lundi , 24 septembre 2018
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Gampel 2006 | Samedi

Do You Want To Dance In The Rain?


Après une nuit assez courte, le marathon de concerts recommence de plus belle dans la vallée. Alors que le soleil est toujours au rendez-vous, une bande de fous furieux est en train de transformer la Grande Scène en saloon tel qu’on pourrait en voir à Nashville. The Bosshoss, un groupe de cowboys farfelus, tout droit sortis de l’imagination de sept berlinois, reprend de grands classiques de la variété et du rock américains et international et les tourne à la sauce country. Le célèbre «I’ll say a little Prayer for you» de la bande originale du film Le mariage de mon meilleur ami ou encore le fameux «ça plane pour moi» de Plastic Bertrand sont méconnaissables. Il faut dire que les joyeux lurons ont vraiment retravaillé les mélodies. En effet, mandoline, harmonicas, guitares et autres engins sonores, fréquemment utilisés dans la musique country sont employés avec talent par Hoss et ses amis. Et les imitations de s’arrêtent pas là. Se présentant comme un groupe venant du fin fond de l’Alabama, la formation ne fait pas les choses à moitié : Stensons vissés sur la têtes, bottes de cowboys au pied, gros accent du sud des Etats-Unis et grosses rasades de whisky Jack Daniels entre chaque couplet, la parfaite panoplie! Cela semble un peu ringard, mais le groupe y met tellement de passion qu’on ne peut qu’apprécier l’effort. A la fin du concert, une invitation est lancée au public à les rejoindre pour faire la fête au bar du fameux whisky. On peut dire que la soirée commence bien !

Ensuite, la Grande Scène s’est enflammée pour les suédois de Mando Diao. Les fans étaient nombreux à arborer t-shirts à l’effigie des beaux gosses. Le groupe nous a fait découvrir des extraits de leur nouvel album Ode to Ochrasy, dont le premier single "Long before Rock’n’Roll" cartonne en Europe du Nord. Attitude rebelle, look sixties et mèche sur le côté, les cinq suédois jouent au Beatles, et cela leur va plutôt bien. Ces jeunes gars, moyenne d’âge 24 ans, nous servent un rock énergétique dans la lignée de The Strokes ou de Franz Ferdinand. Le groupe enchaîne morceaux rythmés comme «You Can’t Steal My Love» tube de leur précédent album . Leur particularité réside dans le fait qu’il y ait deux chanteurs, qui se disputent le devant de la scène par moment. A ne pas manquer en concert le 12 novembre à Fribourg, avec Dirty Pretty Things.

La nuit tombe, et une invitée surprise fait son apparition : la pluie. Le terrain se transforme en bain de boue. Le concert de Franz Ferdinand retient quand même les plus fans au devant de la scène, tandis que les plus frileux courent se mettre à l’abri.

La soirée semble un peu gâchée. Mais c’était sans compter sur le talent de nos chers Ecossais. En offrant à son public un medley des meilleurs titres de leurs deux albums, le groupe confirme ainsi sa place de leader dans la course au meilleur groupe Rock de ces dernières années. Leur son est impeccable, les chansons comme « Do You Want To » et « Take Me Out » ont fait oublier aux poules mouillées qu’il pleuvait et même les plus réfractaires à la danse se sont surpris à faire des petits bonds en rythme ! Il n’y a rien à dire, la version originale l’emporte de loin sur les pâles imitations!

 

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