperçu de ce que l’on peut trouver dans la scène punk française. Et ce n’est pas rien ici, les classiques du genre, on ne peut pas passer à côté quand on s’intéresse au punk.

Samedi 

Les 3 Fromages

C’est avec un groupe de scène par référence que nous débutons cette deuxième soirée. Les 3 Fromages est un groupe de rock parodique défini aussi comme rock’n drôle. Ils sont aussi les grands copains du groupe Les Fatals Picards, avec qui ils ont fait des featuring. Le titre “BB Rockeur” prend toute son ampleur avec Paul, chanteur des Fatals Picards, et Yves, guitariste des Fatals. Les deux groupes sont complices et déploient une énergie immensément positive.

Mais je suis allée un peu vite en besogne. Avant d’en arriver à ce titre, il a fallu mettre un peu l’ambiance avec les hits du groupe tel que “La galère d’un pirate” et “Ma botte au cul”. Le tout nouveau “Babos a la Playa” vient faire danser tout le public, le transportant dans l’univers de Tryo. Nous passons une heure de pur bonheur, le sourire jusqu’aux oreilles.
Le tout pour terminer sur un magnifique wall of death, premier de la soirée, sur la reprise de Plastic Bertrand, “Ca Plane pour Moi”. 

Les Fatals picards

Leur entrée sur scène se fait sur un air disco de Thelma Houston “Don’t leave me this way”, complètement décalé quand on connaît bien le groupe. D’ailleurs, je crois ne plus pouvoir compter le nombre de fois où j’ai vu Les Fatals sur scène. Toujours aussi bon, c’est du pur show autant pour les yeux que pour les oreilles. Une setlist adaptée à cette scène particulièrement punk, On a pu y entendre “Punkachien”, “Punk au Lichenstein”, “Les règnes des Licornes”. Je retrouve Yvan en grande forme, il prend son pied sur scène et nous balance de bons riffs. Cela profite au public et à mon objectif.

Paul, à son habitude, passe du temps à bavarder et déconner entre les titres, mais pour introduire la partie solo de Jean-Marc, c’est Laurent qui nous parle d’ érotisme, et présente Jean-Marc comme un grand romantique. On retrouve ainsi Jean-Marc Sauvagnargues au micro pour le classique “Mon père est tellement de gauche”.

A mon grand désespoir, Les 3 Fromages ne sont pas apparus sur “A la Vie à l’Armor”, mais une brève apparition sur la dernière chanson comble la frustration.

La ruda

“L’instant du Meilleur” sonne le ralliement, le public revient très rapidement devant la scène. Mon dernier concert de La Ruda date d’il y a 7 ans maintenant. Et c’était aussi aux Feux de l’été. Depuis, le groupe avait fait un petite pause. Ils reviennent sans nouveautés, mais du best of toujours aussi bon sur scène. “Le Bruit du Bang” et “Que le Bon l’Emporte” fait sauter immédiatement le public bien chauffé par les groupes précédents.

Qui a dit que le ska était mort ? Pas ici en tout cas. Le chanteur envoie une sacrée énergie sur la scène et profite à fond de ce moment de communion avec le public. La ska reste cette rythmique qui te fait balancer, sauter, elle t’enivre. “Bienvenue du côté de Saumur, chez Léon… AU TRIANON”, balance Pierrot, suivi de près par des cuivres festifs. Survolté, le groupe nous offre une petite reprise des Skatalites pour finir le show.

Ultra Vomit

J’ai eu la chance de les voir sur la mainstage du Hellfest avec un show hallucinant, la semaine précédente. Mais la petite scène des Feux de l’été ne démérite pas et Ultra Vomit y met autant d’énergie.

Entrée sur une musique des looney toons, référence directe à la pochette de leur dernier album, que l’on retrouve en fond de scène. Le groupe débute ce spectacle avec “Les Bonnes Manières”. La setlist semble bien connu dans le coin, le public suis facilement le show. Surtout avec “Chien Géant” qui parodie Tagada Jones, justement passé la veille sur cette scène.

J’avais hâte de pouvoir les shooter. Mais il fait nuit et les jeux de lumière changent très vite, trop vite pour que j’arrive à configurer mon appareil photo. Manar est un peu loin pour le shooter, Fetus et Mathieu sautent partout, un vrai casse-tête à photographier (je vous laisse tout de même quelques photos qui vous montre l’ambiance folle qui régnait). Tant pis, je retourne dans la fosse pour en profiter.

Je vous disais donc une ambiance de dingue, même complètement barrée. On y retrouve Jesus après le titre parodique d’ AC/DC, “JE/US”, nous préparer pour le fameux wall of shit de “Pipi vs Caca”. Ultra Vomit, ce groupe nantais qui ne se prend pas au sérieux et arrive à remplir une scène et demi de Hellfest, cela fait tellement plaisir de voir un succès pareil ! Un concert qui se fini sur “Je Collectionne des Canards Vivants” repris par un public conquis.

Cachemire

Il existe des groupes où il est difficile de passer après. Sacré challenge pour Cachemire de finir cette journée, d’autant plus que la buvette et les grillades viennent de fermer, ne motivant pas les personnes à rester plus pour découvrir ce groupe. Malgré tout, quelques résistants et fans sont bien présents et ce n’est pas pour autant que le groupe ne s’est pas donné à fond. Le chanteur, au look de Freddy Mercury, n’a pas hésité à descendre en fosse pour chauffer l’ambiance.

Cachemire, c’est du punk rock agressif français, typé Stones, Led Zep’, ACDC, The Hives,… Quelques titres à écouter de toute urgence, qui ont électrisé le public :« Photochope-moi », « Come on baby » ou « Moi être roi ».

Je me suis pris une sacrée claque avec Cachemire. Très belle découverte qui fini direct dans mes playlist favorites! 

Fin d’un week-end fou

Ce festival est la preuve vivante que le rock français est loin d’être enterré ! 

Et bonne nouvelle, les Feux de l’été est à retrouver l’année prochaine, les 26 et 27 juin 2020, toujours avec Rage Tour. Cette société de production a encore pas mal de groupes dans leur portefeuille. Qui sait ? On verra peut-être Les Caméléons, Svinkels, Opium du Peuple ou les petits nouveaux de Toybloïd.

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